La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Théâtre

Théâtre de la Ville : Noël solidaire avec "Alice traverse le miroir"

Le Théâtre de la Ville, engagé une action culturellement responsable au service des publics - dans le contexte sanitaire anxiogène actuel -, continue d'offrir des représentations filmées retransmises en direct afin de préserver le lien avec les spectateurs, dont les enfants et les adolescents en cette période si difficile pour eux. L'opération mise en place ce vendredi à destination de ces derniers - mais pas qu'eux - va permettre à plus de 700 classes de voir "Alice traverse le miroir", l'une des dernières créations d'Emmanuel Demarcy-Mota.



© Jean-Louis Fernandez.
© Jean-Louis Fernandez.
Dans le cadre du Noël solidaire proposé par le Théâtre de la Ville-Paris, en partenariat avec la DASES (Direction de l'action sociale de l'enfance et de la santé de Paris), le rectorat de Paris, la DAC (Direction des affaires culturelles) et l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), une représentation du spectacle "Alice traverse le miroir", filmée et diffusée en direct depuis le Théâtre de la Ville-Espace Cardin, est proposée le vendredi 18 décembre à 10 h. Elle sera accessible en langue des signes française, en partenariat avec Accès Culture.

700 classes de 590 établissements scolaires parisiens, de France et d'Europe (Marseille, Reims, Annecy, La Rochelle, Lille, Bourges, Toulouse, Clermont-Ferrand, La Réunion, de Berlin en Allemagne) vont assister à ce direct, ainsi que les patients des hôpitaux de l'AP-HP (480 enfants soignés à l'hôpital Necker-enfants malades, l'hôpital de jour du Parc Montsouris) et des Instituts médico-éducatifs (IME) de Bretagne et d'Auvergne).

© Jean-Louis Fernandez.
© Jean-Louis Fernandez.
D'autres représentations filmées et diffusées en direct sont également prévues pour tous les publics, notamment les plus isolés et fragilisés. Des représentations sont également pensées pour être visibles dans des pays où le décalage horaire est important. Voir le détail ci-dessous.

"Alice traverse le miroir"
D'après Lewis Carroll.
Texte : Fabrice Melquiot, sur une idée d'Emmanuel Demarcy-Mota (parue chez L'Arche, collection jeunesse).
Mise en scène : Emmanuel Demarcy-Mota.
Assistants à la mise en scène : Christophe Lemaire, Julie Peigné.
Avec : Isis Ravel, Jauris Casanova, Valérie Dashwood, Philippe Demarle, Sandra Faure, Sarah Karbasnikoff, Stéphane Krähenbühl, Jackee Toto, Grace Seri.
Scénographie : Yves Collet.
Lumières : Yves Collet, Christophe Lemaire.
Costumes : Fanny Brouste.
Musique : Arman Mélies.

© Jean-Louis Fernandez.
© Jean-Louis Fernandez.
Son : Flavien Gaudon.
Vidéo : Baptiste Klein.
Masques : Anne Leray.
Maquillages : Catherine Nicolas.
Accessoires : David Ledorze.
Conseiller artistique : François Regnault.
Conseiller scientifique : Jean Audouze.
Spectacle tout public à partir de 8 ans.
Durée : 1 h 15.

Vendredi 18 décembre 2020 à 10 h et à 19 h 30.
Dimanche 20 décembre 2020 à 15 h.
Mardi 5 janvier 2021 à 14 h 30.
Mercredi 6 janvier 2021 à 15 h.
Samedi 9 janvier 2021 à 17 h 30.

© Jean-Louis Fernandez.
© Jean-Louis Fernandez.
Les retransmissions en direct du Théâtre de la Ville
Sans public dans la salle. Accès gratuit à l'heure de la représentation et seulement pendant la durée de celle-ci.
En direct sur theatredelaville-paris.com
Une fois sur la page d'accueil, cliquez sur "voir le direct".
& Facebook live

Carmen Maria Vega "Fais-moi mal Boris !" (Musique)
en partenariat avec Les Trois Baudets.
Mercredi 16 décembre 2020 à 20 h.

"Political Mother Unplugged" Hofesh Shechter (Danse)
Samedi 26 décembre 2020 à 16 h.
Mardi 29 décembre 2020 à 21 h.
Samedi 2 janvier 2021 à 11 h.
Dimanche 3 janvier 2021 à 22 h.

Gil Chauveau
Mercredi 16 Décembre 2020

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives | Avignon 2021




Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.



    Aucun événement à cette date.
Vidéos les plus récentes



À découvrir

"Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale

Voici la dernière pièce de Pauline Sales (écriture et mise en scène) qui a été présentée au Théâtre Paul Scarron du Mans devant un public professionnel restreint. Un privilège que d'assister à cette histoire que l'on sent chevillée au corps de sa créatrice. Il y est question de femmes artistes. Question également des femmes non artistes. Question de la liberté que les femmes ont peu à peu conquis depuis bientôt un siècle. Arrachant bribe après bribe le droit d'agir, de s'exprimer, le droit sur leur corps, leur sexualité, leurs choix. Et trouver enfin la puissance pour se détacher du diktat masculin si bien bétonné.

© Jean-Louis Fernandez.
L'histoire des "femmes de la maison" commence dans les années cinquante et se termine de nos jours. Elle va mettre en jeu une dizaine de personnages féminins sur trois périodes symboliques : les années cinquante, les années soixante-dix et 2022. Pour cela, Pauline Sales invente une maison qui sera le moyen de traverser le temps et l'espace. Cette maison est celle de Joris, un amoureux, par ailleurs cinéaste militant contre les méfaits des guerres. Il achète cette maison par amour pour une photographe, l'amour s'en va, il ne sait qu'en faire, alors il la prête à des artistes. Le hasard veut au départ que ce ne soit que des femmes - peintres, poètes, sculptrices… et cela se transforme en règle : seules des femmes artistes pourront venir un temps pour créer ici.

Première période, maison fermée entourée de bois. C'est l'après-guerre et l'artiste que Joris installe dans la maison dessine. Dessine en mode combat contre elle-même. Contre la pensée que chez elle, son mari, sa fille sont là comme une destinée de femme au foyer qu'elle refuse. Combat contre le mal que cela peut faire.

Bruno Fougniès
25/08/2021
Spectacle à la Une

•Off 2021• Sales Gosses Une approche vertigineuse et bouleversante de la maltraitance à l'école

Harcèlement, maltraitance ponctuelle ou récurrente… à l'école, à la maison, au travail, comment le traiter sur scène, comment prendre ou pas position ? Ici d'ailleurs, pas de prise de position, mais une exposition des faits, du déroulé des événements, en une manière de monologue où la comédienne Claire Cahen habite tous les personnages principaux, offrant l'accès au public à différentes appréciations du drame - victime, tyran, prof, mère - menant à une mise en perspective vertigineuse !

© Théâtre du Centaure.
Pour l'écriture de "Sales gosses", Mihaela Michailov s’est inspirée de faits réels. Une enseignante ligota une élève dans sa salle de classe, les mains derrière le dos, suite à son manque d'attention pour la leçon sur la démocratie qu'elle était en train de donner. Elle exposera ainsi l'enfant saucissonnée en exemple. Les "camarades" de cette petite-fille de onze ans, pendant la récréation, la torturons à leur tour. Elle sera retrouvée sauvagement mutilée… attachée dans les toilettes…

Dans une mise en scène que l'on perçoit nerveuse et précise, millimétrée, visant à l'efficacité, les choix de Fábio Godinho font être immédiatement lisible, mettant en quasi-training sportif la comédienne Claire Cahen et son partenaire musicien chanteur Jorge De Moura qui assure avec énergie (et talent) les multiples interventions instrumentales et/ou vocales. Metteur en scène, mais également performeur, Fábio Godinho joue clairement la carte de l'école "théâtre de la violence", de l'arène/stade où la victime est huée, vilipendée par la foule, cherchant à exprimer la performance telle que demandée sur un ring de boxe. Claire Cahen et Jorge De Moura sont à la hauteur jouant en contre ou en soutien avec le troisième acteur qu'est le décor !

Gil Chauveau
19/07/2021
Spectacle à la Une

•Off 2021• L'Aérien Le fabuleux défi de l'insoupçonnable légèreté de l'être…

Solliciter ressources du corps et de l'esprit unis dans la même entité afin d'affranchir l'humaine condition aux semelles de plomb de la pesanteur la clouant au sol, c'est le prodige réalisé par Mélissa Von Vépy "à l'apogée" de son art. À partir d'une vraie-fausse conférence sur les rapports entre l'Homme et les airs depuis que la Terre est Terre - écrite avec légèreté par Pascale Henry, complice inspirée -, la circassienne rivalise de grâces ascensionnelles. De quoi damer le pion, du haut de son Olympe, à Hermès au casque et chaussures ailées…

© Christophe Raynaud de Lage.
La conférencière au look décontracté étudié, chaussée de lunettes à monture d'écailles et d'escarpins mettant en valeur ses longues jambes, mallette à la main renfermant les planches évocatrices des tentatives humaines pour vaincre la résistance des airs (l'utilisation d'un Powerpoint n'aurait pas été assez daté…), s'emploie avec naturel et humour à survoler cette histoire à tire-d'aile… S'arrêtant cependant sur une reproduction d'Icare, celui par qui la faute advint. Pour avoir voulu voler toujours plus haut, l'intrépide, aux plumes assemblées de cire, s'est brûlé les ailes… et depuis, cette question récurrente : voler est-ce humain ?

Joignant gestes et paroles, elle ôte son blouson libérant des plumes virevoltantes autour d'elle et s'adonne à quelques envolées autour de sa chaise devenant vite le second personnage en scène. D'ailleurs, lorsque, dans le déroulé de sa conférence, elle évoquera les fabuleuses machines volantes nées de l'imaginaire de Léonard de Vinci, on se dit que cette prouesse d'horlogerie fine - que l'on doit à Neil Price - permettant de projeter en douceur ladite chaise jusque dans les cintres, mériterait de les rejoindre au panthéon des créations volantes…

Yves Kafka
26/07/2021