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Théâtre

"Rabudôru, poupée d'amour", nouvelle création d'Olivier Lopez en "direct live" depuis la Comédie de Caen

Reporté à cause du premier confinement en avril dernier, "Rabudôru, poupée d'amour", la nouvelle création d'Olivier Lopez résiste au deuxième en se jouant à huis clos au CDN de Caen du 11 au 14 novembre.



© DR.
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Cette création d'Olivier Lopez (metteur en scène de "Bienvenue en Corée du Nord" et de "14 juillet") a la spécificité de mêler théâtre et cinéma. Persuadé que cette période dramatique devait aussi servir à inventer la suite, il a réécrit sa pièce et bouleversé sa production afin d'inviter une équipe issue du cinéma à partager ses répétitions.

Depuis un mois, les comédiens explorent les possibles pour calibrer leur jeu afin de répondre à une double attente : plateau et caméra. De la même manière la lumière, le son, les décors ont été réadaptés pour ces deux perspectives.

Pendant la représentation, une version cinématographique est réalisée et montée en direct, permettant ainsi d'avoir un autre regard sur l'histoire. Accessible en ligne, cette "dématérialisation" interroge l'expérience théâtrale, la place du comédien, de la comédienne, entre l'image et le plateau.

Représentations les 11, 12, 13 et 14 novembre 2020 à 21 h.
Lien vers le stream pour la représentation en direct.
>> Sur vimeo.com

>> Ou en passant par la Comédie de Caen.

© DR.
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"La pièce s'intéresse à l'arrivée des love-dolls dans nos sociétés. Dans une entreprise en crise de croissance, la direction propose à ses employés(es) de se diversifier et de s'engager dans la production de poupées de réconfort pour adultes. Des salariés(es) se mobilisent et contestent cette perspective. Des inquiétudes légitimes se posent quant à la possibilité que ces femmes-objets bouleversent les équilibres sociétaux et rétrogradent la condition des femmes. D'autres mettent en avant l'activité générée par ces poupées et les possibilités quasi thérapeutiques qu'elles laissent entrevoir.
La pièce explore, par le prisme de l'intimité du couple et de la famille, les conséquences émotionnelles et politiques de notre capacité à porter une dimension affective aux objets qui nous entourent."
Olivier Lopez.

"Rabudôru, poupée d'amour"

© DR.
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Nouvelle création de La Cité Théâtre.
Écriture et mise en scène : Olivier Lopez.
Assistante à la mise en scène : Lisa-Marion McGlue.
Avec : Alexandre Chatelin, Laura Deforge, Didier de Neck et David Jonquières.
Collaboration dramaturgique : Julie Lerat-Gersant.
Création lumière : Louis Sady.
Création sonore : Nicolas Tritschler.
Régie son - stream : Pierre Blin.
Cadrage et réalisation vidéo - stream : Jonathan Perrut.
Régie vidéo : Olivier Poulard.
Cadrage et régie plateau : Simon Ottavi.
Costumes : Angela Séraline et Carmen Bagoé (Atelier Séraline).
Fabrication de la poupée : 4WOODS.
Perruques : Muriel Roussel.
Durée : 1 h 20 (estimation).
À partir de 12 ans (14 ans en scolaire).
Photographies : Virginie Meigné, Julien Hélie.

Tournée 2021
17 mars 2021 : Kinneksbond - Centre Culturel, Mamer, et en ciné live stream (Luxembourg).
30 mars 2021 : l'Archipel - Scène conventionnée, Granville (50).
1er avril 2021 : DSN - Scène nationale, Dieppe (76).
8 avril 2021 : Théâtre des Halles, Avignon (84).
14 avril 2021 : Halle ô Grains - Saison culturelle, Bayeux (14).
16 avril 2021 : Saison culturelle, Merville-Franceville-Plage (14).
Juillet 2021 : Festival OFF d'Avignon, Théâtre des Halles, Avignon (84).

Gil Chauveau
Jeudi 12 Novembre 2020

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"La vie, elle a passé, on a comme pas vécu…", ainsi parlait Firs, le vieux valet de chambre de "La Cerisaie" d'Anton Tchekhov, pièce écrite dans le domaine de son ami comédien et metteur en scène Constantin Stanislavski… C'est ce même Constantin Stanislavski, auteur en son temps d'une "Notre vie dans l'art", qui se retrouve au cœur de la pièce éponyme écrite et mise en scène par Richard Nelson, auteur, metteur en scène américain et tchékhovien dans l'âme. Et si l'argument – "Conversations entre acteurs du Théâtre d'Art de Moscou pendant leur tournée à Chicago, 1923" – n'a pas changé d'un iota, ses échos contemporains sont eux particulièrement troublants.

© Vahid Amampour.
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Dominant le plateau, comme dans un amphithéâtre antique, des rangées de gradins se font face. Entre une troupe de comédiens en costume de ville. Ils s'affairent à remettre en place les chaises renversées sur la longue table rectangulaire occupant l'espace central, ainsi qu'on peut le faire lorsque l'on revient dans une maison après absence. Il y a là Kostia (Constantin Stanislavski, directeur et acteur du Théâtre de Moscou), Vania, Richard (ancien acteur du même théâtre, exilé lui aux États-Unis), Olga (veuve d'Anton Tchekhov), Vassia et Nina (couple en proie aux tourments de la jalousie amoureuse), Lev et Varia, Masha et Lida, et Petia (jeune acteur soupçonné d'accointances avec les dirigeants de l'Union Soviétique).

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© Pics.
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© Christel Billault.
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