L'histoire commence par l'évocation du "déplacement" de milliers d'enfants réunionnais au début des années soixante dans le but de repeupler certaines régions de la métropole comme la Creuse. Des enfants que l'autorité de l'époque arracha de leur terre et sema dans les campagnes sans leur demander leur avis, mais avec la promesse d'un meilleur avenir.
Le propos ensuite s'élargit et embrasse, dans ses références, l'épopée méditerranéenne de l'antique Ulysse et un large éventail des migrations plus modernes dont nous voyons les drames tous les jours au large des côtes européennes. Pour ne pas se cantonner à l'anecdotique, le spectacle engage très vite un dialogue avec le public et choisit l'expression de la poésie et de la musique pour à la fois faire revivre quelques passages de l'œuvre d'Homère et ancrer ces références à nos vies actuelles.
Le titre rend bien compte de cette démarche qui tente d'exprimer le désarroi des exilés involontaires dont les racines ont été définitivement arrachées et qui peinent parfois toute leur vie à s'implanter ailleurs. En psychiatrie, ce syndrome désigne en effet un état de stress aigu qui touche celles et ceux qui émigrent et tous les symptômes inhérents à ce traumatisme.
Le propos ensuite s'élargit et embrasse, dans ses références, l'épopée méditerranéenne de l'antique Ulysse et un large éventail des migrations plus modernes dont nous voyons les drames tous les jours au large des côtes européennes. Pour ne pas se cantonner à l'anecdotique, le spectacle engage très vite un dialogue avec le public et choisit l'expression de la poésie et de la musique pour à la fois faire revivre quelques passages de l'œuvre d'Homère et ancrer ces références à nos vies actuelles.
Le titre rend bien compte de cette démarche qui tente d'exprimer le désarroi des exilés involontaires dont les racines ont été définitivement arrachées et qui peinent parfois toute leur vie à s'implanter ailleurs. En psychiatrie, ce syndrome désigne en effet un état de stress aigu qui touche celles et ceux qui émigrent et tous les symptômes inhérents à ce traumatisme.
Ici, pourtant, c'est plutôt l'émotion du voyage, de la traversée, avec ses craintes, ses désirs, ses souvenirs obsédants qui nous est donnée. Quelques citations de Césaire, d'Edouard Glissant et des poèmes de Derek Walcott sèment le texte de leurs pensées fulgurantes et imagées, et les chants magnifiques (berbères et arabes) de Théodora Carla et Aïni Iften, parfois en polyphonie, parfois en dialogue, font vibrer l'émotion comme une présence sensible dans toute la salle du Théâtre du Balcon.
Des chants accompagnés au piano, au saxo et à l'accordéon par Jérémy Bourges, et à l'harmonica par Bass Dhem. Tous deux sont également personnages : moussaillon pour le premier et conteur d'une force fascinante pour le second. Quant à Serge Barbuscia, il apparaît dans un rôle fluctuant entre professeur apportant sa touche de référence aux récits et personnage facétieux jouant sur les mots et les noms issus de l'Odyssée ou incarnant les obstacles modernes auxquels les migrants sont confrontés de nos jours (administration, douane, langue, etc.).
La force de ce spectacle est la liberté rare dont il fait preuve dans sa forme. Il est comme libéré des contraintes, avec des interventions parlées, chantées, dans différentes langues où chaque interprète semble un électron libre, mais dont les interventions, les scènes, prouvent un partage très touchant et la volonté de raconter les mêmes histoires. Un équipage en fait pour ce navire (dont le décor se transforme effectivement en pont de bateau) qui emporte les spectateurs dans un voyage initiatique à la recherche d'une plus grande compréhension de l'exil et des migrations forcées.
◙ Bruno Fougniès
Des chants accompagnés au piano, au saxo et à l'accordéon par Jérémy Bourges, et à l'harmonica par Bass Dhem. Tous deux sont également personnages : moussaillon pour le premier et conteur d'une force fascinante pour le second. Quant à Serge Barbuscia, il apparaît dans un rôle fluctuant entre professeur apportant sa touche de référence aux récits et personnage facétieux jouant sur les mots et les noms issus de l'Odyssée ou incarnant les obstacles modernes auxquels les migrants sont confrontés de nos jours (administration, douane, langue, etc.).
La force de ce spectacle est la liberté rare dont il fait preuve dans sa forme. Il est comme libéré des contraintes, avec des interventions parlées, chantées, dans différentes langues où chaque interprète semble un électron libre, mais dont les interventions, les scènes, prouvent un partage très touchant et la volonté de raconter les mêmes histoires. Un équipage en fait pour ce navire (dont le décor se transforme effectivement en pont de bateau) qui emporte les spectateurs dans un voyage initiatique à la recherche d'une plus grande compréhension de l'exil et des migrations forcées.
◙ Bruno Fougniès
"Le Syndrome d'Ulysse"
Texte : Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia.
Mise en scène : Serge Barbuscia.
Avec : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften.
Direction musicale : Jérémy Bourges.
Arrangement vocal : Théodora Carla.
Création lumière : Sébastien Lebert.
Costumes : Annick Serret.
À partir de 14 ans.
Durée : 1 h.
Du 12 au 22 mars 2026.
Vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 16 h.
Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume Puy, Avignon (84).
Tél. : 04 90 85 00 80.
>> Billetterie en ligne
>> theatredubalcon.org
Au Festival Off d'Avignon du 4 au 25 juillet 2026.
Mise en scène : Serge Barbuscia.
Avec : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften.
Direction musicale : Jérémy Bourges.
Arrangement vocal : Théodora Carla.
Création lumière : Sébastien Lebert.
Costumes : Annick Serret.
À partir de 14 ans.
Durée : 1 h.
Du 12 au 22 mars 2026.
Vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 16 h.
Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume Puy, Avignon (84).
Tél. : 04 90 85 00 80.
>> Billetterie en ligne
>> theatredubalcon.org
Au Festival Off d'Avignon du 4 au 25 juillet 2026.























