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À l'affiche

16/04/2012, Studio Raspail, Paris, "Petits Poisons..."

Mutine, espiègle, sérieuse, attachante... toujours spontanée... mais surtout terriblement talentueuse... De sauts de mots en seau de maux, Isabelle Lauriou nous entraîne, dans son nouveau spectacle "Petits Poisons", dans une valse à mille temps, à mille attentes... de ces attentes qui tissent l'écriture de nos vies, entre prose et poésie... Un moment rare, intense, plein d'humour et de dérision... L'occasion de découvrir une jeune auteure doublée d'une remarquable comédienne...



16/04/2012, Studio Raspail, Paris, "Petits Poisons..."
Isabelle a commis un spectacle qui lui ressemble : "Des mots et des maux" auraient pu s'intituler ses "petits poisons". De situations vécues ou observées, elle en a fait ce texte qui dépeint à merveille ces petits riens qui font monter en elle cet agacement, et ce jusqu’au bord de la rupture.
Mais seulement au bord ! Car en femme éduquée, aux manières irréprochables, jamais elle ne se risque à rendre la pareille. Mais de là à tendre l'autre joue...

Cette comédienne-auteur m'a convaincue grâce son énergie, sa dérision et ses boucles folles !
Elle entre en scène avec sa phobie : l'Attente ! C’est aussi son fil conducteur...
L'attente douloureuse d'une amie qui ne viendra plus et qui à force de retards ne deviendra plus qu'une vague connaissance. L'attente forcée que son professeur de théâtre lui a fait subir. L'attente d'un retour de politesse. Ses espoirs d’un monde matériel meilleur : sans talons aiguilles, valises à roulettes, poussettes ou automobile, pour qu'elle se balade en vélo, tranquille... Tiens... Automobile... Tranquille... Rime !

En effet, en amoureuse des mots, elle ponctue ses interventions à coupe de rimes, syllogismes, métaphores et autres oxymores. Ses pensées ainsi couchées sur le papier, il ne lui restait plus qu'à les jouer avec toute l'élégance qui lui est propre.
Nelly Marre

Texte : Isabelle Lauriou.
Interprétation : Isabelle Lauriou.
Mise en scène : Nelly Marre.
Musique : Nadia Boutayeb.

Spectacle le 16 avril 2012.
Lundi à 20 h 30.
Studio Raspail, 216, boulevard Raspail, Paris 14e.
Réservation : Cie du Saut de l'Ange 06 62 36 36 79.
>> studio-raspail.fr

Annonce
Mercredi 11 Avril 2012

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Isabelle Lauriou
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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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19/02/2021