La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Concerts

De la musique avant toute chose et pour cela préfère le musée Henner... avec Michel Rolland !

Venez découvrir l’œuvre fascinante de ce peintre alsacien du XIXe siècle, son univers pictural influencé par la Renaissance italienne, aux accents de la guitare classique de Michel Rolland le 4 octobre 2012 au musée Jean-Jacques Henner.



© DR
© DR
Jean-Jacques Henner (1829 - 1905), maintenant éclipsé dans le cœur du public par ses contemporains, les Impressionnistes, mérite pourtant de retrouver le succès qui fut le sien de son vivant. Entre idéalisation et réalisme, vision nocturne et rêve, ses nus comme ses paysages captivent. Rien de tel qu’un concert pour apprendre à regarder ses tableaux.

Après des "Chants de Maldoror" mis en musique en septembre, vous êtes conviés à écouter les œuvres majeures d’Isaac Albeniz et Francesco Tarrega en résonances avec cette peinture dans le décor de la maison de l’artiste : un très joli hôtel particulier récemment restauré. C’est aussi l’occasion de retrouver le concertiste Michel Rolland, habitué de nombreux festivals et soliste de l’Orchestre national de France.

© DR
© DR
4 octobre 2012 à 19 h.
"La guitare classique à l’époque de Henner",
Michel Rolland, guitare classique.
Musée Jean-Jacques Henner, Paris 17e, 01 47 63 42 73.

Programme :
Fernando Sor, "Introduction et variations sur l’Aria Malbroug" op 28 ;
Antonio J. Manjon, "Leyenda" ;
Johann Kaspar Mertz, "Élégie" ;
Isaac Albeniz, "Zambra Granadina" ;
Napoléon Coste, "La Source du Lyson" ;
Giulo Regondi, "Rêverie" op 19 ;
Francisco Tárrega, "Sueno, Caprice arabe", "Recuerdos de l’ Alhambra".

>> Exposition jusqu’au 4 novembre 2012 : "La Représentation du nu (1895 – 1905)", peintures de J. J. Henner.
Pour les activités et les prochains concerts, consulter le site du musée :
>> musee-henner.fr

Atelier Gris du Musée Henner © DR
Atelier Gris du Musée Henner © DR

Christine Ducq
Vendredi 28 Septembre 2012

Nouveau commentaire :

Concerts | Lyrique




Partenariat



À découvrir

"Underground" Éloge du risque amoureux

L'amour comme les angelots n'a pas de sexe. Même les amours les plus charnels, les plus dévastateurs, les plus profonds, les plus troublants. Oui, c'est étrange d'énoncer cela. Mais c'est ici le propos central d'"Underground". Underground, le métro en anglais, et plus symboliquement ici, telle l'image des entrailles sinueuses et enfouies de l'être intime, là où dorment les désirs cachés, indiscrets, inavouables, mais surtout les désirs inconnus et les peurs.

"Underground" explore cette faille des êtres humains, que l'ordre établi, la conscience et la puissance de l'éducation morale dissimulent pour que les normes sociales dominent. La jeune femme, interprétée avec une sensibilité troublante par Clémentine Bernard, seule sur scène, semble pourtant extrêmement classique, anodine, assise dans sa rame de métro. Mais c'est son discours intérieur qu'elle nous partage alors, une voix grâce à laquelle elle va nous emporter vers l'histoire qui l'attend et l'émotion qui va faire résonner son corps, de sa peau jusqu'au plus profond de son être.

Le début du texte la saisit au moment de sa rupture avec l'homme convenable et convenu que la vie lui destinait. Une vie normale, faite de projets d'enfants et de vacances, faite d'un quotidien bien balisé, d'un ordinaire applaudi par tous : familles, amis, rencontres. Une ouverture qui semble comme le début d'un exil obligé. Elle a perdu ce conventionnel qui l'habillait comme une armure. Elle est égarée dans ce métro comme dans un dédale sans issue.

Bruno Fougniès
11/01/2022
Spectacle à la Une

Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…

Comment démarrer cette chronique ? Par une citation ? "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé", Lamartine. Oui ! Qu'en dirait Laurent Orry ?

© Fabien Montes.
Ah ! Oui. Laurent Orry, c'est l'acteur impeccable vêtu d'un vieux manteau usé et poussiéreux qui, pendant 1 h 15, déploie toute sa force, son énergie mais surtout sa palette d'émotions au service de ce délicieux texte écrit par Alessandro Baricco : "Novecento".

Il interprète Tim Tooney, trompettiste, qui pendant plusieurs années jouera aux côtés de son grand ami Novecento, pianiste génial et hallucinant dont les notes dépasseront même l'océan !

Novecento est donc le héros. C'est dans un carton à chaussures déposé sur le piano de la salle de bal d'un paquebot que Novecento commence sa vie, recueilli par un homme d'équipage… et c'est là que démarre l'histoire.

Et ! Quand Novencento rencontre Tim Tooney, comme une tempête en pleine mer, la secousse est grande, les oreilles agitées et le regard fixe pour ne rien manquer de ce spectacle de vague… à l'âme…

Si ! Car le cœur de Tim Tooney est lourd de peine quand il repense à son ami disparu qui jamais n'avait de son vécu touché la terre ferme. Novecento, sa vie, c'était le paquebot, la mer, les visages des voyageurs entre l'Europe et l'Amérique qui l'inspiraient et ont fait de lui un virtuose mais aussi un homme perdu au milieu de l'océan qui n'a jamais su d'où il venait, qui il était et, de la terre ferme, en a développé une vraie névrose.

Isabelle Lauriou
10/01/2022
Spectacle à la Une

"Fragments" d'Hannah Arendt Du 5 au 8 février 2022 à l'Espace Rachi

Bérengère Warluzel et Charles Berling nous invitent, à travers les mots d'Hannah Arendt, à aimer cette faculté inhérente à la nature humaine : penser. Non, penser n'est pas réservé à une élite, bien au contraire. Penser peut être une aventure joyeuse pour chacun, en plus d'être une jubilation et un enthousiasme qui se partagent.

© Vincent Berenger/Châteauvallon-Liberté - Scène Nationale.
"L'essentiel pour moi, c'est de comprendre : je dois comprendre", dit Hannah Arendt. Au fil de ses textes philosophiques et politiques, mais aussi, et c'est moins connu, ses escapades poétiques, Hannah Arendt a construit une œuvre singulière et inclassable. Bérengère Warluzel y a plongé, en a choisi ces Fragments qui résonnent particulièrement aujourd'hui.

Une table, des chaises, les notes d'un piano… ce n'est pas une biographie, mais un parcours ludique, une traversée partagée et qui ouvre l'accès à la liberté de penser pour soi-même autant qu'à une volonté de comprendre en tant que citoyen et citoyenne dans le monde que nous habitons.

Celle qui voulait avant tout "penser sans entraves" s'adresse à nous et nous invite à penser avec elle.

"La pensée (…), conçue comme un besoin naturel de la vie (…) n'est pas la prérogative d'une minorité, mais une faculté constamment présente en chacun de nous."
François Rodinson.

Annonce
14/01/2022