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La Vieille Grille, café-théâtre depuis 1960, sera libre le 30 juin 2018… Possibilité de location-gérance ou achat bail et/ou murs  26/10/2017

La Vieille Grille, café-théâtre depuis 1960, sera libre le 30 juin 2018… Possibilité de location-gérance ou achat bail et/ou murs
Annonce de Dominique Alezra et Arianaïs Alezra,
veuve et fille de Maurice Alezra, décédé en 2011, le créateur du café-théâtre en 1961.

La Vieille Grille a vu éclore de nombreux artistes parmi lesquels, Romain Bouteille, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Rufus, Zouc, Bernard Haller, Jacques Serizier, Ben Zimet, Talila, et bien d'autres...


Fernand Berset, Maurice Garrel, Michel Puterflam, Jorge Milchberg, Françoise Lebail, Nany Rameau, Roland Topor, Micha Bayard, Jean Revillaud ont été les premiers a en fouler la scène, dans un spectacle d'humour noir intiutlé "Ainsi va la vie".

La première Journée Internationale de la Bande Dessinée y a tenu ses assises avec Francis Lacassin, Remo Forlani, Hergé, Morris, Gosciny, Uderzo, Edgar Morin, Pierre Pascal, Paul Winkler et Alain Resnais en tant que projectionniste.

Durant la saison 62/63, le théâtre a été à l'honneur avec "La Dispute" de Marivaux, mise en scène par Jean-Marie Patte.

Ont commencé les concerts de musique contemporaine avec le concours des musiciens du Centre de Musique, dirigé par Keith Humble et Jean-Charles François.

Plusieurs groupes de jazz sont nés à la cave : Riverside Jazz Babies, devenu Jazz O'Maniac, Red Beans devenu Les Haricots Rouges, Irakli Jazz Band.

Colette Magny chantait le blues.

Les saisons suivantes, la programmation a continué à être très éclectique, mêlant musique ancienne, conte, musique contemporaine, jazz, folk, chanson, mime, clown, one-man-show, sciences avec, entre autres, Hubert Reeves, André Giordan, Daniel Raichsvarg, pièces écrites et interprétées par leurs auteurs comme "Maman j'ai peur" de Brigitte Fontaine, Jacques Higelin et Rufus, qui a eu une carrière internationale et a représenté le Théâtre Français au Festival International de Théâtre de Vienne, en 1968.

De nombreux spectacles créés à La Vieille Grille ont été repris dans de plus grandes salles à Paris et en France et ont tourné à l'étranger: Belgique, Suisse, Autriche, Allemagne, Canada, Etats-Unis, Vietnam, Madagascar, etc.

À partir de 1980, un restaurant a vu le jour à l'étage.

Comme vous pouvez le constater, l'établissement se déploie sur trois niveaux.

Le gérant actuel, Laurent Berman, qui a présenté au cours de ces décennies plusieurs spectacles avec sa compagnie "Le Théâtre à Bretelles", a décidé de prendre sa retraite à la fin du bail qui expire le 30 juin 2018.

Ni ma fille ni moi n'envisageons de reprendre le flambeau, pour raison de retraite en ce qui me concerne et pour orientation différente pour Arianaïs.

Étant propriétaires des murs, il nous est possible de vendre les murs et/ou le bail.

La Vieille Grille possède une licence de théâtre et une licence de débit de boisson, numéro 4.

Aussi, si vous avez envie de continuer à faire vivre cette belle institution, nous sommes à votre écoute pour toute proposition.


Contacter :
Dominique Alezra
Courriel : dominique.alezra@gmail.com
Tél. : 06 61 51 40 63.
Arianaïs Alezra
Tél. : 06 64 70 68 22.
Courriel : arianaisalezra@gmail.com

>> vieillegrille.fr
La Rédaction

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"Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux

"Sandre", La Manufacture, Avignon

Sur scène, c'est comme un trône. Un trône pitoyable. Fauteuil à l'ancienne. Pas vraiment voltaire. Pas vraiment club non plus. Plutôt crapaud. Juché sur un piédestal pas du tout en marbre. Ça ressemble plus à de la palette empilée. Peinte en noir. Et puis un abat-jour en vessie de mouton tendue. Beige très clair. Monté sur un pied trop haut. Et puis c'est tout. Un trône ordinaire. Un trône de maison de banlieue. Elle y est installée. Elle n'en bouge pas. Elle y règne sur son domaine. Son domaine.

Tout autour rien. Le vide obscur de l'irréalité, pourrait-on dire. Il n'y a qu'elle, juché sur son trône du quotidien, toute pâlotte dans cette nuit, qui brille. Qu'on voit. Et qui parle. Et qui trône sur son quotidien parce que c'est ça sa vie. La vie dont elle avait rêvé ou pas. La vie qu'on lui avait promise, c'est sûr. Et malgré les impondérables et le temps qui sabotent, elle la tenait sa vie, sa maison, son mari, ses enfants.

Qu'est-ce qu'elle dit ?... Elle s'explique, je crois. Elle parle à quelqu'un. À quelqu'un qui l'accuse, il faut croire. Quelqu'un qui l'accuse d'on ne sait pas quoi. On ne le saura qu'à la fin. Quand elle aura fini de parler. De s'expliquer. Enfin de raconter quoi, son domaine, son royaume, son empire, toutes ces années d'existence. Avec ses espoirs, très très humains. Très simples en fait. Et puis ses joies, ses plaisirs, ses émerveillements. Et puis ses déceptions bien sûr.

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Bruno Fougniès
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Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara
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