La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Théâtre

La folie, maladie de l’esprit ; la folie, source de génie… une adaptation extraordinairement réussie - 29/06/2017

En 1887 est publiée la seconde version du Horla de Maupassant. Dans cette nouvelle fantastique écrite sous forme de journal intime, le protagoniste décrit un être surnaturel et invisible qu’il nomme le Horla. Cette présence indéfinie et indéfinissable se met à hanter le narrateur de jour comme de nuit et le fait peu à peu sombrer dans la folie. Alors quoi de mieux que les planches d’un théâtre...  

Une itinérance entre imaginaire et perceptions rares… Le temps de laisser naître ses propres illusions - 22/06/2017

Promenade, paysages, lieux rares, découvertes de parties secrètes, cachées, sous-sols, souterrains, portes dérobées, ce spectacle transforme les spectateurs en explorateurs néophytes, ouvre des espaces rarement accessibles au public, fait voir le décor sous des angles nouveaux et ré-aiguise les regards et les visions. Le collectif l’art au quotidien investit ainsi différents lieux pour mettre en...  

Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche… "Le Dindon" est désigné ! - 21/06/2017

Chassés-croisés, rebondissements, quiproquos. Mises à nu violentes des mœurs, loterie des vérités cachées, lessivage des bienséances. "Le Dindon" de Georges Feydeau est un chef d’œuvre de théâtre. Dans cette pièce tous les protagonistes trompent, ont trompé, tromperont leur conjoints. La chasse à l’adultère est ouverte. Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche, se relance et...  

"Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique - 14/06/2017

Sbriganti, brillant filou napolitain a, de son jeune maître Eraste, reçu mission de faire déguerpir un provincial nouvellement arrivé, un ridicule venu pour épouser la toute belle Julie, et qui contrarie sans le savoir les sentiments amoureux. Tous les recours sont mis en œuvre pour faire échec au projet de mariage de ce Pourceau… gnac. Farces, mensonges partent en rafales. Vrais médecins,...  

Une critique sur le snobisme et la spéculation dans l'art contemporain par le collectif tg STAN & Dood Paard - 07/06/2017

Dans la pièce écrite en 1994, "Art" (qui est depuis un succès international), Yasmina Reza décrit le petit monde qui hante des galeries d'Art contemporain. Le texte de la pièce est réaliste, fait rire aux dépens de ses personnages. Et peut même passer pour réactionnaire. En confiant les droits au collectif hollandais tg STAN & Dood Paard, l'auteur accepte de lui donner un sacré coup de jeune....  

Une radiographie de l'obscurantisme dans un langage lumineux… pour tenter d'y voir clair ! - 06/06/2017

Ce sont trois petits chapitres construits autour de trois rencontres racontant trois étapes de la vie du personnage principal, Stéphane. Prof au début du spectacle, il se tourne ensuite vers le journalisme de scoop puis vers le métier d'acteur dans l'espoir de pouvoir, comme ceux qu'il croise, accepter la folie meurtrière du monde comme un fait quasi naturel. La "Contagion" est celle de...  

"Lucrèce Borgia" de Victor Hugo : la mère sauve la femme, entre tendresse et effroi - 01/06/2017

Presque aussi réputée que la famille des Capulet et celle des Montaigu, la lignée Borgia a fait couler autant d'encre sinon plus. Son nom seul est accueilli avec mépris et dégoût par toute l'Italie, évoquant un mythe à la fois fascinant et horrifiant. À la tête de cette légende, la fille du pape Alexandre VI : Lucrèce Borgia. Son personnage sera repris dans de diverses adaptations littéraires,...  

"Marthe"… Où il est question de la dépersonnalisation du sujet au nom de l’Art - 30/05/2017

C’était à Besançon. Par la porte sur cour, presque une trappe. Les marches de l’escalier sont raides, la fraîcheur subite surprend : une odeur de salpêtre, peut-être. Dans le noir profond de la cave, comme en un ciel de nuit, une lune qui diffuserait, en un léger voile, une lueur blafarde. Une silhouette noire distincte, une ombre à la voix précise, que le spectateur scrute et écoute. Au haut...  

Une vérité de la conscience d'un Thomas Bernhard épris de liberté - 25/05/2017

Dans "Le froid augmente avec la clarté", Claude Duparfait adapte deux romans autobiographiques de Thomas Bernhard, "L'Origine" et "La Cave", qui donnent au spectateur l'accès à une réelle compréhension de l'œuvre. L'itinéraire de vie d'un écrivain qui a de bonnes raisons de haïr le pays qui l'a vu naître. Les textes sont adaptés pour cinq présences humaines, cinq voix humaines, qui dialoguent...  

"L'Histoire du soldat" de Ramuz et Stravinsky… recréée avec pertinence et conviction - 24/05/2017

Charles-Ferdinand Ramuz à la plume et Igor Stravinsky à la baguette se sont complétés pour cette œuvre d'une force musicale et dramatique sans pareille. Une rareté conçue pour se jouer dans des lieux éloignés des temples culturels, dans les provinces, dans les campagnes, juste après la Première Guerre mondiale. En voici une mise en scène fidèle avec ses sept instrumentistes et une très belle...  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

"Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique

"Monsieur de Pourceaugnac", Théâtre de l'Épée de Bois, Paris

Sbriganti, brillant filou napolitain a, de son jeune maître Eraste, reçu mission de faire déguerpir un provincial nouvellement arrivé, un ridicule venu pour épouser la toute belle Julie, et qui contrarie sans le savoir les sentiments amoureux. Tous les recours sont mis en œuvre pour faire échec au projet de mariage de ce Pourceau… gnac.

Farces, mensonges partent en rafales. Vrais médecins, fausses épouses, juges et policiers. Tout est bon, dans une succession de tableaux, pour faire basculer et éjecter le personnage central.

Créée à partir de trames italiennes, encadrée par la musique de Lully et entrecoupée d'intermèdes de danse, cette comédie de Molière a une telle tenue que le public ne peut que rire aux dépens du bonhomme.

La mise en scène de Raphaël de Angelis se montre attentive aux indications d'origine. En s'appuyant sur des passionnés de l'univers baroque et carnavalesque, elle met en valeur dans une forme épurée de tréteau la richesse des jeux.

Minutieux, les effets sont gradués et précis. La musique, la pantomime, la danse, les masques italiens et de carnaval présentent même un côté un peu ritualisé qui n'est pas sans évoquer quelques brins de No et de Kyogen discrètement injectés.

C'est un travail authentique d'archéologie expérimentale qui ne sombre pas dans une reconstitution académique. Mais qui propose une restitution en manière contemporaine. Sa progressivité atteint la justesse par la beauté.

Jean Grapin
14/06/2017