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Théâtre

"Macbeth" Deux clowns donnent un éclat de rire à Shakespeare

C'est un petit bijou que ce spectacle. Le mariage réussi de deux grandes écoles apparemment éloignées : la tragédie élisabéthaine et l'art du clown. Politiques, conflits historiques, guerres et meurtres d'un côté, dérision, naïveté lumineuse, enfance et poésie de l'autre. Les deux mêlés font exploser le drame de Macbeth en feu d'artifice, entre rire et effroi.



© DR.
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"Macbeth", faut-il le rappeler, ce sont les trois célèbres sorcières surgies des brumes de la lande écossaise qui prédisent l'avenir royal au noble Macbeth, l'assassinat d'un roi pendant son sommeil, l'exil de ses fils, le meurtre de Banco, le rival désigné dans les prédictions, des apparitions et, enfin, une guerre sanglante. Aux manettes de cette machine, un couple : Macbeth et sa femme, lady Macbeth. Pas vraiment de quoi rire face à ces passions violentes : cupidité, trahison, remords. Seulement, lorsque les regards de clowns se posent sur la triste saleté de l'existence humaine, la perception des événements les plus noirs se transfigure.

Les deux clowns, Francis (Louis-Jean Corti) et Carpatte (Maria Zachenska), incarnent tous les personnages essentiels de la tragédie. Aucune partie de l'histoire ne manque. Chaque épisode est raconté, joué, et offert avec cette distance capable à la fois de percevoir le grave et d'en retirer dans le même temps le rire grandiose de la truculence. C'est du théâtre de clowns où le mime alterne avec le jeu issu de la comédie et la narration.

Mais comment s'étonner que cette manière de mettre en scène l'écriture de Shakespeare, lui qui n'a jamais cessé d'introduire dans la plupart de ses pièces, un fou, un bouffon, un clown ou un personnage tiré de la simplicité du peuple qui avec ses mots simples, ose dire ce que les autres n'osent pas. En cela, les deux clowns de cette histoire sont des passeurs entre ces héros tragiques et le public.

© DR.
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Un duo qui fonctionne à merveille dans le décor naturel idéal de la salle voûtée de l'Essaïon. Maria Zachenska, au travers de son personnage Carpatte, est éblouissante d'énergie, de précision et de jeu dans la gestuelle et le parlé. Elle est le fil qui porte l'histoire et redresse les facéties fantasques de Francis, le clown de Louis-Jean Corti.

Une question reste. Comment font-ils, avec uniquement leurs maquillages, leurs costumes chatoyants, leurs mimes, avec seulement un jeu d'éclairage ingénieusement élaboré et un tabouret, comment diable font-ils pour nous nous faire voir les plaines d'Écosse, les dédales des châteaux du Moyen Âge, les forêts… et que tous ces paysages restent dans notre mémoire visuelle comme si nous les avions vus pour de vrai ?

"Macbeth"

© DR.
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Texte d'après William Shakespeare.
Mise en scène : Maria Zachenska.
Avec les clowns Francis et Carpatte : Louis-Jean Corti et Maria Zachenska.
Direction d'acteurs et lumières : Pierre Cornouaille.
Costumes : Georges Vafias.
Durée : 60 minutes
À partir de 9 ans.
Production Compagnie Parallèles.

Du 18 janvier au 4 avril 2020.
Samedi à 17 h 30.
Supplémentaire le mercredi 19 et jeudi 20 février à 17 h 30.
Théâtre de l'Essaïon, Paris 4e, 01 42 78 46 42.
>> essaion-theatre.com

Bruno Fougniès
Mardi 11 Février 2020

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© Xavier Cantat.
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Bruno Fougniès
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"Huis clos" Sommes-nous acteurs de notre destin ou de simples marionnettes ?

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Au Laurette Théâtre, une petite salle intimiste de quartier, se joue une nouvelle version de cette célèbre pièce, interprétée par deux comédiennes et un comédien attachant(es) et investi(es) : Sebastian Barrio, Karine Battaglia et Laurence Meini.

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Brigitte Corrigou
24/10/2022
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