La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Théâtre

Avignon Off 2015 "Un Malade Imaginaire" qui fait la part belle à la Commedia dell'Arte !

Argan, malade imaginaire de son état, dilapide son argent en remèdes et purgations et pousse la comédie jusqu'à vouloir marier sa fille Angélique à un médecin. Excédés par sa conduite, sa famille et sa coquine de servante, Toinette, entendent bien lui remettre les pendules à l'heure.



© Cie Alegria.
© Cie Alegria.
Pour sa première participation au Festival Off d'Avignon en tant que compagnie professionnelle, Alegría a choisi d’emmener sa création la plus récente, "Le Malade Imaginaire" de Molière. Fidèle aux sources d’inspiration de Molière - la farce, le théâtre de tréteaux et la comédie italienne - la mise en scène puise très largement dans la Commedia dell'Arte.

Ici, les codes primordiaux de la Commedia, les jeux de scène, la vivacité des échanges et l'importance du langage corporel se mêlent à une intrigue complexe qui fait se croiser thématiques de la farce, habiles stratagèmes et intrigues classiques des amoureux contrariés de la comédie. Les effets comiques et lazzi en pagaille donnent au texte une dimension plus loufoque, sans pour autant dénaturer le tragique indéniable de certaines situations, l'art de la Commedia ne servant qu’à étendre la réception de l'œuvre au public le plus large possible.

© Cie Alegria.
© Cie Alegria.
Les fameux intermèdes, origine de l’appartenance de la pièce au genre de la comédie-ballet, sont également repensés sous les auspices de la Commedia : jeux masqués, chorégraphies baroques et aboutissement grandiose - cérémonie burlesque en latin macaronique par un chœur de faux médecins - qui s'achève par un hommage au génie de Molière et une humble révérence à sa remarquable contribution à l'Histoire du théâtre.

Mot du metteur en scène :

"Le Malade Imaginaire" est la pièce testament de Molière. On y parle de la vie, de la maladie et de la mort dans un tourbillon d'émotions destiné à envoûter les spectateurs afin de les faire pleurer, rire et réfléchir sur les méfaits et les bienfaits de ce monde. Cette œuvre représente pour tous les acteurs du monde la "mort imaginaire" de ce géant de la culture du Théâtre populaire que fut Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. "Mort imaginaire" car Molière est toujours bien vivant et présent pour nous indiquer le chemin à suivre et faire triompher, grâce à la représentation théâtrale, le bon sens et la justice.

"Cette pièce, inspirée de la Commedia dell'Arte, voit naître un souffle nouveau grâce aux exploits de la compagnie Alegría qui, entre masques et chansons, musiques et duels, nous offrent un vrai moment de théâtre dans lequel on ne voit pas le temps passer !" La Provence, 2014.

"Le Malade Imaginaire"

Texte : Molière.
Mise en scène : Carlo Boso.
Avec : Emilien Audibert, Rym Bourezg, Laurie-anne Macé, Emanuele Contadini, Marie Giros, Issam Kadichi, Thibaut Kizirian, Simon Lapierre, Davide Lazzaretto, Clovis Rampant, Mélanie Samie-Foucart.
Chorégraphie: Nelly Quette.
Direction Musicale: Sinda Elatri.
Pantomime: Elena Serra.
Masques: Stefano Perocco Di Meduna.
Costumes: Agathe Helbo et Céline Curutchet.
Durée du spectacle: 1 h 40.
Compagnie Alegria.

Avignon Off Du 5 AU 26 juillet 2015.
Tous les jours à 20 h, relâches les 9, 14 et 21.
Cour du Barouf, 7 bis, rue Louis Pasteur, Avignon.
Tél : +33 (0)4 90 82 15 98
>> courdubarouf.com

Compagnie Alegria
11, rue Costes et Bellonte,
77330 Ozoir-la-Ferrière.
Tél: + 33 7 88 30 78 16.
Mail : lacompagniealegria@gmail.com
Site internet : www.compagniealegria.com
Facebook : Cie Alegría.

Annonce Publicitaire
Lundi 29 Juin 2015

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives





    Aucun événement à cette date.



À découvrir

Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine

Ça commence limite "foutage de gueule", genre numéro de cirque en guise d'attraction préambulaire… Après le combat de catch de nains, pourquoi un match de foot féminin pour ouvrir la kermesse annuelle du journal L'Union à Reims ! Sauf que… les choses vont prendre une tournure inattendue… Avec une coupe du monde à la clé ! C'est la nouvelle et formidable histoire de femmes que nous racontent Pauline Bureau et sa compagnie.

Ah le foot, le foot, le foot… Oui, mais en version féminine, pour une étonnante aventure humaine
Reims, été 68. Dans la perspective d'un événement footballistique important, coach et cadres de l'équipe locale cherche une attraction en préambule de la confrontation sportive… Et pourquoi pas des femmes courant après un ballon, c'est original et rigolo, du jamais vu !* Des filles sur un terrain de foot, voilà un divertissement apte à régaler les mâles… majoritaires sur les gradins.

S'ensuit un appel à candidates qui, à la grande surprise de l'initiateur (Nicolas Chupin), répondent présentes. Mais son étonnement est total quand il les voit taper dans le ballon ; et jouer avec enthousiasme, aisance, rapidité et une immense liberté, sans retenue. Elles ont entre 16 et 32 ans, venant d'horizons différents, et sont bien décidées à faire de cette mauvaise plaisanterie divertissante l'aventure de leur vie.

Et, ici, Pauline Bureau nous rappelle que l'histoire du football féminin est indissociable de l'évolution de la société et de ses luttes. Femmes footballeuses, femmes ouvrières, l'un peut être l'échappatoire de l'autre, enquête historique, en quête d'histoire… Plusieurs aspects de la condition de la femme sont abordés, montrés. Et dans les années soixante, de la famille à l'usine, les exemples ne manquent pas, actualités sociales sur fond de rendement à la chaîne, de taux horaires, flagrantes et énormes disparités de salaires entre les hommes et les femmes (ça a changé ?), etc.

Gil Chauveau
06/12/2019
Spectacle à la Une

"Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde

Subvertir la pensée commune par des postures intellectuelles radicales, propres à faire passer ce pseudo conférencier circassien pour un autiste Asperger des plus performants, semble le crédo existentiel de cet artiste hors normes. Par le biais de son regard décalé, il recrée sous nos yeux un monde fabuleux, enchantant notre imaginaire et stimulant nos neurones assoupis.

Johann Le Guillerm, dès son apparition sur le plateau, poussant une improbable carriole-bureau à tiroirs, en impose. Son costume, sa cravate, sa tresse impeccable, sa voix monocorde… tout en lui dégage une inquiétante étrangeté mâtinée d'une sérénité au-dessus de tout soupçon. Comme si cet homme d'un autre temps, d'une autre époque, avait accumulé dans les plis de son être un savoir qui nous faisait défaut, nous les prisonniers de la caverne platonicienne condamnés à ne voir en toutes choses que le pâle reflet de nos vies formatées.

"Est-ce que quelqu'un dans la salle pourrait m'indiquer le chemin qui n'irait pas à Rome ?"… Dès sa première adresse au public, le ton est donné : si quelqu'un d'aventure, fort de ses nouveaux savoirs, s'était égaré là, conforté dans l'idée que la terre est ronde (suprême révélation datant d'à peine cinq cents ans) et que l'homme n'est pas maître en sa demeure (Freud, et la découverte de l'inconscient au début des années 1900), il pourrait illico "battre en retraite". Copernic, Galilée, Freud n'ont fait qu'ouvrir la voie… à nous de la poursuivre.

"La science de l'idiot" chevillée au corps, Johann Le Guillerm va faire exploser littéralement le prêt-à-penser confortant des idées manufacturées, fussent-elles actualisées, dupliquées à l'envi par la nécessité d'une reproduction sociale garante de l'ordre décliné par le savoir officiel. Penser autrement le monde, c'est ce qu'il fut amené à faire, d'abord à son corps défendant. Diagnostiqué enfant dys+++ (dyslexique, dysorthographique, etc.), il fut conduit à la rébellion de l'esprit en dessinant d'autres épures. Réflexe de survie.

Yves Kafka
21/12/2019
Sortie à la Une

"À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique

C'est sous le prisme des danses urbaines, contemporaine et classique que la chorégraphe Anne Nguyen interroge les identités au travers du corps et de son rapport à l'espace où le waacking, le popping, le voguing, le locking et le krump portent leurs signatures au détour de pointes, de balancés, de lock et de bounce.

Noir sur scène, puis un groupe se détache dans une lumière tamisée qui vient dessiner les creux de leurs silhouettes. La musique démarre à un rythme effréné. Au début, tout est homogène, ils forment une seule et même entité dans une intimité qui est balayée par le tempo musical. Comme un pied-de-nez à la sensation scénique d'un sentiment intime qui s'extériorise violemment.

À tour de rôle, comme une réminiscence des années soixante, soixante-dix, quatre-vingt, le waacking, le popping, le voguing, le locking, le krump, en appui des danses contemporaine et classique, apparaissent autour d'un socle artistique commun dans lequel chacun vient se nourrir au même humus. Des différences ? Oui, bien sûr, dans le tempo, la gestique, le rapport au corps, à la scène et à l'autre, mais tout ceci puise dans un même objectif, celle de faire communiquer une sensation, un état d'âme, une volonté farouche ou timide de montrer quelque chose sur le plateau, un ce je-ne-sais-quoi qui fait de l'artiste un buvard aux émotions qui a besoin, pour notre plus grand plaisir, de s'épancher.

Safidin Alouache
10/12/2019