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10/05 au 20/05/2011, Théâtre Les Ateliers, Lyon, "Manque"

Danse de vie et de mort. Des fragments de poésie aimantés par le désir de nous atteindre. "J’ai déjà simulé l’orgasme mais là c’est la première fois que j’ai simulé une absence d’orgasme." Sarah Kane.



10/05 au 20/05/2011, Théâtre Les Ateliers, Lyon, "Manque"
"Manque" est un texte duquel la violence physique, si caractéristique d’Anéantis et de Purifiés, est absente. Quatre voix dont l’identité n’est pas clairement définie parlant respectivement entre elles et ceux qui les écoutent. La lecture de "Preparadise sorry now" de R.W Fassbinder est à l’origine du projet. Quant au sujet, les voix qui déversent leurs sensations dans un torrent d’impressions, de souvenirs et de désirs sont à l’image de l’idée que Sarah Kane se faisait de l’amour : dès que deux personnes forment une relation, une sorte de colonisation prend place et l’un d’eux risque d’être abusé par le pouvoir que l’autre exerce sur lui.
"Manque", extrait de la préface, L’Arche.

"Sarah Kane est un météore dans le théâtre du vingtième siècle. L’évocation de son seul nom suffit à poser des enjeux. Terrifiants pour certains, essentiels pour d’autres. J’appartiens plutôt à la deuxième catégorie. Dans Manque, l’avant-dernière pièce écrite avant son suicide, nous sommes confrontés à quatre solitudes, quatre voix en prise avec l’amour et la mort. Mais qui dialogue avec qui ? Tandis que dans ses précédentes pièces Sarah Kane nous montrait la violence du monde, ici ce n’est plus l’irreprésentable qui est convoqué mais l’absence même d’un désir de représentation. Je crois au pouvoir vivant du théâtre. À l’incarnation. Un mot sur une page, pour moi, ce n’est pas du théâtre. Comment alors fabriquer du théâtre avec Manque ? Tout est à inventer. Le défi est là.Il est aussi dans l’envie de faire entendre son humour et sa vitalité. Manque parle d’amour et de possession, mais surtout du besoin d’amour dont on finit par mourir." Simon Delétang.

Texte : Sarah Kane.
Mise en scène : Simon Delétang, assisté de Chloé Brugnon.
Traduction : Évelyne Pieiller.
Scénographie : Antoine Vasseur, assisté de Élodie Dauguet.
Avec : Mohand Azzoug, Fabien Grenon, Constance Larrieu, Déborah Marique.
Lumière : Sébastien Michaud.
Création son : Nicolas Lespagnol-Rizzi.
Costumes : Fanny Brouste.
Production : La Comédie de Reims CDN.
Spectacle créé à la Comédie de Reims - CDN.

Du 10 au 20 mai 2011.
Du lundi au samedi à 20 h.
Théâtre Les Ateliers, Lyon 2e, 04 78 37 46 30.
www.theatrelesateliers-lyon.com

Annonce
Samedi 2 Avril 2011

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Fred Pallem et Le Sacre du Tympan racontent les Fables de La Fontaine

Excellente idée que celle de Fred Pallem, musicien compositeur aux multiples talents et goûts musicaux, de revisiter avec quelques belles notes revigorantes "Les Fables de La Fontaine", quatorze plus précisément, qui sont racontées par une belle "brochette" d'artistes, des fidèles parmi les fidèles ou des - nouvellement ! - copains et copines.

Concert
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Gil Chauveau
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© Julien Hélie.
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Bruno Fougniès
16/11/2020
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"Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !

Ne devoir son salut qu'à un légume à bulbe blanc et à longues feuilles vertes, brandi sous le nez d'un vigile expert en roulade arrière dissuasive, marque le point de bascule de ce jeune homme - peu recommandable, il est auteur de BD - venant de commettre l'impensable : ne pas avoir été en mesure de présenter sa carte de fidélité à la caissière ! Telle est l'origine de la folle cavale du "héros" échappé de l'album éponyme de Fabcaro pour être porté sur la scène par Angélique Orvain, réalisant là une prouesse propre à rendre lumineuse toute grisaille.

© Romain Dumazer.
Dans un dispositif immergeant le spectateur au cœur de l'action effrénée - pas moins de quatre podiums disposés en cercle, éclairés tour à tour, incluent le public dans des tableaux vivants -, l'épopée du fuyard décrété ennemi numéro 1 par la vox populi reprenant en chœur les voix des médias et des représentants de l'ordre va être vécue de manière haletante. L'occasion pour l'auteur et la metteure en scène, fins observateurs des travers contemporains, de croquer à pleines dents les errements hilarants des conduites dites "ordinaires".

En effet ces "arrêts sur images", joués superbement par huit acteurs tirant parti avec intelligence des ressorts du théâtre de tréteaux et des ralentis cinématographiques, passent au scanner les dérives de la pensée commune érigée en système de pensée. Aucun milieu n'y échappe. Pas moins les complotistes avachis devant leur téloche, les bobos contents d'eux-mêmes lisant Les Inrocks ou Le Monde Diplomatique, les artistes charitables réalisant un album de soutien à l'auteur de BD à la dérive, les forces de l'ordre au képi bas, et encore moins les journalistes des chaînes d'infos en continu commentant en boucle l'absence d'infos.

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Yves Kafka
29/10/2020