La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Coulisses & Cie

Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF - 26/01/2017

La Bibliothèque nationale de France et le Théâtre de la Ville marquent leur engagement mutuel en faveur de la mémoire du spectacle vivant par le don des archives de ce lieu majeur de la création contemporaine. Des milliers de photographies, l'intégralité des programmes, affiches, dossiers de presse et archives du service de la communication ainsi que des centaines d'heures d'enregistrements...  

Une exploration en prose et en dessins réussie des coulisses de la Comédie-Française - 20/10/2016

Le 21 octobre 1680 naissait la Comédie-Française… Sorti le mois dernier, "Dans les coulisses de la Comédie-Française" est un "beau" livre au sens le plus noble du terme… et le parcourir est un véritable voyage artistique qui régale les yeux et émoustille l'intelligence. Parmi les cadeaux possibles pour les fêtes de fin d'année, en voici un d'exceptionnel tant par la somme de travail qu'il...  

Espace des Arts de Chalon-sur-Saône… Attention travaux ! - 27/09/2016

Chalon-sur-Saône fait partie de ces villes malmenées par la désindustrialisation qui n'abandonnent pas complètement une politique culturelle de qualité. Et pas uniquement en souvenir de Nicéphore Niepce ou de Vivant Denon, enfants de la ville. C'est ainsi qu'à l'occasion de la rénovation de son vaisseau amiral (l'Espace des Arts, un magnifique bâtiment "brutaliste" classé monument historique) qui...  

Gilles Cailleau… Attention fragile, nouvelle création en cours ! - 14/10/2016

Gilles Cailleau (et la Compagnie Attention Fragile), dans le cadre d'une résidence à la Gare Franche (Marseille), présente "Gilles et Bérénice" et poursuit les répétitions publiques de sa nouvelle création "Le Nouveau Monde". Cette dernière sera présentée en janvier 2017 pour la deuxième biennale des Arts du Cirque de Marseille Creac Archaos. Gilles Cailleau est en gestation d'une nouvelle œuvre...  

"L’œil écoute" Thomas Février… Le petit cheval de bois - 20/02/2014

"L’œil écoute" a encore tendu l'oreille dans les coulisses de notre auteur-compositeur-interprète Thomas Février. Quelques-unes de ses chansons ont cet accent intime qui fait vibrer les cœurs et retourne les cerveaux, tant l'émotion est forte. À travers l'image de son petit cheval de bois - accessoire clé que l'on retrouve sur chacune de ses scènes - on découvre un peu plus la personnalité de...  

"L’œil écoute" Thomas Février… Leçon de choses - 24/01/2014

Inspirée de Pierre Desproges, la "Leçon de choses", ou aussi communément appelée "La minute Mister Février", est une tradition dans les concerts de Thomas Février. Cette minute est une pause dont l'intitulé frôle l'absurde. Ici, c'est le nasique de Bornéo, un singe au long nez. Du travail de répétition à la scène... voici un joli moment de coulisses qui nous laisse encore une fois apprécié le...  

"L’œil écoute" dissèque Châtillon... toqué ! - 13/02/2014

A l'occasion de la Saint-Valentin, Châtillon concocte dans son théâtre un spectacle pour les cinq sens. De la crème de carotte à Jean-Baptiste Lully, c'est un programme gustatif et musical ("Complètement toqué !") avec la Cie Fuoco E Cenere qui attend les spectateurs... Pour fêter l'événement, le théâtre a eu aussi la bonne idée de prolonger le moment avec un repas spécial Saint-Valentin. L'idée...  

"L’œil écoute" dissèque Châtillon... Les contraintes de la programmation - 22/01/2014

Châtillon accueille chaque saison un certain nombre de compagnies. Il s'agit soit de leur donner la possibilité de jouer et de bénéficier d'une ou de plusieurs dates, soit de pouvoir être en résidence et/ou en co-création avec la structure. Par exemple, grâce à leur talent, les Dramaticules sont en compagnonnage pour trois ans et bénéficient à ce titre d'une aide pour la création de leurs futurs...  

"L'oeil écoute" dissèque Châtillon... Une affaire de rencontre - 13/12/2013

Châtillon accueille chaque saison un certain nombre de compagnies que le théâtre coproduit. C'est le cas notamment cette saison du "Don Juan" de Gilles Bouillon (en ce moment sur les planches châtillonnaises) et de la Compagnie des Dramaticules avec leur très attendue "satire de la vie culturelle française", "Affreux, bêtes et pédants". Alors comment cela se passe ? Copinage ou coup de cœur ? Il...  

"L’œil écoute" Thomas Février… Rentrer dans les cases - 11/12/2013

Souvent, une des grosses absurdités de nos auteurs, compositeurs et interprètes français d'aujourd'hui, est de devoir entrer à tout prix dans une case, correspondre à une formule toute faite, sinon au risque d'être mis au rebut des "inclassables". Mais entre "chanson française", "rock français", "pop rock", "variétés", les frontières sont souvent minces voire confuses. Allez, pour cette fois...  
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À découvrir

"Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !

"Le Mariage de Figaro ou la folle journée", Théâtre Le Ranelagh, Paris

Reprise S'ils œuvrent avec excellence dans l’univers des spectacles Jeune Public*, les Nomadesques savent aussi nous régaler avec quelques classiques "revisités". Après le très western "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare en 2010, les voici de retour sur la scène du Ranelagh avec un très coloré "Mariage de Figaro" de Beaumarchais à la tonicité revigorante.

La fin de l'Ancien Régime est proche quand Pierre Augustin Caron de Beaumarchais écrit en 1784 "Le Mariage de Figaro". Après la Révolution de 1789 (et l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 août), plus rien ne sera comme avant. Beaumarchais l'avait bien pressenti et Marivaux avant lui. Le théâtre ici aussi, sous ses aspects de farce, marque au fer rouge la disparition d'un monde, celui des privilèges et du système monarchique où des relents de féodalité subsistaient encore.

Marivaux rêve et écrit l'utopie d'une inversion des classes dans "L'île des esclaves" en 1725 où le valet prenait la place du maître et le maître se retrouvait à la merci du valet. Mais l'absence du savoir brise l'utopie. Beaumarchais ne tombe pas dans le piège et, hardie anticonformiste, aventurier et libertin, fait de son valet Figaro un contestataire cultivé maîtrisant le langage et donc à même de s'opposer au comte Almaviva, son maître... Duel à fleurets mouchetés pour qu'un beau épouse sa belle sans que vilaine noblesse y exerce droit de cuissage et pour qu'amoureuse mais vengeresse comtesse punisse mari volage.

Gil Chauveau
15/02/2015
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles

"Stavanger", Studio Hébertot, Paris

Qui est-elle ? Florence Bernstein, avocate… mais encore ? Lui, Simon, qui est-il ? Ex, réel ou futur suicidé ferroviaire ? A-t-il tué sa mère ? Est-elle une amante ou une sœur ? S'aiment-ils ? Iront-ils à Stavanger ? Tout cela est-il bien réel ?

J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles
Répondre à ces questions reviendrait à dévoiler une histoire qui repose sur un mystère construit notamment sur les réponses à ces interrogations. Le texte d'Olivier Sourisse est le type même de ceux dont on ne peut pas parler, au risque de glisser vers la fin et dévoiler la "surprise" finale… Découverte qui ferait perdre, au spectateur, l'intérêt principal de cette étrange pièce.

Ainsi donc, nulle réponse vous aurez. Mais il vous sera bon de savoir que Stavanger, improbable destination dont nos protagonistes se découvrent un goût commun de villégiature, est un petit port norvégien dont les sites touristiques sont aussi nombreux que ceux de Randaberg sa voisine, hormis peut-être sa spectaculaire falaise et son musée du pétrole. Ceci étant dit, son ciel étoilé et pur est sans aucun la douce image virtuelle que nous laisse la pièce en sortant de la salle.

Une fois mis de côté le titre à la consonance scandinave, les premières répliques posent très vite une situation peu banale où une avocate à la réussite sociale acquise réussit à convaincre un jeune homme au succès suicidaire inachevé de ne pas rester allonger sur des rails où le passage régulier de trains n'est pas inhabituel. Cela posé, se met en place une mécanique des relations toute en nuances, même dans leurs violences. Petit à petit, entre ces deux êtres solitaires, que rien ne semble a priori lier (quoique !), se construit une trame tissée des fils de l'écoute, de l'échange, de la découverte de l'autre, dessinant doucement mais sûrement l'inattendu dessin d'une réconciliation.

Gil Chauveau
25/01/2017