La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Nomination de Frédéric Seguette au Centre de développement chorégraphique national de Dijon et de Bourgogne Franche-Comté  15/12/2018

© Bernhard Müller.
Franck Riester, ministre de la Culture, en plein accord avec François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon métropole, Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, et Andrée Bonnery, présidente de l'association Art-Danse Bourgogne, a donné son agrément à la nomination de Frédéric Seguette à la direction d'Art-Danse Bourgogne, Centre de développement chorégraphique national (CDCN) de Dijon et de Bourgogne Franche-Comté. Il prendra ses fonctions le 1er janvier 2019.

Né à Paris en 1965, Frédéric Seguette étudie la danse contemporaine au Centre national de Danse contemporaine d'Angers (1985-1986) et débute sa carrière de danseur-interprète qui l'amène à collaborer jusqu'en 2017 avec les chorégraphes Jérôme Bel, Xavier Le Roy, Boris Charmatz ou Raimund Hogue. Il est en outre assistant à la création pour des œuvres chorégraphiques telles que "Légendes" (Stéphanie Aubin) en 2007, "Ma visite guidée" (Xavier Le Roy) en 2013, ou "Gala" (Jérôme Bel) en 2015.

En parallèle de sa carrière artistique, il crée en 2007 au Potager du Roi à Versailles, le Festival Plastique Danse Flore, projet réunissant l'art chorégraphique et les arts visuels dans l'espace public. Dans cette même orientation, il initie en 2014 la création du réseau "Nos lieux communs", regroupant sept structures développant en France des projets artistiques investissant les espaces publics, la nature, ou les jardins.

Intitulé "Ouverture", le projet de Frédéric Seguette pour le CDCN se veut porteur d'une volonté de rencontre avec le territoire et ses populations, et d'une réflexion autour de la danse située et investie dans une multiplicité d'espaces urbains, paysagés ou ruraux.

Pour mener à bien son action, la nouvelle direction et l'équipe du CDCN s'implanteront prochainement dans un lieu mis à disposition par la Ville de Dijon au cœur du quartier des Grésilles, situé en zone prioritaire Politique de la ville. Cette étape importante dans l'histoire du CDCN ouvre de nouvelles perspectives pour une présence renforcée de l'art chorégraphique sur le territoire, et la mise en place de projets innovants en direction de l'ensemble des citoyens.

Le projet de Frédéric Seguette succède dans l'histoire du CDCN à celui de Jérôme Franc, directeur du CDCN de 2008 à 2018, dont le Ministre tient à saluer l'action à la tête de l'établissement.

Communiqué de presse de la délégation à l'information et à la communication, ministère de la Culture.

Photo : "Gala" de Jérôme Bel, Frédéric Seguette, assistant à la création © Bernhard Müller.
La Rédaction


1.Posté par Leslie COTTREEL le 15/12/2018 20:17
Bravo Fred ! Super nouvelle !

Nouveau commentaire :





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


PUB


    Aucun événement à cette date.
Publicité



À découvrir

"Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité

"Kanata", Théâtre du Soleil, Paris

Mais que sont devenus les Hurons, la Grande Forêt, les canoës ? Tous ces rêves de Canada des petits garçons et petites filles ? Quand Ariane Mnouchkine et Robert Lepage, avec les comédiens du Soleil, envisagent de monter un spectacle sur le Canada et son Histoire, personne n'imaginait l'hostilité, la violence des réactions qu'engendrerait là-bas ce projet*.

Que l'ambition affichée de montrer le sort des Amérindiens dans le monde moderne aboutirait à une contestation brutale du droit à les représenter. Face aux insultes anonymes, forcément sur Internet, venant de tous les bords, la troupe du Soleil (dont les comédiens appartiennent au monde entier) a réagi de la meilleure façon. En montant le premier épisode de "Kanata" sur la controverse. La troupe intègre, intériorise tous les tenants de la querelle.

La pièce prend pour fil conducteur un couple de jeunes Français primo immigrants naïfs qui s'installant à Vancouver, découvrent les réalités cachées sous les cartes postales. Les rues sordides, la misère, la drogue, la prostitution, les Amérindiens déchus, le crime, l'impuissance d'une police, la déforestation, la disparition des traces du passé. Un melting-pot qui n'est qu'un agrégat de souffrances travaillées pourtant par l'instinct de survie et l'espoir de s'en sortir.

Jean Grapin
07/02/2019
Spectacle à la Une

"Botéro en Orient"… tout en rondeur !

C'est un voyage où le physique et l'esthétisme ont une place prépondérante et dans laquelle les rondeurs sont revendiquées et montrées. Autour d'une création picturale qui l'a guidé, Taoufiq Izeddiou place l'identité au centre de sa création.

Le titre du spectacle est dû au fait que Taoufiq Izeddiou a été inspiré par l'œuvre autour d'Abou Ghraïb (Irak) de Fernando Botero, peintre et sculpteur colombien, où l'artiste s'était insurgé. Il avait en effet dessiné de superbes planches où la torture, l'humiliation et la violence s'étalaient. Les personnages des œuvres de Botero sont toujours des êtres ronds et épais. C'est dans ce rapport aux volumes que le chorégraphe a bâti son spectacle.

À l'entame de la représentation, le silence habille le plateau puis des ombres se détachent d'une demi-obscurité. Les déplacements sont séparés, la gestuelle des trois danseurs est propre à chacun, ceux-ci perchés sur un bloc de bois. La scénographie est déplacée tout au long du spectacle, les blocs changeant de lieu, bousculés et balancés sur scène. C'est une œuvre de construction et de reconstruction où les chorégraphies se suivent dans des thématiques où l'identité de chaque interprète est posée par rapport à son corps, rond, "volumétrique" selon les propos de Taoufiq Izeddiou.

Safidin Alouache
28/02/2019
Sortie à la Une

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown

"Je demande la route", Théâtre de l'Œuvre, Paris

Roukiata Ouedraogo présente son spectacle "Je demande la route". Difficile de ne pas lui répondre que la route est droite et belle en saluant tout le talent dont elle fait preuve sur scène.

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown
Roukiata Ouedraogo est pour ainsi dire une princesse qui, ayant découvert le secret des griots et leur art de raconter, donne corps et parole à tous les personnages qui ont marqué sa vie. Elle fait ainsi cadeau de l'humour africain et le fait savoir dans la joie de jouer.

Allant bien au-delà d'un soliloque moqueur ou sarcastique, Roukiata fait œuvre picaresque. En faisant vivre toutes ses ombres, en partant du village, quittant son enfance, sa famille : partant à la conquête du monde. Le public l'accompagne dans le rire.

Les récitations ânonnées à l'école communale, les conseils du grand frère, son arrivée en France, son grand-père ancien de la guerre, sa hantise du froid, son premier appart au dernier étage avec vue sur les chéneaux. De la bureaucrate de l'état civil aux femmes du salon de coiffure à Château-rouge, des métiers de gardienne d'enfants à celui de comédienne, tout fait conte, conte moderne, conte initiatique.

Jean Grapin
08/02/2019