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Un Fonds pour l'emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS) consolidé et modernisé  05/07/2018

© DR.
Le Gouvernement a souhaité poursuivre les efforts afin de réduire la précarité et développer des emplois de qualité dans le secteur du spectacle vivant et enregistré. Il a donc décidé de prolonger le FONPEPS au-delà de 2018, de le simplifier et de développer la communication sur les mesures et le service aux entreprises pour que le recours en soit le plus aisé possible.

Le FONPEPS sera désormais recentré sur 3 volets visant à soutenir :
- Des emplois pérennes,
- Des secteurs fragiles,
- Des accords collectifs.

Dès aujourd'hui, les crédits du FONPEPS gérés par le ministère de la Culture permettent de déployer le dispositif en mettant en place :
- La mesure de soutien à l'emploi du plateau artistique de spectacles vivants diffusés dans des salles de petite jauge est mise en place par le décret N°2018-574 du 5 juillet 2018.
Cette mesure était très attendue par les professionnels à la veille de l'ouverture des grands festivals d'été.
- Le soutien à la garde de jeunes enfants est mis en place à l'issue d'un accord collectif.
Cette aide sera gérée par le Fonds de Professionnalisation et de Solidarité (FPS) qui a déjà fait ses preuves pour le soutien aux professionnels du secteur.

Dans les prochains jours, d'autres accords collectifs pourront être accompagnés par le FONPEPS : un accord EDEC culture, création, communication.
Un dispositif temporaire de maintien en situation d'emploi ou de reconversion pour les artistes lyriques, choristes et solistes est à l'étude.

Par ailleurs, le ministère de la Culture engagera une consultation pour choisir un opérateur en mesure d'assurer en 2019 non seulement le paiement des mesures ayant fait l'objet d'un décret, mais aussi la communication sur celles-ci et un service de qualité auprès des entreprises qui souhaitent en bénéficier.

Les employeurs du secteur ainsi que le ministère de la Culture mettront en place un dispositif d'évaluation des impacts des mesures par rapport aux objectifs poursuivis.

À l'automne, le gouvernement examinera les évaluations présentées par les professionnels du secteur pour vérifier l'adéquation des mesures à leurs objectifs et les ajuster si nécessaire.

Communiqué du ministère de la Culture du 5 juillet 2018.
La Rédaction

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Festival au village : "Des coulisses à la scène"

C'est un village sur la route entre Niort et la Rochelle. Objet d'une halte pour le délassement des jambes, le temps d'un égaiement des enfants, d'une course à la supérette. Brioux est un village ordinaire de ceux que l'on traverse sous le soleil sur la route des vacances. Que l'on mésestime…

Festival au village :
Et c'est bien dommage car les habitants qui savent qu'il n'est de richesses que d'hommes,(comme disait Jean Bodin à la Renaissance) vivent comme un Bonheur à préparer, à organiser d'une année sur l'autre un festival bref mais constant dans la durée. Derrière les murs, sous les toits. Sous un chapiteau, sur la place, dans les granges. C'est la 30e édition du festival au village et Jean Pierre Bodin (autre Bodin), de la Compagnie La Mouline en est le directeur artistique.

Né en 1988... tout , tout petit avec sa poignée de bénévoles, le festival a fêté ses 10 ans au son des violons de Bratsch. ses 20 ans avec un livre témoin, ses 25 ans avec 25 artistes et 150 bénévoles qui se sont applaudis mutuellement.

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Jean Grapin
28/06/2018
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•Avignon Off 2018•
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De titres connus ("Dis, quand reviendras-tu", 1ère version 1962 ou "La Solitude", 1965) à ceux qui le sont moins ("Pierre", 1964 ou "Gare de Lyon", 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 ("Toi l'homme", "Je ne sais pas dire", "Septembre"…) ou de 68 ("Du bout des lèvres", "Amoureuse", "Le Testament", "Tu sais"…).

Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.

Gil Chauveau
22/06/2018
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"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

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Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
15/11/2017