La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Pitchouns

Du 8/07 au 31/07/2011, Théâtre du Bourg-Neuf, Avignon Off, "Puck"

Après sa création dans l'Oise, son passage au Festival Baroque de Pontoise, au Théâtre de l’Épée de Bois et au Festival de Sully-sur-Loire, la Compagnie de Mars emmène "Puck" à Avignon. Spectacle familial pour petits (à partir de 5 ans) et grands, il est inspiré du "Songe d'une Nuit d’Été" de William Shakespeare... où la musique remplace les mots pour exprimer les émotions, des plus nobles aux moins inavouables !



Du 8/07 au 31/07/2011, Théâtre du Bourg-Neuf, Avignon Off, "Puck"
Les lumières de la salle sont allumées. La femme de ménage passe l'aspirateur.
Lysandre, le luthiste, entre et demande des chaises à la femme de ménage qui est portugaise ou brésilienne... on ne sait pas trop. La femme de ménage a de la barbe mais ça ne fait rien, ce sont des choses qui arrivent. Elle trouve quatre chaises bizarres, des sortes de tabourets recouverts de végétation...
Lysandre installe tant bien que mal ces tabourets et commence à accorder son instrument. Arrivent ses trois collègues, Hermia, Hélène et Démétrius. Chacun sort son instrument de sa boîte. L'accord se transforme en thème musical (improvisation sur une chaconne).
Petit à petit, les lumières changent et deviennent douces et feutrées : la musique transporte les musiciens dans un autre monde, celui de la forêt de Puck. Un arbre étrange trône au centre de cette forêt, il porte des instruments, des flûtes, des percussions...
Puck, elfe vif et malicieux, fait son entrée, attiré par la musique. Chic, des musiciens ! Il attrape une flûte, et c'est parti pour 45 minutes de délire. Par le truchement de la magie de Puck, chacun des personnages rencontre l'amour, la joie, la jalousie et la colère, le désespoir et l'indifférence...
Les musiques, choisies selon l'émotion ressentie par les protagonistes, sont interprétées par tous ou certains, selon l'action. Elles représentent les sentiments des personnages, des disputes et des batailles, des duos d'amour, des parades de séduction, etc. Le retour à la réalité est brutal : le téléphone portable d'un des musiciens se met à sonner. Puck disparaît : retour aux lumières crues de la salle de répétition. Les musiciens sortent de leur rêve, un peu sonnés, ils remballent leurs instruments lentement... avec l'étrange sensation d'avoir fait bien plus qu'une simple répétition.

Conception et mise en scène : Marie-Laure Desbordes.
Avec l’œil complice de François Godart de la Comédie de Picardie.
Avec : Viviana Gonzalez Careaga (rôle de Hermia et viole de gambe), Éveline Moser (Hélène et violon baroque), Augusto de Alencar (Puck et percussions, flûtes à bec), Boris Benezit (Demetrius et flûtes à bec), Florent Marie (Lysandre et luth et guitare).
Lumières : Fred Guasp.
Décors et costumes : Céline Roger & Gérald Cormier.
Durée du spectacle : 50'.
Spectacle jeune public à partir de 5 ans.

Du 8 au 31 juillet 2011.
Tous les jours à 17 h 45.
Théâtre du Bourg-Neuf, 5 bis, rue du Bourg-Neuf, Avignon.
Tél. : 04 90 85 17 90.
www.bourg-neuf.com

Annonce
Vendredi 24 Juin 2011

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives





    Aucun événement à cette date.



À découvrir

"Sabordage" Comme une synthèse de la modernité… une implosion écologique à venir, avenir sombre de notre monde…

Elle fut riche et belle, plaisante et paradisiaque, pays de cocagne… puis devint consommatrice et opulente, industrieuse, minière et calamité écologique, pour finir mendiante et désespérée, à l'avenir destructif d'une future terre qui coule à pic… C'est la "belle" histoire de l'île de Nauru*, miroir de notre prochain anéantissement - au délicat (!) mais définitif intitulé "6e extinction de masse" -, qui nous est contée par le talentueux Collectif Mensuel.

Narration aux allures de débats, de commentaires, d'échanges réalistes… Scénographie en une forme d'actions documentaires, visible au lointain par report vidéo "en direct", en rappel de notre monde de l'image, expression ironique de nos chaînes d'infos en continu pour une structure créative d'un théâtre pédagogique, d'un reportage théâtralisé… Car ici tout est vrai, le drame, les horreurs économiques, le dézingage des ressources et de l'environnement… le sabordage de l'île a vraiment eu lieu, sans parler des perspectives radieuses d'une fin en version sous-marine !

Le récit - dans un préambule exposant un éden de rêve aux allures de paradis touristique, sis à quelques encablures de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (près de 2 700 km quand même !) - se construit sur un montage cinématographique et télévisuel où le collectif puise dans les séries et films des années soixantes-dix quatre-vingt, tous célèbres et ancrées dans nos imaginaires collectifs…

Gil Chauveau
11/10/2019
Spectacle à la Une

FAB 2019 "Concours européen de la chanson philosophique" La philosophie mise en musique dans un dispositif à faire kiffer "l'euro-vision"

Massimo Furlan, performer suisse mâtiné d'Italien, était dans ses jeunes années fan de l'Eurovision, de ses paillettes éblouissantes et de ses bluettes sentimentales réunissant joyeusement sa famille autour du petit écran. Près d'un demi-siècle plus tard, c'est la grande avant-scène du Carré qui le projette sous les sunlights en splendide ordonnateur - flanqué d'une superbe créature en robe lamé - de deux soirées "enchantées" dédiées à une vision de notre Monde. Comme quoi divertissement populaire et réflexion de pointe peuvent rimer ensemble…

FAB 2019
Reconstituant somptueusement le décorum kitsch du concours de l'Eurovision ayant à jamais impressionné ses premières émotions artistiques, le performer semble jubiler en détournant "sérieusement" le répertoire d'origine pour proposer un récital de onze chansons dont l'écriture a été confiée par ses soins à des philosophes, sociologues et autres chercheurs sachant penser le monde. L'interprétation de ces textes métaphoriques revient à des artistes costumés de manière délirante, projetés en direct par un vidéaste décuplant leur truculente présence scénique sur les notes d'un orchestre en live.

Quant au Jury réuni sur une singulière estrade roulante dénotant avec sa "notabilité", il est composé d'éminents professeurs d'université et sommités intellectuelles se prêtant avec grâce et bonheur au jeu de leur interprétation avant d'attribuer leur note. Le public - le genre l'impose - est sollicité en permanence afin de faire entendre également "sa voix" captée par un "votaton" chargé d'enregistrer le volume d'applaudissements attribué à chaque candidat.

Yves Kafka
15/10/2019
Sortie à la Une

"Si Hoffmann était conté" à la Salle Gaveau

La Croisade Lyrique, créée en 2018 par Thierry Dran, propose un nouveau spectacle, "Si Hoffmann était conté", à la Salle Gaveau le 10 décembre 2019. Un spectacle en forme d'enquête musicale à voir à partir de dix ans.

La Croisade Lyrique entend emmener en tournée et populariser des opéras et opérettes revisités pour raconter le monde d'aujourd'hui de façon comique et poétique et, ce, à destination d'un large auditoire. En décembre, c'est Jacques Offenbach qui sera à l'honneur à Paris à l'occasion du bicentenaire de sa naissance. Désacraliser le genre lyrique étant un des objectifs de la Croisade Lyrique, ce nouveau spectacle entend mettre le poète et nouvelliste E. T. A. Hoffmann - protagoniste romantique du seul opéra d'Offenbach - au cœur d'une enquête écrite et mise en scène par Thierry Dran, un talentueux chanteur lyrique des années quatre-vingt que les amateurs du grand art n'ont pas oublié.

Avec quatre ténors, deux sopranos, un chœur d'enfants et une marionnette accompagnés du pianiste Emmanuel Massarotti, la proposition de Thierry Dran entend percer le mystère (grâce à un inspecteur très spécial) du poète allemand tel qu'on le connaît comme artiste et tel qu'il est dessiné dans l'opéra d'Offenbach - un compositeur qui dut prendre plus de vingt ans pour l'écrire sans jamais pouvoir en livrer une version définitive.

Christine Ducq
15/09/2019