La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Nomination de Chloé Dabert à la direction de la Comédie de Reims, centre dramatique national  20/06/2018

Nomination de Chloé Dabert à la direction de la Comédie de Reims, centre dramatique national
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, en plein accord avec Arnaud Robinet, maire de Reims, et Jean Rottner, président du conseil régional du Grand Est, a donné son agrément à la proposition de nommer Chloé Dabert à la direction de la Comédie de Reims, centre dramatique national.

Chloé Dabert est comédienne et metteure en scène, formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Elle travaille régulièrement à partir d'écritures contemporaines telles que celles de Dennis Kelly, Christophe Honoré, Roland Dubillard ou Lola Lafon. En janvier 2018, elle a mis en scène à la Comédie-Française "J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce. En juillet 2018, elle créera "Iphigénie" de Jean Racine lors de la 72e édition du Festival d'Avignon.

Faire de la Comédie de Reims une maison pour les artistes et les publics, ouverte et partagée, un lieu de rencontres, où l'on cultive la transversalité et la transmission, telle est son ambition qu'elle portera avec Sébastien Eveno, artiste associé au projet de direction. Elle propose ainsi de faire de ce théâtre un pôle majeur pour la création théâtrale, un lieu où l'expérimentation, la recherche, sont rendues possibles, pour des artistes émergents ou plus confirmés, de la région et d'ailleurs.

Dans cette maison d'artistes, elle poursuivra son travail sur le rythme des écritures en travaillant sur des textes de Pier Paolo Pasolini et Jon Fosse, entourée d'un collectif artistique transversal, associant notamment le collectif des Hommes Approximatifs dirigé par Caroline Guiela Nguyen, ainsi que Christophe Honoré.

Chloé Dabert revitalisera les liens de la Comédie de Reims, ancienne maison de la culture, avec le public rémois et du Grand Est. Ainsi, la ville de Reims et ses quartiers seront le terreau des créations de plusieurs artistes du collectif. L'adresse à la jeunesse est au cœur de son projet, qui compte des propositions nombreuses en direction des publics scolaires de tous les âges. Dans le cadre du festival "Reims Scène d'Europe", elle souhaite développer la présence d'artistes étrangers dans la ville. Elle initiera un nouveau temps fort, le "Printemps numérique", questionnant les liens entre les nouvelles technologies, l'art et le spectacle vivant.

Le 1er janvier 2019, elle prendra la succession de Ludovic Lagarde, dont la Ministre, le maire et le président de la Région tiennent à saluer l'action exemplaire menée à la tête de la Comédie de Reims, et qui continuera, quant à lui, son parcours artistique en compagnie.

Communiqué du ministère de la Culture du 19 juin 2018.
La Rédaction

Nouveau commentaire :





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


PUB


    Aucun événement à cette date.
Publicité



À découvrir

"Kanata" : conjuguer la réalité et l'illusion, et faire apparaître, sous l'apparence et la fiction, le réel et son intimité

"Kanata", Théâtre du Soleil, Paris

Mais que sont devenus les Hurons, la Grande Forêt, les canoës ? Tous ces rêves de Canada des petits garçons et petites filles ? Quand Ariane Mnouchkine et Robert Lepage, avec les comédiens du Soleil, envisagent de monter un spectacle sur le Canada et son Histoire, personne n'imaginait l'hostilité, la violence des réactions qu'engendrerait là-bas ce projet*.

Que l'ambition affichée de montrer le sort des Amérindiens dans le monde moderne aboutirait à une contestation brutale du droit à les représenter. Face aux insultes anonymes, forcément sur Internet, venant de tous les bords, la troupe du Soleil (dont les comédiens appartiennent au monde entier) a réagi de la meilleure façon. En montant le premier épisode de "Kanata" sur la controverse. La troupe intègre, intériorise tous les tenants de la querelle.

La pièce prend pour fil conducteur un couple de jeunes Français primo immigrants naïfs qui s'installant à Vancouver, découvrent les réalités cachées sous les cartes postales. Les rues sordides, la misère, la drogue, la prostitution, les Amérindiens déchus, le crime, l'impuissance d'une police, la déforestation, la disparition des traces du passé. Un melting-pot qui n'est qu'un agrégat de souffrances travaillées pourtant par l'instinct de survie et l'espoir de s'en sortir.

Jean Grapin
07/02/2019
Spectacle à la Une

"Botéro en Orient"… tout en rondeur !

C'est un voyage où le physique et l'esthétisme ont une place prépondérante et dans laquelle les rondeurs sont revendiquées et montrées. Autour d'une création picturale qui l'a guidé, Taoufiq Izeddiou place l'identité au centre de sa création.

Le titre du spectacle est dû au fait que Taoufiq Izeddiou a été inspiré par l'œuvre autour d'Abou Ghraïb (Irak) de Fernando Botero, peintre et sculpteur colombien, où l'artiste s'était insurgé. Il avait en effet dessiné de superbes planches où la torture, l'humiliation et la violence s'étalaient. Les personnages des œuvres de Botero sont toujours des êtres ronds et épais. C'est dans ce rapport aux volumes que le chorégraphe a bâti son spectacle.

À l'entame de la représentation, le silence habille le plateau puis des ombres se détachent d'une demi-obscurité. Les déplacements sont séparés, la gestuelle des trois danseurs est propre à chacun, ceux-ci perchés sur un bloc de bois. La scénographie est déplacée tout au long du spectacle, les blocs changeant de lieu, bousculés et balancés sur scène. C'est une œuvre de construction et de reconstruction où les chorégraphies se suivent dans des thématiques où l'identité de chaque interprète est posée par rapport à son corps, rond, "volumétrique" selon les propos de Taoufiq Izeddiou.

Safidin Alouache
28/02/2019
Sortie à la Une

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown

"Je demande la route", Théâtre de l'Œuvre, Paris

Roukiata Ouedraogo présente son spectacle "Je demande la route". Difficile de ne pas lui répondre que la route est droite et belle en saluant tout le talent dont elle fait preuve sur scène.

Roukiata Ouedraogo intègre avec une facilité déconcertante les facettes de l'art du comédien et du clown
Roukiata Ouedraogo est pour ainsi dire une princesse qui, ayant découvert le secret des griots et leur art de raconter, donne corps et parole à tous les personnages qui ont marqué sa vie. Elle fait ainsi cadeau de l'humour africain et le fait savoir dans la joie de jouer.

Allant bien au-delà d'un soliloque moqueur ou sarcastique, Roukiata fait œuvre picaresque. En faisant vivre toutes ses ombres, en partant du village, quittant son enfance, sa famille : partant à la conquête du monde. Le public l'accompagne dans le rire.

Les récitations ânonnées à l'école communale, les conseils du grand frère, son arrivée en France, son grand-père ancien de la guerre, sa hantise du froid, son premier appart au dernier étage avec vue sur les chéneaux. De la bureaucrate de l'état civil aux femmes du salon de coiffure à Château-rouge, des métiers de gardienne d'enfants à celui de comédienne, tout fait conte, conte moderne, conte initiatique.

Jean Grapin
08/02/2019