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Les Lauréats des Molières 2018  29/05/2018

Les Lauréats des Molières 2018
Molière du Théâtre privé :
- "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre, Petit Montparnasse.

Molière du Théâtre public :
- "Une Chambre en Inde", création collective du Théâtre du Soleil, mise en scène Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil.

Molière de la Comédie :
- "Le Gros Diamant du Prince Ludwig", de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, adaptation Gwen Aduh et Miren Pradier, mise en scène Gwen Aduh, Théâtre du Gymnase.

Molière de la Création visuelle :
- "Cendrillon", de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Théâtre de la Porte Saint-Martin.
Scénographie d'Éric Soyer, costumes d'Isabelle Deffin, lumière d'Éric Soyer, vidéo de Renaud Rubiano.

Molière du Spectacle musical :
- "Histoire du soldat", de Ramuz et Stravinsky, mise en scène Stéphan Druet, Théâtre de Poche-Montparnasse.

Molière de l’Humour :
- Blanche Gardin, dans "Je parle toute seule", de Blanche Gardin, mise en scène Maïa Sandoz.

Molière du Jeune public :
- "Le Petit Chaperon rouge", de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Cie Louis Brouillard.

Molière du Seul/e en scène :
- "Vous n’aurez pas ma haine", avec Raphaël Personnaz, d’après Antoine Leiris, mise en scène Benjamin Guillard, 984 Productions - Arnaud Bertrand.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :
- Jacques Gamblin, dans "1 heure 23’14 ’’ et 7 centièmes", de Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre, mise en scène Jacques Gamblin.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :
- Laure Calamy, dans "Le Jeu de l’amour et du hasard", de Marivaux, mise en scène Catherine Hiegel.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :
- Marina Hands, dans "Actrice", de Pascal Rambert, mise en scène Pascal Rambert.

Molière du Comédien dans un second rôle :
- Franck Desmedt, dans "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :
- Christine Murillo, dans "Le Tartuffe", de Molière, mise en scène Michel Fau.

Molière de la Révélation masculine :
- Rod Paradot, dans "Le Fils", de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.

Molière de la Révélation féminine :
- Julie Cavanna, dans "Adieu Monsieur Haffmann", de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de l’Auteur francophone vivant :
- Jean-Philippe Daguerre, pour "Adieu Monsieur Haffmann".

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :
- Joël Pommerat, pour "Cendrillon", de Joël Pommerat.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public :
- Ariane Mnouchkine, pour "Une Chambre en Inde", création collective du Théâtre du Soleil.
La Rédaction

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"Dévaste-moi"… Persuasion et précision artistique… Pour une nouvelle façon de percevoir un spectacle

"Dévaste-moi", Tournée 2018/2019

Airs célèbres d'opéra, chansons rock, romances populaires. Dans son dernier spectacle "Dévaste moi"*, Emmanuelle Laborit chante et danse, livre des confidences à son public, elle fait le show. Avec ses musicos, (ses boys), tout le tralala et ses effets, les surtitrages qui ponctuent avec humour le tour de chant.

Elle met en place avec le soutien de Johanny Bert (qui met en scène) une forme éclectique de théâtre-danse et de music-hall mêlés. Le spectacle est à bien des égards vertigineux.

C'est que, au cas présent, l'artiste ne peut parler ni entendre les sons. Les mots et le sens ne peuvent pas sortir de la bouche. Tout le spectacle est en langage des signes. Interprété, pas traduit. En chantsigne.

Ce qui donne quelque chose de déroutant d'étonnamment maîtrisé qui dépasse très largement la notion de mimodrame et oblige le spectateur qui fait parti des "entendants" à reconsidérer sa manière de percevoir un spectacle.

Car à l'inverse des repères traditionnels qui élaborent un espace scénique dans lequel le sens circule entre les deux bornes de l'indicible : celles de l'obscène et du sublime, la prestation d'Emmanuelle Laborit passe par le bout des doigts et se transmet à tout le corps sans tabous avec la seule force de la persuasion et de la précision artistique. C'est toute la personne qui exprime le poids des sensations, la raison des sentiments ainsi que les effets de style.

Jean Grapin
20/09/2018
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Le retour en grâce des "Huguenots" à Paris

Le retour des "Huguenots" de Meyerbeer sur la scène de l'Opéra de Paris est un des événements marquants de la commémoration des 350 ans de la noble maison. En dépit de contrariétés dues à des défections de dernière minute, le spectacle tient son rang et fait sonner de nouveau (à juste titre) les trompettes de la notoriété d'un compositeur longtemps oublié.

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Le grand opéra à la française - un genre à la charnière de deux styles, celui du Bel Canto et du Romantisme - a fait les délices du public de la Monarchie de Juillet et bien au delà. Les opéras de la période française de Giacomo Meyerbeer ont en effet été parmi les plus joués et acclamés au XIXe et au début du XXe siècle.

Ouvrant la voie aux triomphes des Verdi, Offenbach, Gounod et autres Wagner, l'œuvre du compositeur allemand a par la suite subi un effacement presque total des scènes - nonobstant quelques rares reprises dont celle des "Huguenots" à l'Opéra national du Rhin (1), il y a un peu plus de cinq ans. On peut s'interroger à l'infini sur les raisons d'une telle désaffection (coût des productions, difficultés à trouver les chanteurs compétents, entre autres), mais on peut être assuré d'une chose : le nouveau spectacle de l'Opéra de Paris redonne aujourd'hui ses lettres de noblesse à une œuvre qui n'est pas sans attraits.

D'abord l'opéra lui-même est une sorte de super production d'avant l'invention du cinéma avec ses quatre heures de musique dédiées à un sujet historique (La Nuit de la Saint-Barthélémy en août 1572), une intrigue implexe trahissant sans vergogne la grande Histoire, avec ses chœurs impressionnants et ses sept rôles principaux nécessitant de solides chanteurs - sans oublier les nombreux figurants et un ballet ornant des tableaux qui doivent impressionner ou charmer. Et les bonnes surprises ne manquent pas à la (re)découverte de ces "Huguenots", qui furent le deuxième triomphe parisien d'un compositeur qui régna de son vivant sur Paris sans partage (2).

Christine Ducq
08/10/2018
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Une forme de miroir contemporain avec ses diaboliques bobards… façon fake news

"Le Maître et Marguerite", Tournée 2018/2019

"Le Maître et Marguerite" de Mikhaïl Boulgakov, c'est Dostoïevski, Gogol et Tchekhov réunis. Un roman qui est un désir de théâtre. Désir qu'Igor Mendjinsky exauce avec talent dans l'adaptation qu'il propose.

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Jean Grapin
21/05/2018