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Mustang, un nouveau V6 boosté au rockabilly

Après le succès de leur premier disque "A71" en 2009, le groupe clermontois revient avec un album attendu, "Tabou". Le groupe a mûrit que ce soit dans la musique ou dans les paroles. Un jeune groupe avec seulement cinq ans de carrière derrière lui mais qui en laisserait paraître vingt de plus avec des chansons recherchées et travaillées. Mustang aurait sa place sur une affiche de "Salut les Copains" !



Mustang, un nouveau V6 boosté au rockabilly
Ce groupe de rock'n'roll formé en 2006 revient avec un deuxième album intitulé "Tabou". On retrouve une fois de plus le son des sixties. Des chansons assez courtes, qui ne dépassent pas plus de 3 minutes pour la plupart mais c'est ce qui donne un charme aux paroles très bien écrite. Beaucoup de jeux de mots, notamment dans "Mathématiques". Tabou marque la passerelle entre Elvis Presley et Les chaussettes noires. Mais Mustang est bien sûr unique, surtout dans les paroles. Beaucoup de sons yéyé mais aussi quelques ballades comme "Qu'est ce qui se passe ?" où l'on pourrait penser à une reprise d'un standard américain des années soixante... Eh bien non, c'est bien d'eux ! "Tu mens", duo "masculin féminin" - assez envoûtant - sur le couple, donne un certain break au rythme de l'album en général.

Mis à part ces quelques morceaux plus posés, on retrouve la patte "rock'n'roll", que ça soit dans les mots ou dans les notes. Le titre "Tabou" en est le meilleur exemple, quatrième morceau de l'album. Ici les paroles relèvent d'un certain humour mais assènent, a contrario, quelques vérités - la pollution, les phoques mourant, sauvetage des chimpanzés et des alligators, l'écologie, etc., - avec un refrain non dénué d'autodérision : "Tout est tabou tabou partout... Et moi je suis à bout... Ce monde est maboule il est fou... Moi je ne suis qu’à vous".. L'album se termine également par une ballade, "Ou devrais-je aller", c'est la remise en question. L'on cherche sa place. C'est la chanson la mieux placée dans cet album... le départ qui sonne comme un adieu envoûtant et ensorcelant, mais bien sûr c'est une suite, la suite de ce groupe qui est sûrement l'une des relèves du véritable rock français et qui est à suivre de très près.

● CD Mustang "Tabou". Sortie 24/10/2011.
A*Rag/Jive Epic/Sony Music.
>> www.legroupemustang.com

Clément Rastoul
Mercredi 9 Novembre 2011

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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

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Yves Kafka
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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