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Théâtre

Festival Tons Voisins… Rencontres internationales de musique de chambre

Du 14 au 17 octobre 2020, le Festival Tons Voisins connaîtra sa 14e édition à Albi en célébrant le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven.



Lors de la 8e édition en juin 2014 © DR.
Lors de la 8e édition en juin 2014 © DR.
Le pianiste Denis Pascal, directeur artistique et fondateur du festival avec son épouse Marie-Paule Milone, dans leur ville natale d'Albi, tient à placer l'événement cette année sous la triple qualification de la nécessité, de l'émotion et de l'excellence.

S'impose évidemment la nécessité du maintien d'un festival de musique de chambre en temps de pandémie afin de rassembler les spectateurs et les artistes sous le signe du partage de la beauté de la musique. Que chercher d'autre que l'émotion de faire vivre l'œuvre et l'héritage d'un monstre sacré, Beethoven, à l'occasion de la commémoration de sa naissance ? S'impose tout autant ici à Albi, la promotion de l'excellence d'artistes confirmés ou de jeunes talents en une époque où leur survie est problématique.

On y célébrera de surcroît le Romantisme allemand et on voyagera à travers les siècles : on ne manquera pas de juger de l'influence des œuvres du Maître de Bonn sur ses descendants sans se priver d'un éclairage sur ses propres racines. Le public retrouvera donc Mozart, Schubert, Brahms, Schumann, Wagner, Rachmaninov et Richard Strauss.

© Studio H2G.
© Studio H2G.
Du jeudi 15 au samedi 17 octobre, deux à trois concerts quotidiens seront donnés à Albi au Grand Théâtre, au Théâtre des Lices et en l'église Saint-Jean de Rayssac. Le concert d'ouverture du mercredi 14 octobre résonnera en l'église Labastide Dénat de Puygouzon avec la flûtiste Mathilde Caldérini, Marie-Paule Milone (mezzo et violoncelle) et Denis Pascal au piano pour une soirée "Beethoven et Wagner".

Tout le long du festival, les spectateurs applaudiront aussi d'autres talentueux artistes tels que les prometteurs enfants des fondateurs, Alexandre et Aurélien, l'excellent pianiste Adam Laloum et Nathanaël Gouin, entre nombreux autres.

14e édition du Festival Tons Voisins.
Du 14 au 17 octobre 2020.
Renseignements et réservations :
Auprès de la Scène Nationale d’Albi, Hall du Grand Théâtre, place de l'amitié entre les peuples, Albi (81).
Du mardi au samedi de 13 h à 18 h 30.
Tél. : 05 63 38 55 56.
accueil@sn-albi.fr
>> tons-voisins.com

Christine Ducq
Lundi 5 Octobre 2020

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© Alexandre Pupkins.
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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