La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Humour

Christophe Alévêque et Serena Reinaldi : "C'est mieux à deux" ou la véritable histoire de Maddy et JC !

"C'est mieux à deux", La baie des singes, Cournon d'Auvergne, Puy-de-Dôme

Alévêque est infatigable... Après plusieurs one-man-show humoristiques plutôt corrosifs, principalement axés sur la politique et l'actualité, et un premier duo ("Ciao Amore" avec Serena Reinaldi), il est de retour pour une nouvelle création à deux sur le couple, l’amour, les relations entre les hommes et les femmes, conçue avec la même partenaire, Serena Reinaldi, également sa compagne à la vie.



Serena Reinaldi et Christophe Alévêque © Laurence Navarro.
Serena Reinaldi et Christophe Alévêque © Laurence Navarro.
Serena Reinaldi et Christophe Alévêque sont venus préparer leur nouveau spectacle au Théâtre, scène conventionnée d'Auxerre, à l'occasion d'une résidence de deux semaines, sous l’œil attentif du metteur en scène Philippe Sohier, collaborateur fidèle des productions d'Alévêque.

Intitulée "C'est mieux à deux", cette pièce est la véritable histoire de Maddy alias Marie-Madeleine et JC alias Jésus Christ ou inversement ! Avec comme support la Bible... une rencontre - enfin ! - révélée, pour la première fois et sans concession.

Ce spectacle veut dénoncer la place et surtout la non-place des femmes dans la société. Parité, égalité, évolution des équilibres entre les deux sexes, nouvelle place des femmes... qui "bougent" plus vite que les hommes, etc., tout cela a généré de nombreuses tensions au fil des siècles.

Christophe Alévêque © Laurence Navarro.
Christophe Alévêque © Laurence Navarro.
Pourtant, cela fait 2 000 ans que la rencontre mythique entre JC et Maddy s'est faite... Mais grâce ou à cause d’interprétations abracadabrantesques sur ce couple fondateur, les mâles ont pendant longtemps échappé à l’aspirateur. Les chefs cuisiniers restent beaucoup plus nombreux que les femmes alors que ces dernières sont beaucoup plus nombreuses à cuisiner... et plein d'autres exemples encore.

"C'est mieux à deux" veut rétablir la vérité (Enfin... leur vérité !) avec des propos réalistes, en montrant le rapport homme-femme dans notre société actuelle, parfois grinçant, parfois dérisoire, sans tabous, souvent lucide et juste.

Et cette vérité n’est pas pire que le mensonge des autres... Peut-être une manière de nous faire réfléchir, et aussi d'en rire !

"C'est mieux à deux"

Serena Reinaldi et Christophe Alévêque © Laurence Navarro.
Serena Reinaldi et Christophe Alévêque © Laurence Navarro.
Création de Christophe Alévêque et Serena Reinaldi.
Mise en scène : Philippe Sohier.
Lumière : Cyril Hamès.
Musique: Maxime Perrin.
Coproduction CALM Production et Production Juste pour rire avec le soutien de la scène conventionnée d'Auxerre Le Théâtre.

Ce spectacle a été créé du 17 au 20 octobre 2012 dans le cadre d'une résidence au Théâtre à Auxerre.
Il a été joué les 24 et 25 octobre à Reims au café-théâtre A l'affiche.
6 et 8 décembre 2012.
La baie des singes, Cournon d'Auvergne (63), 04 73 77 12 12.
>> baiedessinges.com

Serena Reinaldi et Christophe Alévêque © Laurence Navarro.
Serena Reinaldi et Christophe Alévêque © Laurence Navarro.
Laurence Navarro : photographe, correspondante de la région Bourgogne pour la Revue du Spectacle.
>> navarro-photo.odiapo.com

Laurence Navarro et Gil Chauveau
Vendredi 26 Octobre 2012

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives








À découvrir

•Off 2019• Antioche… Contradictions contemporaines… entre confort matérialiste et exaltation romantique

L'histoire se passe au Québec. Dans "Antioche" de Sarah Berthiaume, Antigone est une adolescente un peu foutrac, qui fait un peu n'importe nawak avec son djin troué et sa toga praetexta. Normal, elle voudrait jouer Anouilh et son Antigone, et articuler parfaitement le Français standard plutôt que jouer les fièvres du samedi soir…

•Off 2019• Antioche… Contradictions contemporaines… entre confort matérialiste et exaltation romantique
… Quant à sa copine Jade, elle ne vaut pas mieux qui s'emmure dans les toiles d'Internet, universelle araigne maléfique, pendant que sa mère qui a fui la Syrie fait des listes de mots pour les mémoriser.

Dans cette terre d'exil et d'accueil, dans cette terre d'immigration qui mêle réfugiés du Proche-Orient et descendants des acadiens entourés d'Anglais, cette terre qui veut échapper au globish et se pose la question de sa présence au monde, les deux copines rêvent de fugues, vivent intensément le sentiment de la liberté ou de l'enfermement. C'est que le confort matérialiste ou l'exaltation romantique sont autant de pièges à éviter. Pour elles le retour aux origines est problématique. La pièce noue les contradictions contemporaines.

Le langage est populaire, direct et inventif. Et le spectacle évolue de la comédie populaire et farcesque au drame suspendu au dessus des têtes. Les personnages connaissent des paroxysmes et dans les allers et les retours de leurs rêves, dans leurs errances, leurs désirs de fugues se lit la construction d'une mémoire et d'une identité. Jusqu'à ce que les deux héroïnes, en bordure du danger, croisent le chemin de la fatalité et du destin. Le retour aux origines devient tentation de l'intégrisme, du terrorisme.

Jean Grapin
29/06/2019
Spectacle à la Une

•Off 2019• La dernière bande Enregistrements magnétiques… performance à donner la banane !

Quand du noir complet, le faisceau de lumière de l'ampoule tombant des cintres coiffe le crâne dégarni et blanchi de Denis Lavant, hiératique derrière un bureau métallique fatigué, les yeux aimantés par un magnétophone à bande posé devant lui et absorbant dans la nuit magnétique toute son énergie, on se dit que la magie du théâtre est un leurre qui nous ravit au double sens…

•Off 2019• La dernière bande Enregistrements magnétiques… performance à donner la banane !
Plus rien n'existe alors que ce fabuleux homme né pour le théâtre qui s'apprête devant nous à renouer avec l'univers insolite de Samuel Beckett, dont il a interprété sur cette même scène des Halles, "Cap au pire" (2017), mis en jeu par le même Jacques Osinski.

Et le (très) long silence qui s'ensuit instille, dans le droit fil du choc liminaire, une étrangeté en osmose avec l'univers du dramaturge irlandais. Puis, émergeant de sa torpeur contemplative, "il" rapproche à quelques millimètres de son œil, que l'on devine à moitié aveugle, une clé extraite du fouillis de son veston loqueteux. Si le premier tiroir ouvert contenant une bobine ne l'intéresse pas dans l'immédiat, l'autre dans lequel il plonge à nouveau sa tête lui offre… une banane ! Épluchée soigneusement, elle va être tenue en bouche avant d'être mangée. La peau jetée sur le sol, lui vaudra une glissade digne d'un Buster Keaton sorti d'un film muet.

Yves Kafka
07/07/2019
Sortie à la Une

•Off 2019• Le dernier Ogre Conte slamé et "bio-éthique" à dévorer tout cru

D'abord dire le choc artistique lié au mix d'un slam magnétique, d'une voix parlée aux résonances philosophiques, d'une musique live et de live painting se répondant l'une et l'autre, le tout réuni sur le même plateau pour créer l'univers poétique où deux histoires différentes - quoique… - se rencontrent au point de chute. Les contes partagent cela en commun, ils "parlent" au-delà de leur contenu et réservent des surprises "sans fin" qui nous mettent en appétit (d'ogre).

•Off 2019• Le dernier Ogre Conte slamé et
Ensuite, dire que l'on ne doit pas se laisser abuser par le mot conte… Comme beaucoup de contes, il n'est pas destiné aux enfants même s'il peut être vu avec intérêt par eux aussi… ne serait-ce que pour qu'ils expliquent aux adultes que leur faim de bien faire - rêve d'une vie bio et écologique à tous crins - peut s'avérer à la fin, "une vraie tuerie"…

(Il était une fois) un ogre dont i["À [son] retour [sa] douce avait dressé la table/Préparée comme jamais des mets gorgés d'odeur"]i (il parle, l'ogre, en alexandrins slamés) et qui aimait ses sept filles plus que tout au monde, les bisoutant, les cajolant et veillant à ce que rien ne leur manquât de nourriture raffinée et autres conforts domestiques. Un père de famille au-dessus de tout soupçon…

Certes, les mets gorgés d'odeurs mijotés par sa femme ogresse étaient exquis à son goût mais ogre il était, et son penchant "naturel" pour la chair fraîche humaine ne pouvait longtemps rester au garde-manger.

Yves Kafka
27/07/2019