La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Concerts

Le Festival des Arcs vous invite à son concert parisien !

Un concert gratuit le 27 février, ça vous dit ? De jeunes musiciens joueront pour vous afin de célébrer dignement l’anniversaire du festival savoyard de musique de chambre. Quarante ans, ça se fête !



Jean-Frédéric Neuburger et Francois Salque © DR.
Jean-Frédéric Neuburger et Francois Salque © DR.
Tous les ans depuis 1973, de nombreuses manifestations sont offertes aux Savoyards et aux touristes dans cette si belle vallée de la Tarentaise, entre Bourg-Saint-Maurice et Arc 1800 (c’est son altitude), face au Mont-Blanc ! Une quarantaine de concerts, de la danse, des conférences, des débats - entièrement gratuits - sont organisés dans l’optique de faire connaître et aimer à un large public la musique classique et contemporaine. Le festival commande d’ailleurs tous les ans une pièce contemporaine à de jeunes compositeurs. Le jeune public n’est pas oublié non plus.

Quand le Festival est créé, il s’agit aussi pour ses concepteurs d’offrir à de jeunes et brillants musiciens un lieu de rencontres et d’échanges avec des élèves, pour des cours d’instruments et de musique de chambre. Le Festival des Arcs, c’est donc en même temps une académie de musique destinée à accueillir environ 180 stagiaires du monde entier, venus se perfectionner auprès des meilleurs interprètes. Ces artistes prestigieux se sont nommés par le passé Renaud et Gautier Capuçon, Emmanuel Krivine, Michel Dalberto ou encore le violoniste Éric Crambes, devenu depuis 2005 le directeur artistique du festival.

Xavier Gagnepain et une classe d'élèves © DR.
Xavier Gagnepain et une classe d'élèves © DR.
Pour cette édition spéciale 2013 - anniversaire oblige - du 18 juillet au 4 août, le Festival des Arcs programme près de 70 musiciens, des comédiens, des danseurs, des quatuors (les quatuors Fine Arts et Debussy), le Sirba Octet, une comédie musicale américaine coproduite avec le Théâtre de la Croix Rousse de Lyon, mais aussi beaucoup de surprises, dit-on…

En attendant de respirer l’air pur de la montagne, le public est invité tous les ans à un concert à Paris pour découvrir les artistes et un programme de la meilleure musique de chambre. Cette année sera évidemment spéciale, dans la très jolie salle Cortot, attenante à l’École, chef d’œuvre Art Déco. Nous souhaitons au Festival des Arcs un très bon anniversaire et une exceptionnelle longévité faite de partage musical !

Éric Crambes, directeur artistique © DR.
Éric Crambes, directeur artistique © DR.
Concert le 27 février 2013 à 20h30.
Salle Cortot, Paris 18e, 01 47 63 80 16.
info@ecolenormalecortot.com
Entrée libre.

Programme :
Mendelssohn, Trio pour violon, violoncelle et piano n°1.
Saariaho, Mirage pour soprano, violoncelle et piano.
Schubert, "La Truite", quintette pour violon, alto, violoncelle, contrebasse et piano.

Ruth Rosique, soprano.
Éric Crambes, Sveltin Roussev, violon.
Lise Berthaud, alto.
Xavier Gagnepain, Anssi Karttunen, Eric Levionnois, violoncelle.
Eckard Rudolph, contrebasse.
Jean-Frédéric Neuburger, Jean-Michel Dayez, Antoine de Grolée, piano.

Christine Ducq
Vendredi 15 Février 2013

Nouveau commentaire :

Concerts | Lyrique




Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.



    Aucun événement à cette date.
Vidéos les plus récentes



À découvrir

"Les femmes de la maison" L'épopée des luttes féminines sous le prisme d'une maison très spéciale

Voici la dernière pièce de Pauline Sales (écriture et mise en scène) qui a été présentée au Théâtre Paul Scarron du Mans devant un public professionnel restreint. Un privilège que d'assister à cette histoire que l'on sent chevillée au corps de sa créatrice. Il y est question de femmes artistes. Question également des femmes non artistes. Question de la liberté que les femmes ont peu à peu conquis depuis bientôt un siècle. Arrachant bribe après bribe le droit d'agir, de s'exprimer, le droit sur leur corps, leur sexualité, leurs choix. Et trouver enfin la puissance pour se détacher du diktat masculin si bien bétonné.

© Jean-Louis Fernandez.
L'histoire des "femmes de la maison" commence dans les années cinquante et se termine de nos jours. Elle va mettre en jeu une dizaine de personnages féminins sur trois périodes symboliques : les années cinquante, les années soixante-dix et 2022. Pour cela, Pauline Sales invente une maison qui sera le moyen de traverser le temps et l'espace. Cette maison est celle de Joris, un amoureux, par ailleurs cinéaste militant contre les méfaits des guerres. Il achète cette maison par amour pour une photographe, l'amour s'en va, il ne sait qu'en faire, alors il la prête à des artistes. Le hasard veut au départ que ce ne soit que des femmes - peintres, poètes, sculptrices… et cela se transforme en règle : seules des femmes artistes pourront venir un temps pour créer ici.

Première période, maison fermée entourée de bois. C'est l'après-guerre et l'artiste que Joris installe dans la maison dessine. Dessine en mode combat contre elle-même. Contre la pensée que chez elle, son mari, sa fille sont là comme une destinée de femme au foyer qu'elle refuse. Combat contre le mal que cela peut faire.

Bruno Fougniès
25/08/2021
Spectacle à la Une

•Off 2021• Sales Gosses Une approche vertigineuse et bouleversante de la maltraitance à l'école

Harcèlement, maltraitance ponctuelle ou récurrente… à l'école, à la maison, au travail, comment le traiter sur scène, comment prendre ou pas position ? Ici d'ailleurs, pas de prise de position, mais une exposition des faits, du déroulé des événements, en une manière de monologue où la comédienne Claire Cahen habite tous les personnages principaux, offrant l'accès au public à différentes appréciations du drame - victime, tyran, prof, mère - menant à une mise en perspective vertigineuse !

© Théâtre du Centaure.
Pour l'écriture de "Sales gosses", Mihaela Michailov s’est inspirée de faits réels. Une enseignante ligota une élève dans sa salle de classe, les mains derrière le dos, suite à son manque d'attention pour la leçon sur la démocratie qu'elle était en train de donner. Elle exposera ainsi l'enfant saucissonnée en exemple. Les "camarades" de cette petite-fille de onze ans, pendant la récréation, la torturons à leur tour. Elle sera retrouvée sauvagement mutilée… attachée dans les toilettes…

Dans une mise en scène que l'on perçoit nerveuse et précise, millimétrée, visant à l'efficacité, les choix de Fábio Godinho font être immédiatement lisible, mettant en quasi-training sportif la comédienne Claire Cahen et son partenaire musicien chanteur Jorge De Moura qui assure avec énergie (et talent) les multiples interventions instrumentales et/ou vocales. Metteur en scène, mais également performeur, Fábio Godinho joue clairement la carte de l'école "théâtre de la violence", de l'arène/stade où la victime est huée, vilipendée par la foule, cherchant à exprimer la performance telle que demandée sur un ring de boxe. Claire Cahen et Jorge De Moura sont à la hauteur jouant en contre ou en soutien avec le troisième acteur qu'est le décor !

Gil Chauveau
19/07/2021
Spectacle à la Une

•Off 2021• L'Aérien Le fabuleux défi de l'insoupçonnable légèreté de l'être…

Solliciter ressources du corps et de l'esprit unis dans la même entité afin d'affranchir l'humaine condition aux semelles de plomb de la pesanteur la clouant au sol, c'est le prodige réalisé par Mélissa Von Vépy "à l'apogée" de son art. À partir d'une vraie-fausse conférence sur les rapports entre l'Homme et les airs depuis que la Terre est Terre - écrite avec légèreté par Pascale Henry, complice inspirée -, la circassienne rivalise de grâces ascensionnelles. De quoi damer le pion, du haut de son Olympe, à Hermès au casque et chaussures ailées…

© Christophe Raynaud de Lage.
La conférencière au look décontracté étudié, chaussée de lunettes à monture d'écailles et d'escarpins mettant en valeur ses longues jambes, mallette à la main renfermant les planches évocatrices des tentatives humaines pour vaincre la résistance des airs (l'utilisation d'un Powerpoint n'aurait pas été assez daté…), s'emploie avec naturel et humour à survoler cette histoire à tire-d'aile… S'arrêtant cependant sur une reproduction d'Icare, celui par qui la faute advint. Pour avoir voulu voler toujours plus haut, l'intrépide, aux plumes assemblées de cire, s'est brûlé les ailes… et depuis, cette question récurrente : voler est-ce humain ?

Joignant gestes et paroles, elle ôte son blouson libérant des plumes virevoltantes autour d'elle et s'adonne à quelques envolées autour de sa chaise devenant vite le second personnage en scène. D'ailleurs, lorsque, dans le déroulé de sa conférence, elle évoquera les fabuleuses machines volantes nées de l'imaginaire de Léonard de Vinci, on se dit que cette prouesse d'horlogerie fine - que l'on doit à Neil Price - permettant de projeter en douceur ladite chaise jusque dans les cintres, mériterait de les rejoindre au panthéon des créations volantes…

Yves Kafka
26/07/2021