La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
À l'affiche

Avignon Off 2023 >> "Cabosse ou la particularité"

À partir de son histoire vécue, l'auteure Fanny Corbasson nous invite à découvrir une part de son enfance et de sa particularité. Un bel hymne à la vie !



© Denis Guex.
© Denis Guex.
Cabosse est née avec une particularité.
C'est dans le ventre de sa maman que ça s'est produit.
Quand elle est arrivée, le travail de fabrication s'était un peu mal passé. Rien de bien grave.
Mais les grands, ils ont tout de suite trouvé que ça n'allait pas et que s'ils ne faisaient rien, elle serait malheureuse toute sa vie. Et eux aussi.
Alors Cabosse s'écrit à elle, quand elle sera adulte, sage. À n'ouvrir pas avant d'être "finie de fabriquer".

Presse avant-première festival d'Avignon
"Un bel hymne à la vie. L'écriture de Fanny Corbasson est fine délicate et ciselée. Les touches de poésie et d'humour renforcent davantage le propos, elle joue avec une rare et précieuse simplicité, et le rire se mêle à l'émotion", Les artsliants.
"Un spectacle émouvant et authentique joué et écrit par une comédienne au charme pétillant qui donne à son personnage enfant toute sa complexité", Fanny Inesta.
"Ce regard sur l'enfance est juste, plein de gentillesse, de finesse et de délicatesse. La comédienne incarne à merveille cette petite fille, elle se représente avec beaucoup de naturel, elle nous montre que les particularités ne sont pas des singularités qui placent son possesseur à part et le marquent au fer rouge. C'est vif, tonique enjoué. Du très beau travail loin de la majorité des fadaises pour enfants qui peuplent les scènes trop souvent", J.-M. Gauthier, RegArts.
"Un spectacle émouvant sur la différence qui constitue l'identité de chacun de nous, et donc sur l'acceptation de nous-même qui seule nous permettra de vivre pleinement notre vie d'adulte", J.-P. Martinez, Libre-théâtre.

"Cabosse ou la particularité"
Texte : Fanny Corbasson.
Mise en scène : Gilles Droulez.
Avec : Fanny Corbasson.
Direction d'acteur : Françoise Dasque.
Scénographie et lumière Denis Guex.
Par la Compagnie Les Affamés.
Spectacle tout public à partir de 8 ans.
Durée 65 minutes.
Production 2023.

Soutenu par le département de l'Ardèche, la Communauté de communes Beaume-Drobie, les communes de Saint-Paul-Le-Jeune, Banne, Meyras, Vernon, Largentière…

Du 7 au 29 juillet 2023.
Tous les jours à 11 h 25. Relâche le lundi.
Théâtre de la Porte Saint-Michel, 23, rue Saint-Michel, Avignon.
Réserver vos places sur :
>> TicketOff
>> Billereduc

Annonce Off 2023
Vendredi 9 Juin 2023

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives | Avignon 2021 | Avignon 2022 | Avignon 2023 | Avignon 2024 | À l'affiche ter





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À découvrir

"Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud.
Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !

© François Vila.
Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier "Ma bohème" dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.

Beauté ! Comment imaginer qu'un jeune homme de 17 ans à peine puisse écrire de si sublimes poèmes ? Relire Rimbaud, se plonger dans sa bio et venir découvrir ce seul en scène. Voilà qui fera un très beau de cadeau de Noël !

C'est de saison et ça se passe donc à l'Essaïon. Le comédien prend corps et nous invite au voyage pendant plus d'une heure. "Il s'en va, seul, les poings sur son guidon à défaut de ne pas avoir de cheval …". Et il raconte l'histoire d'un homme "brûlé" par un métier qui ne le passionne plus et qui, soudain, décide de tout quitter. Appart, boulot, pour suivre les traces de ce poète incroyablement doué que fut Arthur Rimbaud.

Isabelle Lauriou
25/03/2024
Spectacle à la Une

"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire

Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.

© Christophe Raynaud de Lage.
Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.

Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.

Safidin Alouache
21/03/2024
Spectacle à la Une

"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.

© Olivier Werner.
Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.

Dans ce monologue dans lequel alternent passé et présent, souvenirs et réalité, Sami Bouajila déploie une gamme d'émotions très étendue allant d'une voix tâtonnante, hésitante pour ensuite se retrouver dans un beau costume, dans une autre scène, sous un autre éclairage, le buste droit, les jambes bien plantées au sol, avec un volume sonore fort et bien dosé. La voix et le corps sont les deux piliers qui donnent tout le volume théâtral au caractère. L'évidence même pour tout comédien, sauf qu'avec Sami Bouajila, cette évidence est poussée à la perfection.

Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
12/03/2024