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RV du Jour

À écouter : Rions et ripaillons au "Au Bonheur des hommes" (épisode 2)

De ce spectacle, Jean-Marie Lecoq en a fait un petit bijou d’humour tant le rire des spectateurs éclate comme des bulles salvatrices. Un cabaret, oui da. Car ce qui lui importe avant tout c’est (comme il dit) cette interaction avec le public. Ici on étonne et on détonne mais on ne dénonce pas… Car ils ne sont pas des donneurs de leçons, juste des artistes de talent.



À écouter : Rions et ripaillons au "Au Bonheur des hommes" (épisode 2)
Le rire est à tous les niveaux, à couteaux tirés certes, et les poings sur la table, mais on ripaille comme on festoie, du plus gras au plus fin… Au spectateur d’en goûter ce qu’il veut, il en ressortira au moins avec le sourire et une comptine dans la tête.

Entre le talent de Christian Gaïtch - Oui, quel improvisateur ! - et celui de Véronique Ataly, ils forment, avec Jean-Marie Lecoq, un trio d’une souplesse et d’une justesse impeccables. Comme ils disent, on sent bien que le travail a forcément été "énorme" pour arriver à trouver un tel équilibre.

Équilibre qui aurait pu aussi ne pas se former avec l’autre trio qui les accompagne, celui des Jazz’Elles. Toutes les trois, musiciennes et chanteuses, donnent avec humour et brio le la au spectacle. Loin d’être de simples accompagnatrices, elles appuient avec force les pitreries de nos trois farceurs et donnent le rythme à ce cabaret qui, sans elles, retomberait comme un soufflet...

À voir, oui, de toute urgence ! Un deuxième épisode à écouter qui donne un aperçu de leur humour et surtout de la bonne humeur qui y règne. Osons espérer que ce spectacle soit reconduit au Lucernaire ou programmé dans d’autres lieux.
au_bonheur_des_hommes,_interview,_episode_2.mp3 Au Bonheur des hommes, interview, épisode 2.mp3  (5.54 Mo)


"Au Bonheur des hommes"

(Vu le 9 septembre 2011)
Texte et mise en scène : Jean-Marie Lecoq.
Avec : Véronique Ataly, Christian Gaitch, Jean-Marie Lecoq, tous à la comédie et au chant.
Et le groupe "Djazz'elles" : Clarisse Catarino (composition musicale, accordéon et chant), Eva Slongo (violon et chant), Anne Gouraud-Shretha (contrebasse et chant).
Mise en scénographie : Philippe Quillet.
Arrangements vocaux : Clémence Lévy.
Costumes : Anne Ruault.

Du 3 août au 9 octobre 2011.
Du mardi au samedi à 21 h 30 et le dimanche à 15 h.
Théâtre Lucernaire, Paris 6e.
Réservation : 01 45 44 57 34.
http://www.lucernaire.fr/

Samedi 24 Septembre 2011

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© Alexandre Pupkins.
L'auteur et metteur en scène d'"Ysteria", présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire "entendre" le vers shakespearien retraduit.

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Yves Kafka
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J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude

Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.

© DR.
J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.

Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues "extras" de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du "catering", des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus (1).

Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'"année blanche" me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.

Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour "refaire leurs heures", mais parce que chaque jour qui passe est un capital (2) qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 (3). Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.

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19/02/2021