La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Concerts

Les Flâneries musicales de Reims pour quelques jours encore !

Depuis le 18 juin, le festival champenois régale son public pour la 26e année consécutive. Son directeur artistique, le pianiste Jean-Philippe Collard, nous réserve encore quelques beaux rendez-vous dans les jours à venir.



© Axel Coeuret.
© Axel Coeuret.
Les Flâneries musicales de Reims ne sont plus à présenter dans cette rubrique. C'est avec un grand bonheur que nous y découvrons depuis quelques années déjà les meilleurs artistes débutants et confirmés pour deux concerts par jour - dont Les Petits Flâneurs réservés aux plus de dix-huit mois ! Le succès est au rendez-vous avec plus de quarante mille spectateurs qui viennent applaudir dans les plus beaux lieux de la capitale champenoise plus de mille artistes chaque année.

Le concert d'ouverture, le 18 juin, a fêté en beauté cette nouvelle édition avec La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, l'Orchestre de l'Opéra de Reims dirigés par le grand Jean-Claude Malgloire avec un "Messie" opératique à souhait - le fameux oratorio de Haendel. Prélude à une programmation des plus brillantes.

Si vous ne vous y êtes pas encore rendu : pas de panique ! On attend encore du beau monde à Reims d'ici le 10 juillet. Mardi 7 juillet, notre violoniste star préféré Renaud Capuçon interprète en duo avec son compère pianiste Jérôme Ducros des œuvres de Mozart, Korngold et Strauss à l'Opéra de Reims. Le 8 juillet au Cirque, le Richard Galliano Sextet fera danser Vivaldi, Piazzolla, Bach et bien d'autres.

Thomas Enhco et Vassilena Serafimova © Maxime de Bollivier.
Thomas Enhco et Vassilena Serafimova © Maxime de Bollivier.
De l'humour musical le 9 avec le MozART Group et un concert de clôture qui ne s'annonce pas moins grandiose que celui du 18 juin en la basilique Saint-Rémi (un chef-d'œuvre du gothique flamboyant) avec le "Requiem allemand" de Brahms. Et pour le porter aux sommets métaphysiques idoines, Hervé Niquet sera à la tête du Brussels Philharmonic et de l'excellent Chœur de la Radio Flamande. L'occasion d'écouter de solides chanteurs tel le baryton Tassis Christoyannis.

Et puis n'oubliez pas le Concert pique-nique du 18 juillet au Parc de Champagne où vous pourrez déguster vin de champagne et belles émotions musicales avant le feu d'artifice de tradition. La soirée débutera au son jazzy du piano et du marimba avec Thomas Enhco et Vassilena Serafimova. Place ensuite à Bizet et aux "Carmina Burana" de Carl Orff avec une affiche à faire rosir de plaisir le festivalier. Qui de mieux en effet que l'humaniste Jean-Claude Casadesus à la tête de son Orchestre national de Lille et du Chœur Nicolas de Grigny pour passer la soirée ?

Concerts jusqu'au 10 juillet 2015.
Concert pique-nique le 18 juillet 2015 à 19 h.

Les Flâneries musicales de Reims.
Tél. : 03 26 36 78 00.
Reims (51).
info@flaneriesreims.com
>> flaneriesreims.com

Christine Ducq
Mardi 7 Juillet 2015

Nouveau commentaire :

Concerts | Lyrique


Brèves & Com


Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.









À découvrir

"La petite fille de monsieur Linh" Tenter de donner une raison à la vie… à l'exil

Après déjà plusieurs années d'exploitation et de succès, Sylvie Dorliat reprend le très touchant conte de Philippe Claudel, "La petite fille de monsieur Linh", qu'elle a adapté pour la scène et qu'elle interprète. Une bonne occasion de découvrir ou de revoir ce spectacle lumineux et délicat parlant avec humanité tant de l'exil, de la mort, de la folie que de l'amitié et de l'espoir d'une nouvelle vie.

De la guerre, de la fuite, de l'exil peut naître la folie. Lorsque l'on a vu sa famille, tous ceux que l'on aime se faire tuer, quand on a tout perdu, perdre la raison peut devenir un refuge, un acte de survie, une tentative désespérée de renaissance en s'inventant une nouvelle histoire…

Guerre, mort, fuite inéluctable pour un espoir de survie, triviale association caractérisant chaque jour toujours plus notre monde… Bateau, exil, nouvelle contrée inconnue, centre d'hébergement, accueil pour vieil homme et petite fille. Pays nouveau, pays sans odeur, sans les odeurs colorées et épicées de son Asie natale, peut-être le Vietnam ou le Cambodge.

Tout commença un matin où son fils, sa belle-fille et sa petite fille s'étaient rendus dans les rizières. Cette année-là, la guerre faisait rage. Ils sont tués durant leur travail. Tao Linh récupère sa petite fille, Sang diû (Matin doux) 10 mois - elle a les yeux de son père (son fils), dit-il - et entreprend une épuisante traversée, à l'horizon une terre occidentale. Apprivoiser ce nouveau pays, ces gens inconnus, cette promiscuité dans ce centre d'accueil pour émigrés. Puis, au bout d'un moment, se résoudre, se décider à sortir pour découvrir cette ville qui l'accueille.

Dans un parc, assis sur un banc, et l'arrivée de monsieur Bark. Premier contact, et les prémices d'une nouvelle amitié. Ils parlent de leur femme (mortes). Parle de la guerre, celle à laquelle a participé Bark dans le pays de Linh. Bark l'invite au restaurant, lui offre un cadeau, une robe pour la petite. Tao Linh va être déplacé mais dans la même ville. Se retrouve dans une chambre… Enfermement…

Gil Chauveau
09/09/2020
Spectacle à la Une

"Les Dodos" Virtuoses aux agrès comme aux guitares… pour des envolées poétiques et musicales, sensibles et rebelles !

Quel point commun peut-il y avoir entre un dodo, gros oiseau incapable de voler - et plutôt maladroit - et un acrobate ? L'inconscience naïve pour le premier, qui le conduisit à sa disparition, l'inconscience maîtrisée - avec une peur raisonnée pour la sécurité - qui le mène vers le spectaculaire et la performance virtuose pour le second... C'est en résumé l'étonnante création de la compagnie Le P'tit Cirk qui s'articule autour de la musique et de l'envol avec la guitare comme partenaire privilégié, instrument musical ou agrès des plus surprenants !

Fondé en mars 2004 sur les projets de Danielle Le Pierrès (Archaos, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, Cirque Plume, etc.) et de Christophe Lelarge (Cirque du Soleil, Turbulence, Cie Goudard, Rmi-Rayazone, etc.)*, le P'tit Cirk est basé dès sa création à Lannion en Bretagne. Cette implantation correspond à une démarche artistique volontaire de long terme afin d'être acteur de la vie culturelle du Trégor, de partager et de transmettre leur passion, et d'aller à la rencontre d'un public qui n'a pas forcément l'occasion ou la demande de découvrir cette forme d'approche de travail envers le cirque. Le spectacle "Les Dodos" est la sixième proposition de la compagnie.

Cette dernière création (en tournée depuis trois ans) confirme, si besoin était, leur statut de compagnie majeure dans le paysage du cirque de création à l'échelle européenne… et leur ouverture permanente à différentes pistes… de cirque. Chez les membres du P'tit Cirk, le sens du collectif, le côté pur, brut et extra-ordinaire de l'exploit sont aussi importants et incontournables que le jeu d'acteur, la mise en piste, la lumière et la scénographie. La performance est là mais n'occulte en rien la trame poétique présente à chaque instant.

Gil Chauveau
17/09/2020
Sortie à la Une

"Cabaret Louise" Cabaret foutraque et jouissif pour s'indigner encore et toujours !

Grandes ignorées de nos scolarités boutonneuses, la Commune et l'une de ses figures majeures, Louise Michel, sont tirées du passé et ici convoquées à une célébration festive et effrontée, bâtie sur des fondations soixante-huitardes bienfaisantes, où se réunissent de manière intempestive, ou pas, Rimbaud, Hugo, Léo et Théophile Ferré, Louise Attaque, Johnny Hallyday, Jules Ferry et Adolphe Thiers, etc., prenant vie grâce aux joyeux jeux virtuoses de Charlotte Zotto et Régis Vlachos.

En une forme de cabaret drolatique, foutraque, jouissif et impertinent, est rendu hommage à la révolte, à l'espérance d'une toujours future révolution, au souvenir de celles qui ont eu lieu - sans malheureusement toujours beaucoup d'efficience -, à celles et ceux - communards ou soixante-huitards - qui les imaginèrent sur le terreau de folles utopies. Régis Vlachos nous offre à nouveau un insolent et hilarant éloge d'une nouvelle rébellion à inventer, nous incitant, dans le respect de nos libertés individuelles, à nous indigner encore et toujours.

Cet hommage audacieux et - forcément - libertaire est associé subtilement, dans un intelligent second plan et en un judicieux contrepoint, à nos désespérantes actualités. Et, tour de force réussi, est généré, en complément inattendu et croustillant, une approche de mise en abyme conjugale du couple tentant de représenter le spectacle tout en l'interrompant de tempétueuses disputes, de tentatives de réconciliation… ou de négociation de définitive séparation... Instillant ainsi dans tous les tiroirs narratifs, une revendication féminine et féministe émanant historiquement de Louise Michel et, dans une contemporanéité militante, celle de la femme d'aujourd'hui que sont les comédiennes Charlotte Zotto et Johanna Garnier.

Gil Chauveau
31/08/2020