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Prix de la Critique - Palmarès 2017/2018 Théâtre  22/06/2018

"Seasonal Affective Disorder" © Victor Tonnelli.
Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l'année) : "Tous des oiseaux", texte et mise en scène de Wajdi Mouawad (La Colline – Théâtre national).

Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province) : "Saïgon", texte et mise en scène de Caroline Guiela Nguyen (Compagnie Les Hommes approximatifs/La Comédie de Valence - CDN Drôme-Ardèche/joué à l'Odéon-Théâtre de l'Europe).

Meilleure Création d'une pièce en langue française : "Les Ondes magnétiques", texte et mise en scène de David Lescot (Comédie-Française - Théâtre du Vieux-Colombier).

Meilleur spectacle étranger : "Tristesses", texte et mise en scène d'Anne-Cécile Vandalem (Das Fräulein Kompanie, joué à l'Odéon-Ateliers Berthier).

Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé) : "Seasonal Affective Disorder", de Lola Molina, mise en scène de Lélio Plotton (Théâtre du Lucernaire).

Meilleure Comédienne : Anouk Grinberg dans "Un Mois à la campagne" d'Ivan Tourgueniev, mise en scène d'Alain Françon (Théâtre des nuages de neige/joué au Théâtre Déjazet).

Meilleur Comédien : Benjamin Lavernhe dans "Les Fourberies de Scapin" de Molière, mise en scène de Denis Podalydès (Comédie-Française - salle Richelieu).

Prix Jean-Jacques-Lerrant (révélation théâtrale de l’année) : Pauline Bayle pour sa mise en scène de "Iliade/Odyssée", d'après Homère (Compagnie À Tire-d'aile/joué au Théâtre de la Bastille).

Meilleures créations d'éléments scéniques : Emmanuel Clolus pour Tous des oiseaux", texte et mise en scène de Wajdi Mouawad (La Colline - Théâtre national).

Meilleurs Compositeurs de musique de scène : Vincent Cahay et Pierre Kissling pour "Tristesses", texte et mise en scène d'Anne-Cécile Vandalem (Das Fräulein Kompanie/joué à l'Odéon-Théâtre de l'Europe).

Meilleur livre sur le théâtre : "Qu'ils crèvent les critiques !", par Jean-Pierre Léonardini (Solitaires Intempestifs).

Fondé en 1877, le Syndicat professionnel de la Critique de Théâtre, devenu l’Association professionnelle de la critique de Théâtre, de Musique et de Danse, a pour buts de resserrer les liens de confraternité entre ses membres, de défendre leurs intérêts moraux et matériels, d’assurer la liberté de la critique. Il regroupe aujourd’hui 140 journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, française et étrangère. Il décerne chaque année des Prix pour le Théâtre, la Musique et la Danse, rendant ainsi hommage aux artistes qui ont marqué la saison.

Photo : "Seasonal Affective Disorder" © Victor Tonnelli.
La Rédaction

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"Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité

"Kanata", Théâtre du Soleil, Paris

Mais que sont devenus les Hurons, la Grande Forêt, les canoës ? Tous ces rêves de Canada des petits garçons et petites filles ? Quand Ariane Mnouchkine et Robert Lepage, avec les comédiens du Soleil, envisagent de monter un spectacle sur le Canada et son Histoire, personne n'imaginait l'hostilité, la violence des réactions qu'engendrerait là-bas ce projet*.

Que l'ambition affichée de montrer le sort des Amérindiens dans le monde moderne aboutirait à une contestation brutale du droit à les représenter. Face aux insultes anonymes, forcément sur Internet, venant de tous les bords, la troupe du Soleil (dont les comédiens appartiennent au monde entier) a réagi de la meilleure façon. En montant le premier épisode de "Kanata" sur la controverse. La troupe intègre, intériorise tous les tenants de la querelle.

La pièce prend pour fil conducteur un couple de jeunes Français primo immigrants naïfs qui s'installant à Vancouver, découvrent les réalités cachées sous les cartes postales. Les rues sordides, la misère, la drogue, la prostitution, les Amérindiens déchus, le crime, l'impuissance d'une police, la déforestation, la disparition des traces du passé. Un melting-pot qui n'est qu'un agrégat de souffrances travaillées pourtant par l'instinct de survie et l'espoir de s'en sortir.

Jean Grapin
07/02/2019
Spectacle à la Une

"Botéro en Orient"… tout en rondeur !

C'est un voyage où le physique et l'esthétisme ont une place prépondérante et dans laquelle les rondeurs sont revendiquées et montrées. Autour d'une création picturale qui l'a guidé, Taoufiq Izeddiou place l'identité au centre de sa création.

Le titre du spectacle est dû au fait que Taoufiq Izeddiou a été inspiré par l'œuvre autour d'Abou Ghraïb (Irak) de Fernando Botero, peintre et sculpteur colombien, où l'artiste s'était insurgé. Il avait en effet dessiné de superbes planches où la torture, l'humiliation et la violence s'étalaient. Les personnages des œuvres de Botero sont toujours des êtres ronds et épais. C'est dans ce rapport aux volumes que le chorégraphe a bâti son spectacle.

À l'entame de la représentation, le silence habille le plateau puis des ombres se détachent d'une demi-obscurité. Les déplacements sont séparés, la gestuelle des trois danseurs est propre à chacun, ceux-ci perchés sur un bloc de bois. La scénographie est déplacée tout au long du spectacle, les blocs changeant de lieu, bousculés et balancés sur scène. C'est une œuvre de construction et de reconstruction où les chorégraphies se suivent dans des thématiques où l'identité de chaque interprète est posée par rapport à son corps, rond, "volumétrique" selon les propos de Taoufiq Izeddiou.

Safidin Alouache
28/02/2019
Sortie à la Une

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown

"Je demande la route", Théâtre de l'Œuvre, Paris

Roukiata Ouedraogo présente son spectacle "Je demande la route". Difficile de ne pas lui répondre que la route est droite et belle en saluant tout le talent dont elle fait preuve sur scène.

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown
Roukiata Ouedraogo est pour ainsi dire une princesse qui, ayant découvert le secret des griots et leur art de raconter, donne corps et parole à tous les personnages qui ont marqué sa vie. Elle fait ainsi cadeau de l'humour africain et le fait savoir dans la joie de jouer.

Allant bien au-delà d'un soliloque moqueur ou sarcastique, Roukiata fait œuvre picaresque. En faisant vivre toutes ses ombres, en partant du village, quittant son enfance, sa famille : partant à la conquête du monde. Le public l'accompagne dans le rire.

Les récitations ânonnées à l'école communale, les conseils du grand frère, son arrivée en France, son grand-père ancien de la guerre, sa hantise du froid, son premier appart au dernier étage avec vue sur les chéneaux. De la bureaucrate de l'état civil aux femmes du salon de coiffure à Château-rouge, des métiers de gardienne d'enfants à celui de comédienne, tout fait conte, conte moderne, conte initiatique.

Jean Grapin
08/02/2019