La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
À l'affiche

12/05 au 28/05/2011, Théâtre de l’Athénée, Paris, "Récit de la servante Zerline"

Le Théâtre de l’Athénée présente son dernier spectacle de la saison : "Récit de la servante Zerline", tiré d’un roman de Hermann Broch ("Les Irresponsables").



12/05 au 28/05/2011, Théâtre de l’Athénée, Paris, "Récit de la servante Zerline"
C’est l’affaire de toute une vie que va raconter la vieille domestique à un locataire de passage. Comment elle fut captivée et trahie, manipulatrice et défaite, comment elle fut instruite. Une étrange affaire, qui se déplace d’un salon à un pavillon de chasse, pour se terminer en cour d’assises… Une histoire pleine de mensonges et de sombres secrets, qui sembleront peu de chose au regard des mensonges dévoilés du désir, de l’amour et de la haine.

Réfugié aux États-Unis au début de la Seconde Guerre mondiale, le Viennois Hermann Broch écrivit en 1950 Les Irresponsables, une suite de nouvelles où l’indifférence, la paresse et la lubricité révèlent le pourrissement étourdi de la société qui va porter bientôt Hitler au pouvoir. En y convoquant une servante Zerline, une baronne Elvire et un veule séducteur nommé "Von Juna", il ramène le mythe aux sentiments les plus crus : ici, pas de rédemption, et pas d’autre enfer que la nature humaine…

Créatrice du rôle à la scène, Jeanne Moreau avait offert à Zerline les souvenirs du Journal d’une femme de chambre, où elle campait une Célestine canaille et corsetée. Autre reflet, autre spectre : Marilù Marini s’empare de l’héroïne de Broch avec la servitude enragée des Bonnes de Jean Genet, qu’elle interpréta à l’Athénée en 2001, dans la mise en scène d’Alfredo Arias.

Récit de la servante Zerline © Guy Delahaye
Récit de la servante Zerline © Guy Delahaye
Texte : Hermann Broch 1886-1951.
Mise en scène : Yves Beaunesne.
Avec : Marilù Marini et Brice Cousin.
Dramaturgie et texte français : Marion Bernède.
Scénographie : Damien Caille-Perret.
Costumes : Patrice Cauchetier.
Lumières : Joël Hourbeigt.
Son : Jean-Damien Ratel.
Maquillages : Catherine Saint-Sever.

Du 12 au 28 mai 2011.
Mardi à 19 h, mercredi au samedi à 20 h, dimanche 22 à 16 h.
Samedi 28, matinée supplémentaire à 15 h.
Durée du spectacle : 1 h 15.
Théâtre de l’Athénée, Paris 9e, 01 53 05 19 19.
www.athenee-theatre.com

Annonce
Mardi 17 Mai 2011

Nouveau commentaire :

Théâtre | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | À l'affiche bis | Cirque & Rue | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | Avignon 2017 | Avignon 2018 | Avignon 2019 | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






    Aucun événement à cette date.



À découvrir

"Sabordage" Comme une synthèse de la modernité… une implosion écologique à venir, avenir sombre de notre monde…

Elle fut riche et belle, plaisante et paradisiaque, pays de cocagne… puis devint consommatrice et opulente, industrieuse, minière et calamité écologique, pour finir mendiante et désespérée, à l'avenir destructif d'une future terre qui coule à pic… C'est la "belle" histoire de l'île de Nauru*, miroir de notre prochain anéantissement - au délicat (!) mais définitif intitulé "6e extinction de masse" -, qui nous est contée par le talentueux Collectif Mensuel.

Narration aux allures de débats, de commentaires, d'échanges réalistes… Scénographie en une forme d'actions documentaires, visible au lointain par report vidéo "en direct", en rappel de notre monde de l'image, expression ironique de nos chaînes d'infos en continu pour une structure créative d'un théâtre pédagogique, d'un reportage théâtralisé… Car ici tout est vrai, le drame, les horreurs économiques, le dézingage des ressources et de l'environnement… le sabordage de l'île a vraiment eu lieu, sans parler des perspectives radieuses d'une fin en version sous-marine !

Le récit - dans un préambule exposant un éden de rêve aux allures de paradis touristique, sis à quelques encablures de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (près de 2 700 km quand même !) - se construit sur un montage cinématographique et télévisuel où le collectif puise dans les séries et films des années soixantes-dix quatre-vingt, tous célèbres et ancrées dans nos imaginaires collectifs…

Gil Chauveau
11/10/2019
Spectacle à la Une

FAB 2019 "Concours européen de la chanson philosophique" La philosophie mise en musique dans un dispositif à faire kiffer "l'euro-vision"

Massimo Furlan, performer suisse mâtiné d'Italien, était dans ses jeunes années fan de l'Eurovision, de ses paillettes éblouissantes et de ses bluettes sentimentales réunissant joyeusement sa famille autour du petit écran. Près d'un demi-siècle plus tard, c'est la grande avant-scène du Carré qui le projette sous les sunlights en splendide ordonnateur - flanqué d'une superbe créature en robe lamé - de deux soirées "enchantées" dédiées à une vision de notre Monde. Comme quoi divertissement populaire et réflexion de pointe peuvent rimer ensemble…

FAB 2019
Reconstituant somptueusement le décorum kitsch du concours de l'Eurovision ayant à jamais impressionné ses premières émotions artistiques, le performer semble jubiler en détournant "sérieusement" le répertoire d'origine pour proposer un récital de onze chansons dont l'écriture a été confiée par ses soins à des philosophes, sociologues et autres chercheurs sachant penser le monde. L'interprétation de ces textes métaphoriques revient à des artistes costumés de manière délirante, projetés en direct par un vidéaste décuplant leur truculente présence scénique sur les notes d'un orchestre en live.

Quant au Jury réuni sur une singulière estrade roulante dénotant avec sa "notabilité", il est composé d'éminents professeurs d'université et sommités intellectuelles se prêtant avec grâce et bonheur au jeu de leur interprétation avant d'attribuer leur note. Le public - le genre l'impose - est sollicité en permanence afin de faire entendre également "sa voix" captée par un "votaton" chargé d'enregistrer le volume d'applaudissements attribué à chaque candidat.

Yves Kafka
15/10/2019
Sortie à la Une

"Fake"… Un "Peer Gynt" pour explorer le monde de l'info et de l'intox

"Fake - Tout est faux, tout est fou", Gare de l'Est, Paris

L'homme vagabonde sous les toits ferroviaires, au carrefour des âmes voyageuses… il est conteur. Peer Gynt partit aussi à l'aventure, cheminant entre rêve et réalité. Le narrateur s'en inspire pour démêler le vrai du faux… de notre réalité… Extraire le fake à l'ère des news…

Spectacle déambulatoire, performance de rues (ici intérieure), Fake convoque un conteur, un concepteur compositeur, des musiciens, pour une exploration d'un nouveau type où le spectateur, équipé d'un casque audio, se laisse emmener, au sens littéral comme virtuel dans une promenade découverte entre vraies et fausses informations.

Dans ce périple artistique, ce dernier garde toute liberté d'action, plus précisément de mouvements, déambulant dans l'espace proposé au fil de ses envies, de ses inspirations ou guidé par l'histoire, narration sonore, vocale et musicale, composée en direct et diffusée dans le casque et/ou influencé par la vue, le cheminement de l'acteur, Abbi Patrix, interprétant à sa façon Peer Gynt, exprimant son ressenti du lieu, posant des questions sur la véracité du réel ou interrogeant le badaud passant.

Les éléments sonores audibles dans le casque sont superposés, sans apparente cohérence mais peuvent stimuler ou orienter la perception du spectateur qui fait le choix d'être actif ou passif, ponctuellement ou de manière permanente, redevenant alors un simple observateur.

Gil Chauveau
10/10/2019