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Création d'un fonds d'urgence pour le festival OFF d'Avignon, en partenariat avec l'Association Avignon Festival et Compagnies (AF&C)  20/07/2020

Conférence au Village du OFF (2019) © AF&C.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, annonce la création d'un fonds d'urgence destiné à soutenir, à titre exceptionnel et temporaire, les théâtres du Festival OFF d'Avignon, fragilisés par l'annulation du festival en 2020, en raison de la crise de la Covid-19. La gestion en sera assurée par l'Association Avignon Festival et Compagnies, structure de coordination du Festival OFF.

Ce fonds s'adresse aux théâtres pérennes non subventionnés, privés d'activité en juillet, et ayant remboursé les compagnies des acomptes versés. Il a vocation à couvrir une partie des charges fixes hors masse salariale, en valorisant les théâtres qui proposent une activité à l'année, et ceux qui partagent le risque avec les compagnies. Il intervient en complément des aides publiques allouées aux entreprises par l'État, notamment au titre de l'indemnisation de l'activité partielle, des exonérations de charges ou du fonds de solidarité.

Ses règles de soutien ont été conçues afin d'aider toutes les structures éligibles, adhérentes de l'association ou non, afin d'éviter les cessations de paiement ou liquidations. Ce dispositif sera accessible à partir d'une plate-forme dédiée, développée et administrée par AF&C, dès le mois de juillet.

Son financement est assuré par l'État, pour un montant de 800 000 €, les collectivités locales apportant leur concours aux théâtres subventionnés ou aux compagnies du territoire avignonnais. Un comité de suivi réunissant l'État, AF&C et les organisations professionnelles est mis en place pour veiller et à la transparence des aides attribuées par ce fonds.

Communiqué de presse du ministère de la Culture.

Photo : Conférence au Village du OFF (2019) © AF&C.
La Rédaction

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"Underground" Éloge du risque amoureux

L'amour comme les angelots n'a pas de sexe. Même les amours les plus charnels, les plus dévastateurs, les plus profonds, les plus troublants. Oui, c'est étrange d'énoncer cela. Mais c'est ici le propos central d'"Underground". Underground, le métro en anglais, et plus symboliquement ici, telle l'image des entrailles sinueuses et enfouies de l'être intime, là où dorment les désirs cachés, indiscrets, inavouables, mais surtout les désirs inconnus et les peurs.

"Underground" explore cette faille des êtres humains, que l'ordre établi, la conscience et la puissance de l'éducation morale dissimulent pour que les normes sociales dominent. La jeune femme, interprétée avec une sensibilité troublante par Clémentine Bernard, seule sur scène, semble pourtant extrêmement classique, anodine, assise dans sa rame de métro. Mais c'est son discours intérieur qu'elle nous partage alors, une voix grâce à laquelle elle va nous emporter vers l'histoire qui l'attend et l'émotion qui va faire résonner son corps, de sa peau jusqu'au plus profond de son être.

Le début du texte la saisit au moment de sa rupture avec l'homme convenable et convenu que la vie lui destinait. Une vie normale, faite de projets d'enfants et de vacances, faite d'un quotidien bien balisé, d'un ordinaire applaudi par tous : familles, amis, rencontres. Une ouverture qui semble comme le début d'un exil obligé. Elle a perdu ce conventionnel qui l'habillait comme une armure. Elle est égarée dans ce métro comme dans un dédale sans issue.

Bruno Fougniès
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© Fabien Montes.
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Novecento est donc le héros. C'est dans un carton à chaussures déposé sur le piano de la salle de bal d'un paquebot que Novecento commence sa vie, recueilli par un homme d'équipage… et c'est là que démarre l'histoire.

Et ! Quand Novencento rencontre Tim Tooney, comme une tempête en pleine mer, la secousse est grande, les oreilles agitées et le regard fixe pour ne rien manquer de ce spectacle de vague… à l'âme…

Si ! Car le cœur de Tim Tooney est lourd de peine quand il repense à son ami disparu qui jamais n'avait de son vécu touché la terre ferme. Novecento, sa vie, c'était le paquebot, la mer, les visages des voyageurs entre l'Europe et l'Amérique qui l'inspiraient et ont fait de lui un virtuose mais aussi un homme perdu au milieu de l'océan qui n'a jamais su d'où il venait, qui il était et, de la terre ferme, en a développé une vraie névrose.

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© Vincent Berenger/Châteauvallon-Liberté - Scène Nationale.
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