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Rachid Ouramdane, nouveau directeur de Chaillot - Théâtre national de la danse  12/02/2021

Salle Jean Vilar © Chaillot - Théâtre national de la Danse.
Sur proposition de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, le Président de la République a décidé de nommer Rachid Ouramdane à la direction de Chaillot - Théâtre national de la danse. Il prendra ses fonctions le 5 avril 2021 pour un mandat de 5 ans.

Formé au Centre national de la danse contemporaine d'Angers, Rachid Ouramdane est chorégraphe et interprète depuis 1992. Il cultive un art de la rencontre, dont l'expérience sensible requiert la mise en doute de tous les préjugés et développe une danse unique dans le paysage chorégraphique français qui questionne l'hospitalité, l'inclusion mais également les grands enjeux environnementaux. Il co-dirigeait depuis le 1er janvier 2016, avec le circassien Yoann Bourgeois, le CCN2 - Centre chorégraphique national de Grenoble.

Le projet de Rachid Ouramdane démontre une vision renouvelée et ouverte de la danse qu'il tient à considérer dans ses liens avec tous les arts, mais aussi dans sa connexion directe avec la société. Rachid Ouramdane souhaite faire de Chaillot - Théâtre national de la danse le "Théâtre des diversités", un lieu d'innovation sociale par l'art et la culture. Ainsi, il propose de construire une ligne artistique à partir de l'histoire de Chaillot, en s'appuyant notamment sur le symbole et le socle de la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui fut signée en ces lieux.

Rachid Ouramdane succédera le 5 avril 2021 à Didier Deschamps, directeur de Chaillot - Théâtre national de la danse depuis le 7 juillet 2011. La ministre de la Culture tient à saluer le travail remarquable de Didier Deschamps et de l'ensemble de son équipe qui ont fait de Chaillot un des lieux majeurs de la danse et pour la danse en Europe ; et se réjouit de l'arrivée prochaine de Rachid Ouramdane.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : Salle Jean Vilar © Chaillot - Théâtre national de la Danse.
La Rédaction

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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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