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Nomination de Sarah Cherfaoui à la direction de L'Ouvre-Boîte de l'ASCA, scène de musiques actuelles de Beauvais  26/07/2018

Nomination de Sarah Cherfaoui à la direction de L'Ouvre-Boîte de l'ASCA, scène de musiques actuelles de Beauvais
Sur proposition unanime du jury, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, donne son agrément à la nomination de Sarah Cherfaoui au poste de directrice générale de l'Association culturelle argentine (ASCA) - L'Ouvre-Boîte, SMAC de Beauvais, en concertation avec Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, Nadège Lefebvre, présidente du conseil départemental de l'Oise, et Caroline Cayeux, maire de Beauvais et présidente de la communauté d'agglomération du Beauvaisis, ainsi qu'avec Nicolas Merlot, président de l'ASCA. Sarah Cherfaoui prendra ses fonctions courant septembre 2018.

Sarah Cherfaoui est directrice de "Il suffit de...", structure d'ingénierie culturelle qu'elle a fondée. Elle accompagne les collectivités, entreprises et associations dans la réalisation de leurs projets culturels et d'événements depuis 2016. Auparavant, elle a exercé les fonctions de directrice générale adjointe auprès de la communauté de communes du clermontois, chargée plus particulièrement de la coordination des affaires culturelles, et de directrice du CAL, centre culturel de Clermont.

Sarah Cherfaoui envisage le projet artistique et culturel de l'ASCA afin de l'inscrire sur un territoire dont elle maîtrise parfaitement les enjeux. Elle vise à ouvrir la structure sur le quartier, et plus largement sur la ville et la région. Elle portera l'exigence de "la culture partout, par tous et pour tous" en tissant des liens avec les acteurs culturels régionaux. Son projet répond ainsi pleinement aux enjeux d'un équipement unique qui repose sur deux pôles d'activités - pôle musiques avec l'Ouvre-Boîte et pôle images avec le cinéma Agnès Varda.

Communiqué du ministère de la Culture.

Photo : L'Ouvre-Boîte, Beauvais (salle) © DR.
La Rédaction

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Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
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Le retour en grâce des "Huguenots" à Paris

Le retour des "Huguenots" de Meyerbeer sur la scène de l'Opéra de Paris est un des événements marquants de la commémoration des 350 ans de la noble maison. En dépit de contrariétés dues à des défections de dernière minute, le spectacle tient son rang et fait sonner de nouveau (à juste titre) les trompettes de la notoriété d'un compositeur longtemps oublié.

Le retour en grâce des
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Ouvrant la voie aux triomphes des Verdi, Offenbach, Gounod et autres Wagner, l'œuvre du compositeur allemand a par la suite subi un effacement presque total des scènes - nonobstant quelques rares reprises dont celle des "Huguenots" à l'Opéra national du Rhin (1), il y a un peu plus de cinq ans. On peut s'interroger à l'infini sur les raisons d'une telle désaffection (coût des productions, difficultés à trouver les chanteurs compétents, entre autres), mais on peut être assuré d'une chose : le nouveau spectacle de l'Opéra de Paris redonne aujourd'hui ses lettres de noblesse à une œuvre qui n'est pas sans attraits.

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Christine Ducq
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