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Coulisses & Cie

Première édition du Prix Bernard-Marie Koltès - Prolonger le geste

Rendre hommage au grand dramaturge messin qu'était Bernard-Marie Koltès, tels sont les objectifs de l'association Quai Est - Biennale Koltès (1), fondée pour soutenir les recherches universitaires portant sur son œuvre et sur le théâtre contemporain, et de l'Espace Bernard-Marie Koltès - Metz (2). Ensemble, avec la complicité de François Koltès, ils ont décidé de mettre en lumière et d'accompagner les jeunes écritures dramatiques contemporaines et francophones en créant le Prix Bernard-Marie Koltès.



© DR.
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"À l'heure où les auteurs et autrices, et encore plus les jeunes, sont les oubliés(es) de la tragédie que vit la Culture, nous avons décidé de soutenir financièrement l'écriture d'un texte dramatique, mais surtout d'en permettre la réalisation et la représentation théâtrale. L'auteur(trice) se verra également proposer l'édition de son texte.

Grâce au soutien de nos tutelles, à la collaboration active des artistes-directeurs(trices) des centres dramatiques nationaux du Grand Est - Mathieu Cruciani (Colmar), Chloé Dabert (Reims), Alexandra Tobelaim (Thionville) et Julia Vidit (Nancy) -, du réseau des scènes nationales, nous avons pour ambition de faire de ce prix un évènement régional à rayonnement national. Les distributions seront composées à la fois de comédiens(nes) du Grand Est et de la dernière promotion de l'école du Théâtre national de Strasbourg.

Ceci est un appel aux jeunes auteurs et autrices, nous souhaitons que vous soyez visibles et entendus(es), alors allez-y, écrivez, emparez-vous de cette opportunité ! Il est ouvert à tous les jeunes auteurs et autrices (maximum deux textes édités/joués) et la seule contrainte est la référence, l'inspiration, à un extrait de l'œuvre de notre auteur messin (3)."
Lee Fou Messica,
directrice artistique de l'Espace Bernard-Marie Koltès, cofondatrice du Prix Bernard-Marie Koltès - Prolonger le geste.

© DR.
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La date limite de remise des textes est fixée au 15 avril 2021 à minuit (heure de l'hexagone).
3 étapes de sélection :
• Le 15 juin 2021, présélection de 12 à 15 textes.
• Le 7 octobre 2021, l'ensemble du jury se réunira à l'Espace Bernard-Marie Koltès - Metz lors de l'ouverture de sa saison, afin de débattre et de sélectionner les 4 ou 5 auteurs/autrices lauréats(es).
À l'issue de cette journée, le jury fera connaitre son palmarès.
• Le 20 novembre 2021 aura lieu le marathon de lectures qui permettra au public de décerner son coup de cœur et au jury de décerner le 1er Prix.

Au cours de la Biennale Koltès, les 4 ou 5 textes retenus seront mis en lecture par les artistes directeurs et directrices des centres dramatiques nationaux du Grand Est.
Le "Coup de cœur du public" se verra offrir un temps de résidence de travail avec une mise à disposition technique (personnel et équipement), ainsi qu'une sortie de "chantier" programmée au cours de la saison suivante à l'Espace Bernard-Marie Koltès ou chez les partenaires.
Le 1er prix recevra une prime d'écriture d'un montant de 3 000 euros et une aide au montage d'un montant de 15 000 euros réservée à la compagnie ou la structure professionnelle qui créera le spectacle.

Infos complètes >> ebmk.univ-lorraine.fr/une-fabrique/le-projet/prix-koltes-prolonger-le-geste

(1) Présidée par M. Richard Bance.
(2) L'Espace Bernard-Marie Koltès - Metz devient Scène conventionnée d'intérêt national - mention Art & création "nouvelles écritures dramatiques fictionnelles". Il est dirigé par Lee Fou Messica.
(3) Pour la première édition du prix, la phrase retenue est : "On est une abeille qui s'est posée sur la mauvaise fleur", dans "Dans la solitude des champs de coton", Éditions de Minuit, Paris, 1986, pages 24-25.

Gil Chauveau
Mardi 12 Janvier 2021

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© Laurence Guenoun.
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© Alexandre Pupkins.
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Yves Kafka
15/01/2021
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021