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Humour

Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado - 26/02/2013

Star autoproclamée du "chauve-binz" national, la truculente Mado vient d’avoir une nouvelle idée toute à son image : généreuse et ingénieuse ! Elle décide de transformer la morosité des clients de son célèbre bar du vieux Nice en énergie créatrice. Et les voilà embarqués dans un grand moment de théâtre classique… ou presque ! Troisième spectacle en dix ans de Noëlle Perna dans le rôle de Mado la...  

Le bonheur est à l’intérieur de l’extérieur de l’extérieur de l’intérieur, ou l’inverse… ou le bonheur d’être un spectateur ! - 25/01/2013

Humour, gravité et légèreté s’allient avec bonheur dans le spectacle de Gauthier Fourcade. Dans un étonnant spectacle où il fait étalage d’une simplicité talentueuse, le comédien déploie un jeu où le naturel se dispute au comique en traitant le bonheur de façon heureusement tragique. Il arrive, en blouse blanche, lunettes sur le front. L’allure un brin détachée et dégingandée, Gauthier Fourcade...  

Christophe Alévêque et Serena Reinaldi : "C'est mieux à deux" ou la véritable histoire de Maddy et JC ! - 26/10/2012

Alévêque est infatigable... Après plusieurs one-man-show humoristiques plutôt corrosifs, principalement axés sur la politique et l'actualité, et un premier duo ("Ciao Amore" avec Serena Reinaldi), il est de retour pour une nouvelle création à deux sur le couple, l’amour, les relations entre les hommes et les femmes, conçue avec la même partenaire, Serena Reinaldi, également sa compagne à la vie....  

Christelle Chollet, c’est "rires et chansons"... une transfusion de bonheur et d’humour - 10/10/2012

On l'a connue jeune trentenaire célibataire, elle nous revient mariée, avec un enfant, et toujours sa gouaille, son œil aiguisé et ses vannes hilarantes sur la vie de couple, les tendances, les nouvelles technologies, etc. Et une invention qui fera date : le permis à points ! Christelle Chollet, "La" Chollet, est de retour… Un an tout juste après avoir arrêté de jouer "L’Empiafée", un spectacle...  

Anne (Rouge)manoff, le rouge qui lui convient le mieux… l’amarante… - 20/08/2012

Dans ce nouveau spectacle, la pétillante femme en rouge revient plus mordante que jamais pour croquer à pleines dents dans l’actualité. Rien n’échappe à son regard acéré : la crise de la dette, les stagiaires, la quête du bonheur, les smartphones, les diktats alimentaires… Elle sait raconter mieux que personne l’égoïsme et la superficialité de notre époque. Pourtant, on ressort de son spectacle...  

Avignon Off 2012 : Les Amazones contre-attaquent... en mode burlesque - 21/07/2012

Cela n'aurait pu être qu'un énième spectacle comique en forme de conférence déjantée donnée par une improbable "Ligue des Amazones Déterminées Indépendantes Épanouies et Sereines"... Mais les trois comédiennes chanteuses de la Cie Trottoir Express sont passées par la pratique du théâtre de rue et du clown... donnant à ce petit spectacle (1 h), une dimension burlesque, coloré et bigrement...  

Quand la Madeleine Proust met le cap sur l'Archipel - 10/04/2012

Lola Sémonin, nommée trois fois aux Molières revient à Paris, avec le dernier volet en date des aventures de la Madeleine Proust. Le temps d'un face à face décapant entre un djeun's du 9-3 et une mamie du 2-5, Lola, la flamboyante n'a de cesse de nous surprendre. Son monologue est jubilatoire, coloré et porteur d'un message de tolérance et d'impertinence. Trente ans après ses début sur les scènes...  

Mon fils, ma bataille… amour, humour... - 14/05/2012

J’ai connu Laurent Savard au milieu des années quatre-vingt-dix. Il jouait au Movies, un café-théâtre dans lequel ont débuté Dany Boon, Jean-Luc Lemoine, Stéphane Guillon (avec qui il démarre alors), Djamel et bien d’autres encore et qui, malheureusement, n’existe plus. Son spectacle s’appelait "Une certaine envie de frapper". Son style était déjà affirmé : écriture léchée et humour noir pour...  

Marianne Sergent passe l‘actualité à la moulinette - 03/04/2012

Elle fut une humoriste majeure dans les années quatre-vingt, avec notamment un sketch devenu culte, qui lui a valu d’être interdite à la télévision, "La Recette de la fellation". Même si ses apparitions sont aujourd’hui moins fréquentes, son militantisme, son franc-parler et sa gouaille font chaque fois mouche, qu’elle nous raconte la Commune ou Jeanne d’Arc, ou commente, comme ici, l’actualité....  

Gratin de famille... Ou les considérations culinaro-existentielles d'une fillette de 5 ans ! - 17/02/2012

Comédienne d’une puissance comique incroyable, Marie Montoya, après nous avoir régalés dans "Hors Piste", nous plonge dans l’univers drôle et poétique de son nouveau spectacle "Gratin de famille". Seule en scène, elle refait le parcours digestif de sa vie. Comment digère-t-on nos bonheurs et nos coups durs ? Les évènements du quotidien parcourent-t-ils le même chemin que les aliments ? Que...  
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À découvrir

Une comédie de mœurs où le comique purifie le tragique

Reprise 2013, "À toi, pour toujours, ta Marie Lou", Théâtre Lucernaire, Paris

[2e Reprise] Né en 1942, Michel Tremblay est un auteur québécois touche à tout de théâtre, romans, chansons, scénarios, etc. Son premier succès, "Les belles sœurs" en 1968, traduit dans près de cinquante langues, a fait le tour du monde. Il est quelque peu oublié en France depuis.

Une comédie de mœurs où le comique purifie le tragique
"À toi, pour toujours, ta Marie Lou", œuvre de jeunesse (écrite en 1971), est présentée pour la première fois en France. Elle traite de la guerre impitoyable aggravée par la pauvreté qui règne au sein des familles. Le père qui boit (Yves Collignon), la mère qui accable (Cécile Magnet), les enfants qui se planquent. L’une, crâne et bravache (Sophie Parel), choisit la liberté ; l’autre (Marie Mainchin), repliée et craintive, choisit la sainteté. Les frères sont étrangement absents. Il est vrai que la mère tricote trop... Tous sont démangés par une envie de tuer.

La pièce pourrait n’être qu’une pochade prolétarienne, elle s’avère être une formidable machine théâtrale à la belle inventivité langagière. Elle est charpentée par des chassés croisés entre le passé et le présent, un peu comme le ferait un jeu de cartes dont les figures retomberaient invariablement sur le pique : une réussite qui ne réussirait jamais. Elle distribue les morceaux de bravoure aux comédiens et leur procure des manières de profondeur et d’humanité. Chacun a sa part de vérité.

Jean Grapin
15/12/2011
Spectacle à la Une

Histoire d'une chute annoncée... Du monarque au tyran...

Reprise 2013, "Marie Tudor", Le Lucernaire, Paris

Dans "Marie Tudor" de Victor Hugo, une reine et son amant sont emportés par le tourbillon mortel du désir et du pouvoir. Au rythme talentueux d’un bonimenteur, d’un bateleur, l’auteur, qu’il faut savoir découvrir hors de tout fatras patrimonial, enchaine les scènes et livre une extraordinaire lecture de la société. Le mépris exercé par la caste aristocratique, les ostracismes ordinaires, la foule instrumentalisée. L’auteur sait comme personne conjuguer archétypes et réalisme dans une tension dramatique croissante qui n’exclut pas le rire et la beauté.

Histoire d'une chute annoncée... Du monarque au tyran...
Le spectateur découvre comment, des salles du palais royal aux places de Londres plongées dans la nuit et le brouillard, se tissent les liens entre des personnes que tout sépare, découvre les effets de démultiplication dévastateurs que provoque l’idéal de vertu qui fonde un peuple... lorsque se cristallisent les forces de la raison d’État, de l’Amour confrontés à la jalousie, la cupidité, la voracité et la vengeance. L’histoire de Marie Tudor est celle d’une chute annoncée. Du monarque au tyran.

Marie Tudor se présente comme un conte populaire qui dévoile le dessous des cartes. Précis et toujours actuel…

Victor Hugo théorisa le drame, enfanta le théâtre populaire, le roman populaire et le roman policier. Il rêva peut-être le cinéma.

C’est cette intuition que Pascal Faber concrétise dans sa mise en scène. Avec une grande justesse et délicatesse dans la forme.

Jean Grapin
26/10/2011
Sortie à la Une

Quand Caravaggio nous est conté… la beauté fait rage !

Reprise 2013, "Moi, Caravage", Théâtre de la Gaîté Montparnasse, Paris

Lorsqu'une pièce rencontre son public, on a la chance de la voir reprise et prolongée. C’est le cas de "Moi, Caravage", une des réussites d’Avignon 2010, écrite et en partie interprétée par Cesare Capitani, dans le rôle-titre du célèbre peintre italien Michelangelo Merisi da Caravaggio (dit Caravage).

Quand Caravaggio nous est conté… la beauté fait rage !
A priori, la pièce n’avait pas tous les ingrédients pour soulever un tel enthousiasme. Ni décor, ni machinerie, une mise en scène réduite à son strict minimum : deux comédiens, un texte et une mise en lumière. Et c’est à peine s’il s’établit un dialogue entre les deux interprètes. Long soliloque (ou long monologue, au choix, ce n’est qu’une question de point de vue), le texte est essentiellement construit sous forme de narration, celle d’une vie poignante et passionnante, mais bien trop courte.

Si le plateau est rendu à sa plus simple expression, le jeu habile des lumières de Bernard Martinelli enserre les comédiens, baignés tour à tour par la noirceur des démons ou par l’aura des anges. Mais au-delà du bel hommage rendu aux fameux clairs-obscurs du peintre, les contrastes, loin de s’estomper, révèlent l’ange perfide ou le démon loyal qui habitent chacun de ses tableaux. Comme sa vie, l’œuvre de Caravaggio est dénuée de tout jugement moral, c’est ce qui fait (entre autres) la puissance et la modernité de son œuvre. Et avoir compris cela force déjà le respect du critique.

Sheila Louinet
23/02/2012