Quantcast
La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
À l'affiche

27/04 au 28/04/2011, Espace Pierre Cardin, Paris, "La Fiancée aux yeux bandés"

Le mercredi 27 et le jeudi 28 avril 2011 à 20 h 30, à l’Espace Pierre Cardin, Daniel Mesguich met en scène "La Fiancée aux yeux bandés" d’Hélène Cixous. Un événement à ne pas manquer…



La Fiancée aux yeux bandés © D.R.
La Fiancée aux yeux bandés © D.R.
C’est l’histoire tragique et drôle, en Elseneur, d’Amelait, et de son amour "tordu" pour Reguine ; c’est l’histoire de Reguine, qui l’aime et tente de l’aimer malgré les effets pervers en lui de son spectre de père. C’est l’histoire, aussi, de deux mères, si touchantes, et celle d’un frère, si guerrier, et c’est l’histoire d’un auteur (à moins qu’il n’y en ait deux), qui s’écrit (s’est écrit, s’écrira) de chercher à les écrire. C’est, surtout, une histoire de langue, et de temps impossible à dérouler.

Note d'intention de Daniel Mesguich :

Entre Hélène Cixous et moi, c’est, depuis maintenant plus de trente-cinq années, une histoire d’amitié, et le souffle toujours brûlant d’une alliance. Comme tant d’autres déjà dans le monde, comme quelques-uns (mais de plus en plus chaque jour) en France, je la lis, et l’admire : j’ai besoin de ses phrases à double et triple détente, de ses rythmes, de sa syntaxe et de son lexique "piégés", inattendus toujours et attendus pourtant depuis toujours, qui sont un pont lancé vers la nuit, le secret, le forclos en nous. J’ai besoin de son humour, aussi, qui est comme une bonté.

Elle m’a fait l’honneur, il y a quelques années, d’écrire "pour moi" une merveille, L’Histoire (qu’on ne connaîtra jamais), que j’ai mise en scène au Théâtre de la Ville. Elle m’a refait cet honneur avec un autre chef d’œuvre, la Fiancée aux yeux bandés.

Peut-être est-ce aussi, hélas, l’histoire de tous les hommes, et de toutes les femmes.

Ce sont des élèves du Conservatoire qui vont porter ce texte que je tiens, sans hyperbole, pour un écrit majeur de notre temps.
Le Conservatoire, depuis que j’en assume la direction, s’envole de temps en temps hors de ses murs, et je suis heureux – encore une histoire d’amitié – que ce soit cette fois-ci, comme l’année dernière, pour se poser à l’Espace Cardin.

Mais il ne s’agit pas là pour nous d’un "exercice d’élèves".

Si je ne montais pas cette pièce avec le Conservatoire, j’aurais tout de même demandé, par exemple, à Sterenn Guirriec et Johann Cuny, pour ne citer qu’eux, de jouer Reguine et Amelait. Trop facile d’attendre que Jeanne Moreau et Gérard Philipe soient « reconnus » pour les célébrer ! Imaginez un miracle : que vous puissiez aujourd’hui les voir, les voir jouer, à l’aube de leur carrière, au moment même où ils vont être Jeanne et Gérard : eh bien, c’est ce miracle – je prends les paris – que je vous propose aujourd’hui avec Sterenn et Johann, et Julien et Pierre, et tous les autres, dans la Fiancée aux yeux bandés.


Texte : Hélène Cixous.
Metteur en scène : Daniel Mesguich, assisté de Sonia Masson.
Avec : Loïc Renard , Marion Durand , Clara Noël , Lazare Herson-Macarel , Damien Zanoly , Mustapha Benaïbout , Julien Campani , Pauline Bolcatto , Pierre Yvon , Jenna Thiam , Karim Khali , Sterenn Guirriec , Ina Dobreva , Johann Cuny , Louise Coldefy , Hélène Bressiant.

Le mercredi 27 et le jeudi 28 avril 2011 à 20 h 30.
Espace Pierre Cardin, Paris 8e, 01 53 24 90 16.

Annonce
Dimanche 24 Avril 2011

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives


Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.




    Aucun événement à cette date.



À découvrir

"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021