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CédéDévédé

Il faut toujours dire Jamait…

Actuellement en tournée à travers la France, Yves Jamait a décidé de fêter ses 10 ans de carrière à Paris, au Grand Rex, le mardi 3 avril accompagné, s’il vous plaît, par l’orchestre symphonique de Dijon.



Yves Jamait © Youri Lenquette.
Yves Jamait © Youri Lenquette.
Cinquante ans, quatre albums, trois disques d’or, des récompenses en tous genres, Yves Jamait a connu un parcours hors normes. Il avait déjà atteint la quarantaine et pratiqué toutes sortes de petits boulots lorsqu’il a sorti son premier album, "De Verre en Vers". Jean-Louis Foulquier, qui s’y connaît en (bonne) chanson française a été le premier à le soutenir via France Inter. Et Patrick Sébastien, qui s’y connaît en personnages authentiques, a été le premier à le produire. Recevoir le viatique de deux tels parrains est un sacré gage de garantie.

Yves Jamait chante la vie ; la vie quand elle va et quand elle ne va pas. Auteur rare, son écriture déborde d’une poésie réaliste. Personnellement, je tiens son quatrième album, "Saison 4", pour un des plus aboutis que j’aie jamais entendus. Des textes superbes portés par une voix délicieusement graillonneuse, de jolies mélodies où prédominent guitare et accordéon, c’est tout un univers qu’il nous propose. Yves Jamait, c’est sur scène qu’il faut aller le voir. Il est généreux, convivial, drôle, émouvant, absolument vrai.

Alors, si vous voulez avoir l’opportunité de vivre un grand moment de chanson française dans le cadre enchanteur du Grand Rex, réservez votre soirée du 3 avril. Vous serez emballé. Sinon, il est en tournée déjà jusqu'au mois de juin... de belles occasions donc à ne pas rater !

Il faut toujours dire Jamait…
● CD Yves Jamait "Saison 4". Sortie le 10/10/2011.
Par Hasard Productions- Distribution Wagram Music.

● Yves Jamait en concert
3 avril 2012 à Paris, Grand Rex, 20 h.
12 avril 2012 à Pézenas (34), 13e Printival Boby Lapointe, Foyer des Campagnes, 21 h.
13 avril 2012 au Poinçonnet (36), L'Asphodèle.
27 avril 2012 aux Agneaux (50), Salle des Fêtes.
3 mai 2012 à Montpellier (34), Le Rockstore.
4 mai 2012 à Perpignan (66), Théâtre de l'Archipel.
11 mai 2012 à Alençon (61), La Luciole.
12 mai 2012 à Le Mans (72), Les Saulnieres.
15 mai 2012 à Caen (14), Le Big Band Café.
16 mai 2012 à Bulle (suisse), Festival les Francomanias.
18 mai 2012 à Veyrac (87), Festival Veyracomusies.
28 mai 2012 à Lille (59), Le Sébastopole.
30 mai 2012 à Ludres (54), Espace Chaudeau.
1er juin 2012 à Marnay (77), Festival Zik en Tête.
2 juin 2012 à Tonnerre (89), Hôtel Dieu.
3 juin 2012 à Tournus (71), Nouveau festival.

>> jamait.fr/

Article publié en partenariat avec >> critikator

Gilbert Jouin
Lundi 2 Avril 2012

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© Laurence Guenoun.
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© Alexandre Pupkins.
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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