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Antoine Pierre URBEX ELECTRIC, nouveau CD "Suspended" Live at Flagey

Composé par le batteur belge Antoine Pierre, le nouvel opus d'URBEX ELECTRIC est une manière d'hommage à Miles Davis mais surtout à son album "Bitches Brew" (1970) qui marqua le début d'un style nouveau fait d'improvisations modales influencées par le funk et le rock, qu'on appellera dès lors jazz fusion ou jazz-rock.



© Johan Jacobs.
© Johan Jacobs.
Antoine Pierre a été profondément inspiré par l'ambiance et l'atmosphère du disque emblématique de Miles lorsqu'il a écrit le répertoire original de "Suspended" qui est également le premier enregistrement live du groupe en plus de 5 ans d'existence. Il a été enregistré à Flagey* (Bruxelles) dans le prestigieux studio 4, en janvier 2020.

Pour la petite histoire, avec "Bitches Brew", sorti en avril 70, Miles Davis Davis continue l'aventure avec les mêmes talentueux musiciens révélés par son album précédent "In a Silent Way" (69) : John McLaughlin, Bennie Maupin, Wayne Shorter et Joe Zawinul. Ces deux derniers créeront un an plus tard Weather Report, l'un des premiers groupes de jazz fusion, et l'un des plus influents.

"Suspended" est le troisième album d'URBEX. Les compositions originales, écrites par le leader du sextuor Antoine Pierre, s’inspirent nettement de la période électrique de Miles Davis, mais aussi des fulgurances créatives d'un Joe Zawinul et des formations jazz-rock qui naquirent dans les années soixante-dix. Le résultat est étonnant et jouissif, avec des compositions qui, si elles sont sous influence, n'en restent pas moins très personnelles… et très réussies ! Il y a un groove du diable et ça pétille à tous les étages, chaque partie instrumentale étant à 100 % d'énergie.

© Johan Jacobs.
© Johan Jacobs.
Chaque morceau est remarquablement intelligent, complexe mais ludique - cela se ressent dans le jeu presque jovial de chaque musicien -, travaillées, interprétées avec soin et rigueur, tout en gardant une légèreté aérienne. Chaque composition est comme une esquisse picturale, créant une atmosphère, un climat particulier où notre esprit s'aventure, se balade, laissant les notes habiter nos oreilles, où les enchaînements de croches, souvent surprenants voire mystérieux, restent fluides, délicats, et riches de réelles dynamiques, notamment par l'appui coloré et très présent de la batterie. Bref une vraie réussite qui se termine par le surprenant "Sound Barrier" (Mur du son) que l'on franchit dans une apothéose finale !

URBEX est dirigé par Antoine Pierre (1992). Celui-ci est également batteur pour TaxiWars (Tom Barman, Robin Verheyen) et Philip Catherine. Il a également partagé la scène avec Ben Wendel, Joshua Redman, Logan Richardson, Jacky Terrasson, Stéphane Belmondo, Jasper Blom…

URBEX a donné plus de cinquante concerts depuis sa création en 2015. Ils ont sorti deux albums sur Igloo Records en 2016 et 2018, tous deux acclamés par la critique et le public. Le deuxième album a reçu les labels "CHOC Jazz Magazine", "Indispensable JazzNews" et "MUST TSF Jazz" ainsi que "Octave de la Musique 2018". Ils seront en tournée à partir de janvier en Belgique en attendant de les voir en France.

● Antoine Pierre URBEX ELECTRIC "Suspended".
Label : OutNote Records.
Distribution : Outhere Music
Sortie : 11 septembre 2020.

URBEX c'est, en tournée :
Jean-Paul Estiévenart à la trompette, Bert Cools à la guitare et aux effets électroniques, Bram De Looze au piano, Félix Zurstrassen à la basse electrique, Antoine Pierre à la batterie et Frédéric Malempré aux percussions.
+ Guests :
Ben Van Gelder au sax, Reinier Baas à la guitare, Jozef Dumoulin au Fender Rhodes.

Enregistré à Flagey* lors du Brussels Jazz Festival le 16 janvier 2020.
Mixé et mastérisé par Vincent de Bast.

* Flagey est une institution culturelle bruxelloise dédiée à la musique et à l'image.

Gil Chauveau
Lundi 7 Septembre 2020

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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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