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01/03 au 24/04/2011, Artistic Athévains, Paris, "Les Serments indiscrets"

"Il est question de deux personnes qui s’aiment d’abord et qui le savent, mais qui se sont engagées à n’en rien témoigner et qui passent leur temps à lutter contre la difficulté de garder leur parole en la violant." Marivaux, "Avertissement aux Serments Indiscrets"



© Marion Duhamel.
© Marion Duhamel.
Et voici Lucile et Damis pris au piège de leurs engagements mutuels d'empêcher un mariage qu’ils redoutaient mais qu’ils désirent ardemment depuis la première fois qu’ils se sont vus.
Chacun sent le bouleversement intime que l’autre a provoqué, mais aucun des deux ne veut l’avouer en premier. Ils ne peuvent le cacher. Ils ne veulent pas le dire. La parole ne peut être reprise, elle enferme dans son cercle magique les cœurs prisonniers.
Il leur faudra bien cinq actes pour passer du « non, je ne veux pas aimer » au « oui, je vous aime ». Un tel aveu n’est possible qu’assuré de l’amour de l’autre.

Les Serments indiscrets font partie de cette série de pièces qu’on appelle les surprises de l’amour. Pour Marivaux, l’amour arrive d’un coup, par hasard, en un instant. Il arrache l’être à lui-même, le plonge dans une épreuve qui l’amènera, par delà la découverte de l’autre, à une connaissance de soi. On le sait, tout chez Marivaux se passe dans le cœur. Le cœur, organe et instrument de connaissance…

Cette comédie l’illustre bien qui décrit une intrigue où la seule réalité est celle du sentiment. Variation sur les affinités électives, elle s’interprète comme une chorégraphie dont la musique serait l’écriture de Marivaux. Cérébrale, certes, elle exprime la beauté d’un combat spirituel mais surtout elle fait émerger de la conscience le trouble, le plaisir et la peur de l’amour.

Et le rire fuse car, derrière la virtuosité de cette langue, il y a l’ironie tendre d’un regard.

Texte : Marivaux
Mise en scène : Anne-Marie Lazarini
Assistée de : Bruno Andrieux
Décor et lumières : François Cabanat
Costumes : Dominique Bourde
Avec : Jacques Bondoux, Cédric Colas, Frédérique Lazarini, Isabelle Mentré, Julie Pouillon, Dimitri Radochévitch, Arnaud Simon

Du 1er mars au 24 avril 2011
Les mardi 20 h, mercredi et jeudi 19 h, vendredi et samedi 20 h 30, samedi et dimanche 16 h, relâche lundi.


Théâtre Artistic Athévains
45 bis rue Richard Lenoir, 75011 Paris métro Voltaire
Réservations au : 01 43 56 38 32.

Annonce
Jeudi 14 Avril 2011

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L'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, le syndicat CSFI (Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale), le syndicat Les Forces Musicales, c'est-à-dire les professionnels des instruments de musique, des orchestres et opéras français sont parvenus à établir un socle de connaissances solides scientifiquement prouvées sur les enjeux et les risques sanitaires liées à la pratique musicale et vocale. Il sont désormais en état de délivrer des préconisations et de nouveaux protocoles pour permettre aux musiciens de pratiquer sans risque et sans mise en danger du public. Fanny Reyre Ménard, à la tête du pilotage du Projet PIC VIC (Protocole pour les instruments de musique face au coronavirus, Pratique instrumentale et vocale) nous en a dit plus.

Bois & cuivres © Buffet Crampon.
Fanny Reyre Ménard est Maître Artisan luthière à Nantes depuis 1988 et vice-présidente du CSFI. Elle peut, au nom de ses collègues et camarades engagés dans ce groupe interdisciplinaire de travail (depuis avril 2020), affirmer aujourd'hui qu'une pratique musicale en ces temps de coronavirus n'est pas plus dangereuse que les principaux gestes et actes de notre vie quotidienne.

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Christine Ducq
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© Les filles du renard pâle.
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© Jonathan Michel.
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