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Prise de fonction d'Alexander Neef, directeur général de l'Opéra national de Paris  27/08/2020

"La Traviata", du 25 novembre au 23 décembre 2020 © Charles Duprat/OnP.
Compte tenu du contexte inédit que connaît l'Opéra national de Paris (OnP), Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, a proposé au Président de la République d'anticiper la fin des fonctions de son directeur général, Stéphane Lissner, en concertation avec ce dernier, afin de permettre à son successeur désigné, Alexander Neef, de prendre la direction effective de l'établissement à partir du 1er septembre 2020.

Alexander Neef, actuellement directeur général de la Canadian Opera Company (COC), avait été nommé, en juillet 2019, directeur préfigurateur de l'Opéra national de Paris, avec comme mission de préparer la programmation des saisons dont il aurait la charge, à commencer par la saison 2021-2022. Sa nomination à la tête de l'Opéra national de Paris se fait en plein accord avec le conseil d'administration de la COC, que la ministre de la Culture souhaite remercier pour sa coopération. En parallèle de sa mission en France, il conservera ses responsabilités auprès de la COC jusqu'à la prise de fonctions de son successeur.

Stéphane Lissner dirigeait l'Opéra national de Paris depuis le 10 juillet 2014 et quitte ainsi ses fonctions un an avant leur terme initial ; il dirige désormais le théâtre lyrique San Carlo de Naples. Roselyne Bachelot-Narquin tient à saluer le travail et l'engagement de Stéphane Lissner au service de l'Opéra national de Paris.

Une cérémonie de passation de pouvoirs se tiendra le mardi 1er septembre au ministère de la Culture et sera l'occasion pour la ministre de la Culture, d'accueillir le nouveau directeur général, Alexander Neef, de saluer le travail de son prédécesseur et d'évoquer les perspectives et les modalités d'accompagnement et de soutien de l'Opéra national de Paris ainsi que le lancement d'une réflexion sur la politique de l'art lyrique en France.

Communiqué de presse du ministère de la Culture

Photo : "La Traviata", du 25 novembre au 23 décembre 2020 © Charles Duprat/OnP.
La Rédaction

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Isabelle Lauriou
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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

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Yves Kafka
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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