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Salvatore Caltabiano... Un salvatore per tutti !

La chronique d'Isa-belle L

"Questo non è un sogno, questa è la realtà". Je vois devant moi, seul sur une scène immense, un homme. Bel homme. Séduisant. Pas n’importe quelle scène : le théâtre de la Gaité Montparnasse. J’adore ce théâtre, qui porte si bien son nom. La gaité à Montparnasse avec pour protagoniste principal un comédien accompagné d’une guitare à la main : Salvatore Caltabiano.



© DR.
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Il est question de guitare, de cours pris sur le tard, de séduction, de chansons, d’avalanche de jeux de mots, de femmes, de relations et de chocolat. Ah ! Le chocolat.

"Pour perdre du poids tout en gardant le sourire et retrouver la fameuse tablette de chocolat, rien ne sert de courir se ruiner dans les salles de sport surchauffées, venez plutôt applaudir Signore Caltabiano, le "sauveur" bellissimo. Oui, avec lui, c’est LE régime qu’il vous faut. Tous les autres ne servent à rien ! Sauf à tout reprendre en un rien de temps…" Avec Salvatore - sauveur pour la traduction italienne - Caltabiano, artiste convaincant, amuseur et amusant, bourré de talents, on muscle sur plus d’une heure de temps nos abdominaux. Et les courbatures sont moins pénibles. L’humour n’est pas gras mais subtil, le jeu généreux et l’homme n’est ni trop macho ni trop viril. Rien à voir donc avec le cliché du Club Med Gym…

© DR.
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Il revient pour un soir, et ça tombe bien. L’été pointe le bout de son nez, les maillots de bain vont sortir des placards, les plages de sable fin vont regretter les giboulées et voir les serviettes des vacanciers, les envahir. Important de redoubler d’efforts pour être le plus beau de tous les séducteurs. Un bon conseil messieurs, pour ne pas rater son été entre coquillages et crustacés, ce cher Salvatore donne de très bonnes idées. En toute simplicité. Et avec élégance, s’il vous plaît !

On sourit, on rit, on reprend un refrain ou deux en sa compagnie, ah ! Ce qu’on est bien avec lui. Avec cet amoureux des mots, de poésie. Avec ce comédien de qualité qui côtoie prose puis alexandrins et qui porte, seul en scène, un spectacle vraiment bien écrit.
Salvatore Caltabiano : un italiano vero !

"Les femmes, le chocolat et moi"

De et par Salvatore Caltabiano.

Vendredi 31 mai à 20 h.
Théâtre Montmartre Galabru, Paris 18e, 01 42 23 15 85.
>> theatregalabru.com
© DR.
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Isabelle Lauriou
Lundi 20 Mai 2013

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"Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud.
Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !

© François Vila.
Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier "Ma bohème" dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.

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Isabelle Lauriou
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"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire

Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.

© Christophe Raynaud de Lage.
Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.

Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.

Safidin Alouache
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"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !

Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.

© Olivier Werner.
Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.

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Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.

Safidin Alouache
12/03/2024