Quantcast
La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Festivals

1/06 au 05/06/2011 Paroles et Musiques, Saint-Étienne, Loire

Du 1er au 5 juin se déroulera à Saint-Étienne le festival Paroles et Musiques qui fêtera ses vingt ans... Vingt ans de chansons, de découvertes musicales, de curiosité et d’audace ! Imaginez... en 1992, on retrouvait notamment Léo Ferré, Chanson Plus Bifluorée, Nilda Fernandez, Yves Matrat, Leny Escudero, Gil Chovet, Romain Didier, Bill Deraime, Chris Evans, Jim Zeller...



1/06 au 05/06/2011 Paroles et Musiques, Saint-Étienne, Loire
Dès les premières années, le festival se particularisera par une programmation tournée vers la chanson française à texte tout en veillant à rester ouverte, accueillante et curieuse, à l'écoute permanente des nouvelles générations émergentes. Ainsi on retrouvera au fil des éditions des artistes aussi variés que Xavier Lacouture et Charlelie Couture, Véronique Gain et Véronique Sanson, Francis Lalanne et Francis Lemarque mais aussi Julos Beaucarne, Olivia Ruiz, Sarclo, Thomas Fersen, Kent, Véronique Pestel, Richard Desjardins, Sergent Garcia, les Wriggles... Stoppons là tant la liste est longue car Paroles et Musique n'a jamais failli et peut se vanter d'avoir présenté aux fidèles festivaliers de Saint-Étienne des centaines d'artistes.

Aujourd'hui, pour cette nouvelle édition, l'équipe garde le cap et accueillera, sur cinq scènes différentes, Batik/Pitiot (dans leur projet commun), Billie, Stromae, Aaron, BB Brunes, Chanson Plus, Alexis HK (en solo), Les Ogres de Barback, Têtes Raides, Les Tit’Nassels, Quadricolor, mademoiselle K, Rocé, Fersen, Madjo, Louis Ville, Hangar, Stupeflip, La Phaze, Bernard Lavilliers, Joyeux Urbains, Pierre Lapointe, Matthieu Boogaerts, Syd Matters, etc. Le parrain de cette édition anniversaire sera Bernard Lavilliers, un petit clin d’œil et un hommage au 1er parrain (en 92) : Léo Ferré.

Une soirée exceptionnelle aura également lieu le mercredi 1er juin. 20 artistes se retrouveront sur la même scène, 20 artistes qui ont marqué l’histoire du Festival et qui tenaient à fêter cet anniversaire. Plus de 4 h de musique, de souvenirs et d’amitiés, pour le plaisir des artistes et du public, avec Alexis HK, Allain Leprest, Arpad Flynn, Batlik, Carmen Maria Vega, Chanson Plus, Entre 2 Caisses, Karimouche, Les Tit Nassels, Les Wriggles (au complet), Loic Lantoine, Louis Ville, Joyeux Urbains, Nery, Romain Didier, Thomas Pitiot, Volo, Le peuple Delerm (sous réserves de modifications...).

20e Festival Paroles et Musiques
Du 1er au 5 juin 2011.
Rens. : 04 77 25 01 13.
www.paroles-et-musiques.net

Gil Chauveau
Vendredi 29 Avril 2011

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives


Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.




    Aucun événement à cette date.



À découvrir

"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021