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Théâtre

Dans "La véritable histoire du cheval de Troie" est proposé un véritable avatar du conte !

Guillaume Edé et Claude Gomez (à l'accordéon chromatique) disent la véritable histoire du cheval de Troie. Et pour ce faire, le jugement de Pâris et l'enlèvement d'Hélène, et la guerre qui s'ensuit, et la destruction de la ville, et le massacre de ses habitants, et l'exil des survivants dont le célèbre Énée qui (selon Virgile) à l'issue de son long exil fonda Rome.



© Alexandra de Laminne.
© Alexandra de Laminne.
Le récit tenu par le spectacle est des plus simples et des plus clairs. Dans cette adaptation des textes croisés de "L'Iliade", de "L'Odyssée" d'Homère et de "L'Énéide" de Virgile, tous trois devenus mythiques, le spectateur est tout heureux de comprendre et de connaître des détails oubliés. Car ces récits, gloire pour les uns et désespoir pour les autres restent bien vivants plus de deux mille ans plus tard.

Et le spectateur plonge avec délice dans un monde de légende. Le spectacle grâce à son multilinguisme efficace captive.

À la langue française est dévolue la partie dramatique du récit. Aux langues étranges et étrangères archaïques, si proches du sanskrit, que sont le macédonien et le romani, l'épopée lyrique. Scandée, chantée. Et dans cette alternance naît une forme de noblesse soutenue par la beauté. Est noué un fil du souvenir de l'exil et de l'errance.

Le souffle de l'accordéon accompagne, guide, amplifie, pousse vers la gestuelle comique ou la déploration tragique.

Portée par un personnage en veste et gilet et chapeau à petits bords, debout sur une mosaïque de kilims, la vieille histoire atteint sa nouvelle vie, rejoint nos jours travaillés par l'actualité. Celui du long périple de l'exil qui fonde un présent. Comme Virgile le fit pour Énée.

Dans "La véritable histoire du cheval de Troie", se révèle tout l'art du conteur primitif qui, pris par le rythme, la vitalité, l'énergie, dit, chante et danse. Tout l'art du stentor. Tout l'art de l'aède. Est proposé un véritable avatar du conte.

Le public ovationne.

"La véritable histoire du cheval de Troie"

© Alexandra de Laminne.
© Alexandra de Laminne.
Textes : Virgile et Homère.
Mise en scène et adaptation : Claude Brozzoni.
Avec : Guillaume Edé (comédien et chanteur) et Claude Gomez (musicien).
Composition musicale : Claude Gomez.
Costumes : Pascale Robin.
Scénographie : Élodie Monet.
Lumière : Nicolas Faucheux.
Cie Brozzoni.
Durée : 55 minutes.
Tout public à partir de 9 ans.

Du 2 septembre au 16 décembre 2019.
Lundi à 21 h.
Théâtre Les Déchargeurs, Salle Vicky Messica, Paris 1er, 01 42 36 00 50.
>> lesdechargeurs.fr

© Alexandra de Laminne.
© Alexandra de Laminne.
Tournée 2019/2020
1er octobre 2019 : Médiathèque, St Jean d'Arvey (73).
5 au 7 novembre 2019 : La Nef - Manufacture d'utopies, Pantin (93).
21 et 22 novembre 2019 : Théâtre du Briançonnais, Briançon (05).
10 au 14 décembre 2019 : Bonlieu Scène nationale, Annecy (74).
31 janvier et 2 février 2020 : La Station Théâtre, La Mézière (35).
4 au 8 février 2020 : Théâtre Toursky, Marseille (13).
4 et 5 mai 2020 : La ferme de Bel Ébat, Guyancourt (78).

Jean Grapin
Lundi 9 Septembre 2019

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© Les Joues Rouges.
Boris Vian (1920-1959), l'homme aux mille qualités artistiques et aux mille vies. Scientifique, démarrant sa vie professionnelle à l'AFNOR (Agence Française de NORmalisation), musicien, écrivain, nouvelliste, chroniqueur, chanteur, poète, dramaturge, critique musical, directeur artistique, Satrape du collège de Pataphysique, il a touché, marqué et influencé différents domaines de l'art. Grand animateur de Saint-Germain-des-Prés où il a été l'un des premiers musiciens du célèbre Tabou, il avait pour passion le jazz et a joué un moment en tant que trompettiste dans le groupe de Claude Luter (1923-2006). Il a influencé des artistes comme Gainsbourg (1928-1991) par ses compositions et ses interprétations. Sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, il a écrit aussi des romans, de type américain, dont le plus connu, "J'irai cracher sur vos tombes" (1946), lui a valu autant la célébrité que les ennuis fiscaux.

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Safidin Alouache
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© Matthieu Lionnard.
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Gil Chauveau
21/09/2022