La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Humour

L'irradiante générosité comique de Virginie Hocq

"Pas d'inquiétude...", en tournée 2011/2012 en France et en Belgique

En 2007, on avait littéralement craqué pour son spectacle "C'est tout moi" (son premier en France)... et souvent à l'approche de retrouvailles, on se demande si le coup de foudre sera à nouveau au rendez-vous ? Pas d'inquiétude... Virginie Hocq est de retour ! Avec le même "peps", la même énergie et cet incroyable charisme qui instaure entre elle et le public une complicité rarement rencontrée dans ce type de spectacle.



Virginie Hocq © DR
Virginie Hocq © DR
Trois ans donc nous séparent de son précédent "seule-en-scène" durant lesquels tournées, rôles au cinéma ("Le séminaire", "Incognito", "Bambou", etc.) et au théâtre ("Les deux canards") seront au rendez-vous. Un nouveau spectacle sous le bras, "Pas d'inquiétude...", elle revient sur les mêmes planches sur lesquelles elle connut son premier succès français... Ah oui ! Cela vous avait échappé, Virginie Hocq est belge ! Belge comme les Frères Taloche, François Pirette, Bruno Coppens ou Abel et Gordon...
Avec cette même douce folie associée à un incroyable punch, et surtout à une générosité communicatrice, de celle qui vous donne chaud au cœur ! Cette générosité qui nous avait tant marqués la 1ère fois et qui est là, toute entière intacte. Dès le début du spectacle, la connivence s'installe, Virginie cédant avec ingéniosité à l'astucieux stratagème du "Je m'échauffe, faites comme si je n'étais pas là", version déhanchements endiablés à la Béyoncé, suivi de l'annonce de la page 27, moment du spectacle où elle fera monter un spectateur sur la scène (pour lui faire jouer la scène du balcon dans Roméo et Juliette).

Virginie Hocq © DR
Virginie Hocq © DR
À partir de là, les personnages/sketches s'enchainent : bonobo, marché bio, autruche, cruche, le psy et son chien (ou l'inverse), pingouins, Blanche Neige, etc. La palette est variée et, même si parfois les textes souffrent de quelques faiblesses, elle dévoile la maturité acquise par Virginie Hocq et le travail effectué sur "son clown". C'est remarquable sur le personnage de la petite fille qui peut faire penser (avantageuse référence) à Zouc ou le clown à l'hôpital, interprétation trash qui n'est pas sans rappelé Albert Dupontel sur scène (en 1991 au Tristan Bernard). Quels que soient les personnages interprétés, la même espièglerie transparaît à chaque fois et sa dynamique burlesque fait mouche. Mimiques efficaces, gestuelle parfois débridée, à la hauteur de ses 1 m 80, fossettes charmantes, moue mutine, elle peut jouer sur tous les tableaux, du rire à l'émotion... Et son talent, pétillant et solaire, irradie la scène et la salle... Elle a gagné de nouveaux galons... celle d'une femme comique qui, indéniablement, va compter dans le paysage de l'humour francophone, ce dont nous n'avons jamais douté... Alors pour calmer votre inquiétude, faites vous du bien... aller voir Virginie Hocq !

"Pas d'inquiétude..."

L'irradiante générosité comique de Virginie Hocq
(Vu le 2 février 2011)

Texte : Virginie Hocq, Marie-Paule Kumps, Jérôme de Warzée, Marc Donnet-Monay.
Mise en scène : Marie-Paule Kumps.
Avec : Virginie Hocq.
Création lumière : Marine Berthomé.

Du 12 janvier au 25 juin... Attention dernière samedi 25.
Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.
Le Petit Montparnasse, Paris XIVe, 01 43 22 77 74.

Tournée 2011/2012 :
Vendredi 4 novembre, 20 h : Centre Culturel Régional Action Sud, Nismes (Belgique).
Samedi 5 novembre, 20 h 15 : Centre Culturel de Libramont Sevigny, Libramont (Belgique).
Samedi 12 novembre, 20 h 30 : Centre Culturel d'Arlon, Arlon, (Belgique).
Mardi 15 novembre, 20 h 30 : Palais des Beaux-Arts, Charleroi (Belgique).
Jeudi 17 novembre, 20 h 30 : Théâtre Royal, Namur (Belgique).
Samedi 19 novembre, 21 h 30 : Centre Culturel Jean Degouys, Quevaucamps -Belœil (Belgique).
Dimanche 20 novembre, 17 h : Centre Culturel Marius Staquet, Mouscron (Belgique).
Samedi 26 novembre, 20 h : Centre Culturel Regional, Verviers (Belgique).
Jeudi 1er décembre, 20 h 30 : Théâtre, Binche (Belgique).
Mardi 6 décembre, 20 h 30 : Salle des Fêtes, Neuillay-les-Bois (France).
Jeudi 8 décembre, 20 h : Centre culturel, Dinant (Belgique).
Vendredi 9 décembre, 20 h : Théâtre du Gymnase, Tubize (Belgique).
Samedi 10 décembre, 20 h : Le Palace, Ath (Belgique).
Jeudi 15 décembre, 20 h : Centre culturel, Ottignies (Belgique).
Samedi 17 décembre, 20 h : Maison de la Culture, Tournai (Belgique).
Mercredi 21, vendredi 23, mardi 27, mercredi 28, jeudi 29, 20 h 30 et samedi 31 décembre, 21 h 30 : The Eggs, Bruxelles (Belgique).
Vendredi 20 janvier 2012, 20 h 30 : Salle Louis Aragon, Saint-Dizier (France).
Samedi 21 janvier, 20 h 30 : Théâtre Beaumarchais, Amboise (France).
Lundi 23 janvier, 20 h 30 : Agoreine, Bourg-la-Reine (France).
Vendredi 27 janvier, 20 h 30 : Théâtre Le Sémaphore, Port-de-Bouc (France).
À suivre...

Gil Chauveau
Mercredi 2 Février 2011

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






    Aucun événement à cette date.



À découvrir

"Sabordage" Comme une synthèse de la modernité… une implosion écologique à venir, avenir sombre de notre monde…

Elle fut riche et belle, plaisante et paradisiaque, pays de cocagne… puis devint consommatrice et opulente, industrieuse, minière et calamité écologique, pour finir mendiante et désespérée, à l'avenir destructif d'une future terre qui coule à pic… C'est la "belle" histoire de l'île de Nauru*, miroir de notre prochain anéantissement - au délicat (!) mais définitif intitulé "6e extinction de masse" -, qui nous est contée par le talentueux Collectif Mensuel.

Narration aux allures de débats, de commentaires, d'échanges réalistes… Scénographie en une forme d'actions documentaires, visible au lointain par report vidéo "en direct", en rappel de notre monde de l'image, expression ironique de nos chaînes d'infos en continu pour une structure créative d'un théâtre pédagogique, d'un reportage théâtralisé… Car ici tout est vrai, le drame, les horreurs économiques, le dézingage des ressources et de l'environnement… le sabordage de l'île a vraiment eu lieu, sans parler des perspectives radieuses d'une fin en version sous-marine !

Le récit - dans un préambule exposant un éden de rêve aux allures de paradis touristique, sis à quelques encablures de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (près de 2 700 km quand même !) - se construit sur un montage cinématographique et télévisuel où le collectif puise dans les séries et films des années soixantes-dix quatre-vingt, tous célèbres et ancrées dans nos imaginaires collectifs…

Gil Chauveau
11/10/2019
Spectacle à la Une

FAB 2019 "Concours européen de la chanson philosophique" La philosophie mise en musique dans un dispositif à faire kiffer "l'euro-vision"

Massimo Furlan, performer suisse mâtiné d'Italien, était dans ses jeunes années fan de l'Eurovision, de ses paillettes éblouissantes et de ses bluettes sentimentales réunissant joyeusement sa famille autour du petit écran. Près d'un demi-siècle plus tard, c'est la grande avant-scène du Carré qui le projette sous les sunlights en splendide ordonnateur - flanqué d'une superbe créature en robe lamé - de deux soirées "enchantées" dédiées à une vision de notre Monde. Comme quoi divertissement populaire et réflexion de pointe peuvent rimer ensemble…

FAB 2019
Reconstituant somptueusement le décorum kitsch du concours de l'Eurovision ayant à jamais impressionné ses premières émotions artistiques, le performer semble jubiler en détournant "sérieusement" le répertoire d'origine pour proposer un récital de onze chansons dont l'écriture a été confiée par ses soins à des philosophes, sociologues et autres chercheurs sachant penser le monde. L'interprétation de ces textes métaphoriques revient à des artistes costumés de manière délirante, projetés en direct par un vidéaste décuplant leur truculente présence scénique sur les notes d'un orchestre en live.

Quant au Jury réuni sur une singulière estrade roulante dénotant avec sa "notabilité", il est composé d'éminents professeurs d'université et sommités intellectuelles se prêtant avec grâce et bonheur au jeu de leur interprétation avant d'attribuer leur note. Le public - le genre l'impose - est sollicité en permanence afin de faire entendre également "sa voix" captée par un "votaton" chargé d'enregistrer le volume d'applaudissements attribué à chaque candidat.

Yves Kafka
15/10/2019
Sortie à la Une

"Fake"… Un "Peer Gynt" pour explorer le monde de l'info et de l'intox

"Fake - Tout est faux, tout est fou", Gare de l'Est, Paris

L'homme vagabonde sous les toits ferroviaires, au carrefour des âmes voyageuses… il est conteur. Peer Gynt partit aussi à l'aventure, cheminant entre rêve et réalité. Le narrateur s'en inspire pour démêler le vrai du faux… de notre réalité… Extraire le fake à l'ère des news…

Spectacle déambulatoire, performance de rues (ici intérieure), Fake convoque un conteur, un concepteur compositeur, des musiciens, pour une exploration d'un nouveau type où le spectateur, équipé d'un casque audio, se laisse emmener, au sens littéral comme virtuel dans une promenade découverte entre vraies et fausses informations.

Dans ce périple artistique, ce dernier garde toute liberté d'action, plus précisément de mouvements, déambulant dans l'espace proposé au fil de ses envies, de ses inspirations ou guidé par l'histoire, narration sonore, vocale et musicale, composée en direct et diffusée dans le casque et/ou influencé par la vue, le cheminement de l'acteur, Abbi Patrix, interprétant à sa façon Peer Gynt, exprimant son ressenti du lieu, posant des questions sur la véracité du réel ou interrogeant le badaud passant.

Les éléments sonores audibles dans le casque sont superposés, sans apparente cohérence mais peuvent stimuler ou orienter la perception du spectateur qui fait le choix d'être actif ou passif, ponctuellement ou de manière permanente, redevenant alors un simple observateur.

Gil Chauveau
10/10/2019