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Concerts

Concert UNISSON solidaire au profit du fonds de dotation en soutien aux artistes lyriques le 17 octobre

Le 17 octobre 2020 à l'Opéra Comique, 74 artistes sur scène participeront bénévolement au concert solidaire organisé pour soutenir les artistes lyriques en difficulté en cette période de pandémie.



© Cédric Delestrade.
© Cédric Delestrade.
L'association UNISSON soutient, conseille et accompagne les artistes lyriques employés ou étudiant en France. La crise sanitaire a particulièrement frappé les artistes (au statut indépendant). Depuis plusieurs mois, les annulations ont fait apparaître un fort besoin de conseils juridiques et de soutien moral. Les chanteurs se sont organisés collectivement et cette entraide spontanée a donné naissance à l'association UNISSON.

En quelques semaines, plus de 200 chanteurs ont rejoint l'association dont les adhésions augmentent. UNISSON s'est ainsi adressé aux partenaires institutionnels et privés pour réfléchir aux réponses à apporter à la situation d'urgence connue par certains chanteurs lyriques. Le chômage forcé connu pendant le confinement a donné l'idée de la création de cette association, qui vise à les aider pendant la crise mais aussi à préparer l'avenir. Ces artistes peuvent désormais parler d'une seule voix. Une refonte des contrats en une nouvelle formule est ainsi sur la table.

Le directeur de l'Opéra Comique, Olivier Mantei, a répondu avec enthousiasme à la sollicitation de l'association. Ce concert va permettre la création d'un fonds de dotation à destination des artistes fragilisé par les annulations. Les interprètes présents le 17 octobre, appartenant à diverses générations et aux profils variés, se produiront dans un riche programme d'extraits d'opéras mais aussi de mélodies.

Et ce, accompagnés au piano par Florence Boissolle, Cécile Restier et Antoine Palloc. De Rossini à Ravel, de Mozart à Haendel, de Puccini à Verdi, sans oublier Bizet Offenbach, Verdi, Saint-Saëns et Richard Strauss, Vaughan Williams ou Bernstein... la soirée promet d'être belle. Le public aura la joie d'applaudir Jean Teitgen, Karen Vourc'h, Philippe Jaroussky, Aude Extrémo, Sabine Devieilhe, Stanislas de Barbeyrac mais aussi des anciens de l'Académie de l'Opéra de Paris, citons encore Florian Sempey, Annick Massis, entre nombreux autres talentueux chanteurs. C'est le moment d'être solidaire dans le partage et la joie de la musique. Tous à l'Opéra Comique le 17 octobre !

Concert le 17 octobre 2020 à 20 h.
Rediffusion sur France Musique le 31 octobre à 20 h.

Opéra Comique.
Place Boieldieu Paris 2e.
Tél. : 01 70 23 01 31.
>> opera-comique.com

>> unisson.net

Christine Ducq
Jeudi 1 Octobre 2020

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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

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Yves Kafka
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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