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Paroles & Musique

Yalta Club : Un cocktail pop-rock aux saveurs californiennes

Novembre 2012... La Ruda tire sa révérence... Le Silex d'Auxerre est enfin officiellement labellisée "Scène de Musiques Actuelles"... et, en première partie de cette soirée mémorable, Yalta Club (ex Stones Popes), groupe français parisien, marque les esprits et pose un premier doigt de pied dans la cour des grands !



Yalta Club : Un cocktail pop-rock aux saveurs californiennes
Au départ, il y a neuf ans, étaient les Stones Popes... Groupe qui se forme à Nantes autour d'une passion commune pour la musique, celle qui puise ses sources dans l’éclectisme, entre pop foutraque, pop caribéenne et folk décalé. Même si leur début ressemble à un débordement d'énergie scénique électrique rappelant les grandes heures de la Mano, la magie opère et cette formation composée de personnalités aussi diverses que leur musique avance, et suscite l'enthousiasme du public.

Un tournant important se produit en 2011 avec l'arrivée de Corinna la Berlinoise. Après quelques changements poste pour poste dans l’effectif, la formation définitive se met en place - Geff, Erwan, Tom, Corinna, Nico et Seb - et devient Yalta Club. "Yalta, c’est une plage une station balnéaire, quelque chose de très léger, mais c’est aussi une ville qui a un passé plus lourd, plus cynique, avec les accords de Yalta et la légende de partage du monde qui y est associée. Ça renvoie au contraste entre nos musiques joyeuses sur lesquelles on pose des textes parfois plus acides… Le Club c’est l’équipe, la famille !" (1)

Yalta Club : Un cocktail pop-rock aux saveurs californiennes
Une veste qui rappelle un certain groupe anglo-saxon des années soixante soixante-dix, un son pop-rock parfois au bord du folk, un petit brin de nostalgie et nous voilà embarqué ! Musique variée en langue anglaise où entre un "son" Beatles ou Beach Boys, un tantinet seventies... Tout en les écoutant ou leur EP 4 titres, on se prend à chevaucher le Grand Ouest américain, tout en s'évadant vers les Caraïbes au son du ukulélé de Geff.

Yalta Club c'est aussi de la bonne humeur et la simplicité de Corinna au clavier, au tuba ou à l'harmonica, de Tom à la trompette, d'Erwan à la guitare lead, de Nico à la basse avec sa moustache d'une autre époque ! De Seb à la batterie. Ca swing, ça éclate comme un feu d'artifice et les corps se déhanchent sur leur musique, dont une superbe reprise de "Starman" de David Bowie.

Yalta Club : Un cocktail pop-rock aux saveurs californiennes
Voix bien mise en avant et chœurs en place, mélodie précise et percutante, rythme swing et jovial, le cocktail se savoure avec plaisir, comme un rayon de soleil californien !

Yalta Club, suivons-les ! Un groupe qui monte, qui monte... et qui sortira son premier album au deuxième trimestre 2013, enregistré par Julien Trimoreau (Mina Tindle, Camille, Toy Fight) sous la houlette de Mark Plati (Bowie, The Cure, Bashung, Louise Attaque, Les Rita Mitsouko, etc.)

Corinna : claviers, percussions, harmonica, tuba.
Erwan : Guitare lead.
Nico : Basse.
Seb : Batterie.
Tom : Trompette, claviers.
Geff : chant, guitare, ukulélé.

Yalta Club : Un cocktail pop-rock aux saveurs californiennes
• Yalta Club EP 4 titres "Highly Branded".
"Highly Branded", "Starman", "Loser Song" et "Golden Boy".
Label : Atmosphériques.

Tournée :
8 février 2013 : Bar'Hic, Rennes (35).
9 février 2013 : Le Ferrailleur, Nantes (44).
27 février 2013 : Des Lendemains qui chantent, Tulle (19).
28 février 2013 : Rock School Barbey, Bordeaux (33).
6 mars 2013 : Le Double Mixte, Lyon (69).
7 mars 2013 : T’es Rock Coco, Angers (49).
8 mars 2013 : Le Bus Palladium, Paris.
11 mars 2013 : Le Trianon (1ère partie de Madness), Paris.
21 mars 2013 : Le Biplan, Lille (59).
13 avril 2013 : L’Orange Bleue (1ère partie MANU), Vitry-le-François (51).
16 avril 2013 : Palais des Sports et des Congrès, Alpe d’Huez (38).
8 juin 2013 : Festival Le Retour des Aboyeuses, Josselin (56).
24 août 2013 : Fiesta Del Traouc, Bozouls (12).

(1) Source : Notre excellent confrère Indiezone Mag (indiezonemag.com).

Yalta Club : Un cocktail pop-rock aux saveurs californiennes

Gil Chauveau et Laurence Navarro
Mercredi 6 Février 2013

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"La petite fille de monsieur Linh" Tenter de donner une raison à la vie… à l'exil

Après déjà plusieurs années d'exploitation et de succès, Sylvie Dorliat reprend le très touchant conte de Philippe Claudel, "La petite fille de monsieur Linh", qu'elle a adapté pour la scène et qu'elle interprète. Une bonne occasion de découvrir ou de revoir ce spectacle lumineux et délicat parlant avec humanité tant de l'exil, de la mort, de la folie que de l'amitié et de l'espoir d'une nouvelle vie.

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Guerre, mort, fuite inéluctable pour un espoir de survie, triviale association caractérisant chaque jour toujours plus notre monde… Bateau, exil, nouvelle contrée inconnue, centre d'hébergement, accueil pour vieil homme et petite fille. Pays nouveau, pays sans odeur, sans les odeurs colorées et épicées de son Asie natale, peut-être le Vietnam ou le Cambodge.

Tout commença un matin où son fils, sa belle-fille et sa petite fille s'étaient rendus dans les rizières. Cette année-là, la guerre faisait rage. Ils sont tués durant leur travail. Tao Linh récupère sa petite fille, Sang diû (Matin doux) 10 mois - elle a les yeux de son père (son fils), dit-il - et entreprend une épuisante traversée, à l'horizon une terre occidentale. Apprivoiser ce nouveau pays, ces gens inconnus, cette promiscuité dans ce centre d'accueil pour émigrés. Puis, au bout d'un moment, se résoudre, se décider à sortir pour découvrir cette ville qui l'accueille.

Dans un parc, assis sur un banc, et l'arrivée de monsieur Bark. Premier contact, et les prémices d'une nouvelle amitié. Ils parlent de leur femme (mortes). Parle de la guerre, celle à laquelle a participé Bark dans le pays de Linh. Bark l'invite au restaurant, lui offre un cadeau, une robe pour la petite. Tao Linh va être déplacé mais dans la même ville. Se retrouve dans une chambre… Enfermement…

Gil Chauveau
09/09/2020
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Fondé en mars 2004 sur les projets de Danielle Le Pierrès (Archaos, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, Cirque Plume, etc.) et de Christophe Lelarge (Cirque du Soleil, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, etc.)*, le P'tit Cirk est basé dès sa création à Lannion en Bretagne. Cette implantation correspond à une démarche artistique volontaire de long terme afin d'être acteur de la vie culturelle du Trégor, de partager et de transmettre leur passion, et d'aller à la rencontre d'un public qui n'a pas forcément l'occasion ou la demande de découvrir cette forme d'approche de travail envers le cirque. Le spectacle "Les Dodos" est la sixième proposition de la compagnie.

Cette dernière création (en tournée depuis trois ans) confirme, si besoin était, leur statut de compagnie majeure dans le paysage du cirque de création à l'échelle européenne… et leur ouverture permanente à différentes pistes… de cirque. Chez les membres du P'tit Cirk, le sens du collectif, le côté pur, brut et extra-ordinaire de l'exploit sont aussi importants et incontournables que le jeu d'acteur, la mise en piste, la lumière et la scénographie. La performance est là mais n'occulte en rien la trame poétique présente à chaque instant.

Gil Chauveau
17/09/2020
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"Cabaret Louise" Cabaret foutraque et jouissif pour s'indigner encore et toujours !

Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et l'une de ses figures majeures, Louise Michel, sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur des fondations soixante-huitardes bienfaisantes, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie grâce aux joyeux jeux virtuoses de Charlotte Zotto et Régis Vlachos.

En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

Cet hommage audacieux et - forcément - libertaire est associé subtilement, dans un intelligent second plan et en un judicieux contrepoint, à nos désespérantes actualités. Et, tour de force réussi, est généré, en complément inattendu et croustillant, une approche de mise en abyme conjugale du couple tentant de représenter le spectacle tout en l'interrompant de tempétueuses disputes, de tentatives de réconciliation… ou de négociation de définitive séparation... Instillant ainsi dans tous les tiroirs narratifs, une revendication féminine et féministe émanant historiquement de Louise Michel et, dans une contemporanéité militante, celle de la femme d'aujourd'hui que sont les comédiennes Charlotte Zotto et Johanna Garnier.

Gil Chauveau
31/08/2020