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Concerts

Musique sacrée à Notre-Dame de Paris, une jeune Dame de 850 ans !

Pour sa vingtième édition, la saison des concerts se poursuit à Notre-Dame de Paris jusqu’au 10 décembre 2013. Deux-chefs-d’œuvre de musique sacrée sont programmés la semaine prochaine : le "Requiem" de Campra et le "Te Deum" de Charpentier.



© DR.
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Après le jubilé des 850 ans de la cathédrale Notre-Dame de Paris, les manifestations continuent dans ce vénérable joyau de l’art gothique - plus de 120 cette année comme de coutume ! Une évidence puisque dès le début de sa construction au XIe siècle une école de musique et de grandes polyphonies furent créées. L’immense chœur a accueilli tout au long des siècles et jusqu’à aujourd’hui des compositeurs, des organistes dont certains sont restés célèbres.

Le patrimoine musical inspiré et composé pour Notre-Dame de Paris est donc très riche. Des Grands Maîtres de Chapelle, tels Campra et Brunnel, aux compositeurs contemporains - Thierry Escaich, Bacri -, nombreux sont les artistes à avoir écrit pour ses offices et fêtes. Le 10 décembre 2013, "Les Vêpres de la Vierge", une œuvre de Philippe Hersant, résonneront d’ailleurs en création mondiale dans la cathédrale. Tout au long de l’année sont à redécouvrir, dans ces lieux chargés d’Histoire, voix et instruments médiévaux, récitals d’orgue, chants grégoriens, messes solennelles, entre autres.

© DR.
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Mardi prochain, ce sont deux chefs-d’œuvre du baroque français qui nous rappelleront les grandes heures de la cathédrale. Le "Requiem" d’André Campra, Maître de musique à Notre-Dame de 1694 à 1700, une Messe des Morts irradiant une douleur grave teintée de foi dans une autre vie. Puis ce sera le fameux "Te Deum" de Marc Antoine Charpentier, composé pour célébrer une des victoires militaires du Roi Soleil, et dont le Prélude fit la gloire de l’ORTF, en devenant son indicatif. Une œuvre majestueuse imprégnée de joie.

Concert le mardi 11 juin 2013 à 20 h 30.
Cathédrale Notre-Dame de Paris, 01 44 41 49 99.
>> musique-sacree-notredamedeparis.fr

André Campra (1660 -1744), "Requiem" (c.1732) ;
M. A. Charpentier (1643 – 1704), "Te Deum" H.146 (1690).

Alain Buet, Robert Getchell, Sébastien Obrecht, solistes.
Maîtrise Notre-Dame de Paris.
Chœur et Orchestre.
Lionel Sow, direction.

Christine Ducq
Mercredi 5 Juin 2013

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Concert
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Gil Chauveau
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© Julien Hélie.
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Le plateau de théâtre devient également plateau de cinéma, avec cadreurs, techniciens et cabine de réalisation intégrée. Le but est de rechercher d'autres rapports à la scène que cet éphémère "ici et maintenant" dont le spectacle vivant a toujours été fier et dépendant. C'est un ici au ailleurs que propose Olivier Lopez mais pas seulement.

Le filmage en direct apporte, dans certaines scènes, une proximité, une intimité avec les personnages sans le filtre de la déclamation théâtrale. Les expressions en plans rapprochés semblent plus fortes. Les cadrages permettent d'oublier un temps le reste du décor plateau et s'immerger plus profondément dans la scène, passer d'un lieu à un autre avec souplesse et précision.

Bruno Fougniès
16/11/2020
Sortie à la Une

"Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !

Ne devoir son salut qu'à un légume à bulbe blanc et à longues feuilles vertes, brandi sous le nez d'un vigile expert en roulade arrière dissuasive, marque le point de bascule de ce jeune homme - peu recommandable, il est auteur de BD - venant de commettre l'impensable : ne pas avoir été en mesure de présenter sa carte de fidélité à la caissière ! Telle est l'origine de la folle cavale du "héros" échappé de l'album éponyme de Fabcaro pour être porté sur la scène par Angélique Orvain, réalisant là une prouesse propre à rendre lumineuse toute grisaille.

© Romain Dumazer.
Dans un dispositif immergeant le spectateur au cœur de l'action effrénée - pas moins de quatre podiums disposés en cercle, éclairés tour à tour, incluent le public dans des tableaux vivants -, l'épopée du fuyard décrété ennemi numéro 1 par la vox populi reprenant en chœur les voix des médias et des représentants de l'ordre va être vécue de manière haletante. L'occasion pour l'auteur et la metteure en scène, fins observateurs des travers contemporains, de croquer à pleines dents les errements hilarants des conduites dites "ordinaires".

En effet ces "arrêts sur images", joués superbement par huit acteurs tirant parti avec intelligence des ressorts du théâtre de tréteaux et des ralentis cinématographiques, passent au scanner les dérives de la pensée commune érigée en système de pensée. Aucun milieu n'y échappe. Pas moins les complotistes avachis devant leur téloche, les bobos contents d'eux-mêmes lisant Les Inrocks ou Le Monde Diplomatique, les artistes charitables réalisant un album de soutien à l'auteur de BD à la dérive, les forces de l'ordre au képi bas, et encore moins les journalistes des chaînes d'infos en continu commentant en boucle l'absence d'infos.

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Yves Kafka
29/10/2020