La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


RV du Jour

"Oblomov", l'Hikikomori de la littérature russe ! - 27/01/2016

Deuxième épisode en compagnie de Dorian Rossel avec presque simultanément trois spectacles à l'affiche. Dans cette partie de l'interview, nous parlons encore de la pièce "Oblomov" d' Ivan Gontcharov. Or, la question est simple : en quoi cette œuvre (majeure) du XIXe peut-elle encore intéresser la jeune génération ? Chez Dorian Rossel, quand les personnages tentent d'être mis à la verticale alors...  

Épisode 4 : Alors Jacques Gamblin, et après ? - 21/01/2016

En ce moment au Centquatre, bientôt de nouveau en tournée dans toute la France, "1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes", le dernier spectacle de Jacques Gamblin, remporte un franc succès. Il fait rire, émeut la salle, remplie aussi d'ados qui en ressortent comme les adultes le sourire aux lèvres. Quatrième et dernier épisode en compagnie de Jacques Gamblin. Dans cette partie, l’auteur, metteur en scène...  

Épisode 3 : "Si vieillir ne sert pas à être plus heureux, alors à quoi ça sert ?" Jacques Gamblin - 20/01/2016

Troisième épisode de notre rendez-vous avec Jacques Gamblin pour son dernier spectacle "1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes". Après les questions de la transmission (épisode 1) et de la fragilité (épisode 2), place à un questionnement sur la quête du bonheur. Récemment, un ami, à qui je faisais part de mon désarroi face au temps qui passe (inévitablement), m’a dit qu’au contraire lui trouvait ça...  

Épisode 2 : Jacques Gamblin : "L'improvisation, c'est un autre muscle..." - 19/01/2016

Deuxième épisode de notre interview réalisée avec Jacques Gamblin en ce moment au Centquatre avec "1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes". La leçon est toujours aussi intense... surtout quand il nous parle d'improvisation... Écoutez, c'est du petit lait. Dans cette partie, Jacques Gamblin nous donne une leçon (sans tout à fait en être une) - mais tout de même la leçon est magistrale ! - sur ce qu’est...  

Épisode 1 : Jacques Gamblin, entre équilibre et transmission - 18/01/2016

En ce moment au Centquatre, puis dans quelques jours en tournée, Jacques Gamblin donne à voir un de ses plus beaux spectacles. Sauf que cette phrase, on pourrait la répéter inlassablement pour... chacune de ses créations. Ce dernier né, qui s'annonce sous le titre de "1 heure, 23', 14'' et 7 centièmes", est une performance dont on ressort complètement secoué... Dans cette relation entre ces deux...  

Dorian Rossel, artiste prolixe et prolifique - 06/01/2016

Aujourd'hui, Dorian Rossel devient un metteur en scène inévitable dans le paysage théâtral. Il fait partie de ces quelques bons de sa jeune génération qui sont à suivre absolument (au même titre que : Sonntag, Mathieu, Murgia, Bellorini, pour ne citer que ceux-là)… Nous en avions parlé la première fois en 2011 avec "Quartier Lointain". Cette saison, il revient avec quatre spectacles qui tournent...  

● AVIGNON OFF 2016 ● "Les Vibrants", entre onirisme et rêve éternel - 20/07/2015

"Les Vibrants" est une pièce très émouvante. L'histoire, brillamment écrite par Aïda Asgharzadeh et interprétée avec beaucoup de justesse, est digne de ces grandes histoires qui vous retournent. Beaucoup de spectateurs en ressortent d'ailleurs bouleversés. En présence de l'auteure et de Quentin Defalt, écoutons encore un peu cette aventure... Au fur et à mesure de cette interview, on entre un peu...  

● AVIGNON OFF 2016 ● Venez vibrer avec le théâtre de Quentin Defalt - 18/07/2015

Deux très belles interviews (clé) de Quentin Defalt et de Aïda Asgharzadeh que nous sommes très fiers de vous présenter. Vous les connaissez peut-être ? Ils proposent pendant ce Festival une reprise : "Les Vibrants". C’est au théâtre de l’Alizé et c’est à voir. "Un homme qui a perdu son visage, c’est un homme qui a perdu son identité". C’est ce qu’affirme un des personnages de la pièce en parlant...  

Avignon Off 2015 avec Luc Clémentin - 17/07/2015

C'est drôle, savoureux, caustique. Le texte est de l’économiste Frédéric Lordon, la mise en scène de Luc Clémentin. Nous en avons déjà fait une critique... Voici à présent l'interview ! Dans cette interview, Luc Clémentin raconte la genèse de sa pièce, sa rencontre avec l'économiste Frédéric Lordon et les difficultés qu'il a rencontrées. Une des particularités de cette pièce aussi, au milieu de...  

Avignon Off 2015 "D'un retournement l'autre"... Notre coup de cœur du Off ! - 17/07/2015

En ce moment, au théâtre de l’Alizé, se joue pour quelques jours seulement, un texte savoureux de l’économiste Frédéric Lordon, mis en scène par Luc Clémentin. Ce spectacle extrêmement drôle est d’une ironie mordante et tout en alexandrin. À notre tour de nous amuser un peu et de vous livrer une critique… tout en alexandrin. Monsieur, Une plume sourit à votre babillage Et souhaite à son tour...  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

"Shaman et Shadoc", une prose mélodieuse portée par un jeu riche de pleins et de déliés

"Shaman et Shadoc… Ou l'imposture des rats", Théâtre Essaïon, Paris

Deux hommes et une femme, l'un bien sapé, l'autre dépenaillé... et elle, surgissant, comme une ombre, chantonnant en vers, par intermèdes, la chronique des deux. En compagnons d'infortune : des rats, à destination de compagnie ou d'expériences. Assis sur un banc, les deux "s" - comme solitude - tentent le tête-à-tête…

En attendant la mort ou la résilience… Shaman et Shadoc dissertent, dans une forme de dualité où les rapports de force ne sont pas ce qu'ils paraissent être, où l'équilibre mental des êtres semble déterminer les règles ludiques de cet affrontement verbal ayant pour trame un passé commun volontairement oublié.

Entre eux, une femme, sœur de l'un, femme de l'autre, carbonisée, incinérée dans le feu des souvenirs, perdue dans les flammes de la mémoire, mais toujours brûlante de possibles règlements de comptes, de vengeance, d'absolution ou de renaissance… la fin en donnera la solution.

En attendant, dans un habit d'absurde faisant parfois songer à Godot, nos zigues, pas toujours débonnaires, usent de joutes oratoires et de convenances dînatoires. Dans une recherche de mainmise de l'un sur l'autre, et vice-versa, se jouent tentatives de manipulations ou de connivences. Au bout du compte, après l'épuration du cynisme et la révélation de la noire vérité se posera la question finale :
Shaman : Shadoc ! Et Dieu dans tout ça ?
Shadoc : Le brave homme.

Gil Chauveau
29/03/2017