Quantcast
La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Soutenons le spectacle vivant Appel aux dons au profit des jeunes artistes en situation de précarité  31/03/2021

Soutenons le spectacle vivant Appel aux dons au profit des jeunes artistes en situation de précarité
Crise sanitaire : De nombreux artistes lancent un appel aux dons en vidéo au profit des jeunes artistes en situation de précarité.

Les jeunes artistes du spectacle vivant, plongés dans une grande précarité !
De jeunes artistes du spectacle vivant - en formation ou sortis de formation se retrouvent exclus du filet de protection de leurs aînés, car ils ne sont plus étudiants, ni encore intermittents.

Sans perspective de travail dans les mois à venir, ils sont nombreux à plonger dans une sévère précarité. Les petits boulots pour survivre se font rares, voire inexistants selon les régions, et les économies se réduisent comme peau de chagrin.

Combien seront-ils les laissés-pour-compte cette année encore ? Seront-ils là, demain, pour ré-enchanter nos vies !

"Ré-enchantons La France !" Des artistes lancent un appel aux dons pour venir en aide à ces jeunes à bout de souffle.

Autour du leitmotiv "Ré-enchantons la France", Gérard Klein, Sophie Forte, Patrick Bouchitey, Luis Rego, Matthieu Justine, ainsi que de nombreux autres artistes, eux-mêmes à l'arrêt depuis plus d'un an, enregistrent actuellement de petites vidéos d'appel aux dons, pour donner à ces jeunes artistes les moyens de subsister.

Cette collecte est organisée par Pierre Beffeyte, ancien président du Festival Off d'Avignon et le Fonds Globale Philanthropie, en partenariat avec la Sacem et la SACD.

Comme le dit Pierre Beffeyte, "Les jeunes auteurs, compositeurs, comédiens, danseurs, font partie des artistes les plus fragilisés par cette crise du Covid. Au moment d'entrer sur le marché du travail, ils se retrouvent sans projet et sans aucune aide. Et pourtant, c'est sur eux que repose le spectacle vivant de demain.
Ce sont eux, parce qu'ils sont touchés de plein fouet par cette crise, qui seront les plus à même de réinterroger notre monde. Nous aurons besoin de leur regard, nous aurons besoin de leur créativité, nous aurons besoin de leur énergie. Aujourd'hui, ce sont eux, qui ont besoin de nous. Alors aidons-les et portons haut les valeurs de solidarité et de fraternité qui deviendront peut-être celles du monde d'après.


Comment les fonds seront-ils redistribués ?
Les fonds seront collectés via un site internet dédié www.spectacle-vivant.org et seront ensuite reversés aux artistes en formation ou issus de formation, identifiés par les écoles d'art dramatique, les écoles de danse et de musique, la Sacem et la SACD.

Liste des artistes mobilisés au 1er avril 2021
Grégori Baquet, Patrick Bouchitey, Yvan Cujious, Éric du Faÿ, Sophie Forte, Matthieu Justine, Gérard Klein, Olivier Lejeune, Luis Rego, Benoit Solès.

>> spectacle-vivant.org

Pour découvrir la première vidéo >> C'est ici !
La Rédaction

Nouveau commentaire :



Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.




    Aucun événement à cette date.



À découvrir

"Ma B.O. en couleurs" Silvano Jo… J'ai la mémoire qui chante…

"Et si pour toi, là bas c'est l'paradis Dis-toi qu'dans leur p'tite tête l'paradis C'est ici hum! C'est ici" Jean-Louis Aubert.
Le paradis c'est, un dimanche, rejoindre quelques amis.

© Laurence Guenoun.
Le paradis, c'est passer quelques instants, masqués, oui ! (Monsieur le président !) À échanger des mots avec quelques invités triés sur le volet. Non pas par prétention, mais par précaution puisque le virus circule et qu'il est, paraît-il, plus virulent, en petit comité.
Le paradis c'est, un dimanche pluvieux, se retrouver pour soutenir un artiste talentueux qui, l'espace d'un instant, transforme son loft en café-théâtre pour partager un spectacle bien vivant.

L'artiste s'appelle Sylvain mais son nom de scène est "Silvano". Et il nous offre, sur une heure, un show truffé de bons mots, de chansons d'aujourd'hui et d'avant, puis de costumes délirants.

Quel plaisir d'assister, presque clandestinement, au bonheur d'un comédien désireux de jouer, de se montrer, et de partager ; le tout accompagné par un musicien charmant et classieux.

Le paradis, pour lui, pour les deux, serait de se retrouver dans un théâtre. Vous savez, le théâtre, ce lieu où des individus de tous les horizons, le soir ou la matinée venus, se rejoignent pour entendre, écouter, savourer des textes d'auteurs, morts ou vivants ? Ces lieux dont on ne sait peu de choses en ce moment, excepté les grands… et encore… on se demande parfois qui ils intéressent vraiment ?

Isabelle Lauriou
05/02/2021
Spectacle à la Une

"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins

L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.

© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.

Yves Kafka
15/01/2021
Sortie à la Une

J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

Rébecca Dereims, Comédienne
19/02/2021