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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Lyrique

Catherine Trottmann, un chant de lumière et de grâce - 02/06/2017

Catherine Trottmann, âgée de vingt-cinq ans, a réussi en moins de trois ans à devenir l'irrésistible interprète du répertoire de mezzo léger que toutes les grandes scènes désirent. Nommée cette année dans la catégorie "Révélation artiste lyrique" des Victoires de la Musique, elle a brillé récemment dans le concert Prélude du Festival d'Auvers-sur-Oise et répète en ce moment à Lausanne Zerline...  

"Pelléas et Mélisande", beau songe d'un désastre obscur - 16/05/2017

Au Théâtre des Champs-Élysées, "Pelléas et Mélisande", dans une mise en scène signée par Éric Ruf, entre dans l'histoire des grandes productions du chef-d'œuvre. Avec la divine Mélisande de Patricia Petibon, le superbe Arkel de Jean Teitgen et l'art du chef Louis Langrée à la tête d'un admirable Orchestre National de France, le drame de Claude Debussy ensorcelle avec la force des premières fois....  

Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique - 04/05/2017

Pour la réouverture de la Salle Favart, le vieux rêve de Jordi Savall se réalise avec cette nouvelle version scénique de l'opéra de Marin Marais, jamais redonné à Paris depuis 1771. Dans une production originale de Louise Moaty, qui fait la part belle aux arts du cirque, une troupe de jeunes chanteurs formidables et Le Concert des Nations dirigés par le Maître revivifient ce chef-d'œuvre du...  

Un "Wozzeck" bouleversant à l'opéra Bastille - 01/05/2017

Troisième reprise à l'Opéra national de Paris de la production de Christoph Mathaler du "Wozzeck", créée in loco en 2008. Avec une solide distribution entièrement renouvelée (excepté Kurt Rydl, Stefan Margita) et un orchestre superlatif sous la direction de Michael Schonwandt, le chef-d'œuvre expressionniste d'Alban Berg bouleverse le spectateur avec la force de frappe attendue Alban Berg a...  

Dans les coulisses de la passion de "L'Opéra" - 05/04/2017

Le film de Jean-Stéphane Bron, tourné in loco à l'Opéra de Paris de janvier 2015 à juillet 2016, nous emmène dans le sillage des acteurs d'un monde souvent inconnu et fascinant. Passionnant de bout en bout, le travail du documentariste suisse, qui n'avait jamais mis un pied à l'opéra, pose un regard bienveillant et acéré sur une collectivité œuvrant quotidiennement avec ferveur, mais non sans...  

"Tristan et Isolde" et "Elektra" au Festival Mémoires à Lyon - 30/03/2017

Pour le festival annuel de l'Opéra de Lyon, Serge Dorny a souhaité faire revivre trois productions mémorables de la scène allemande du XXe siècle (1), parmi lesquelles "Elektra" de Richard Strauss par Ruth Berghaus et "Tristan und Isolde" de Richard Wagner, revu par Heiner Müller pour Bayreuth en 1993. Ces lectures encore polémiques d'un point de vue scénique se révèlent cependant inoubliables...  

"Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers - 21/03/2017

La création mondiale de la commande de l'Opéra de Paris pour la saison 2016-2017 du "Trompe-la-Mort" de Luca Francesconi, d'après deux romans de La Comédie humaine de Balzac, a eu lieu le 16 mars sur la scène de Garnier. Porté par une distribution de grande classe et une mise en scène somptueuse, l'œuvre se signale par une conception d'une rare finesse. C'est dans le cadre de commandes à des...  

Une "Carmen" sombre et sexy à Bastille - 16/03/2017

Du 10 mars au 14 avril, puis en juin et juillet, l'Opéra de Paris met à l'affiche la "Carmen" fêtée et décriée de Calixto Bieito, une production qui a fait le tour du monde en vingt ans. Si plusieurs chanteurs se partageront les rôles célébrissimes de Bizet, le mois de mars est réservé au premier Don José de notre ténor national Roberto Alagna à Paris, et aux débuts de l'impressionnante mezzo...  

"Je suis un homme ridicule", une fable musicale inaboutie à l'Athénée - 01/03/2017

Adapté d'une nouvelle de Dostoïevski, le nouvel opus du compositeur Sébastien Gaxie et du librettiste et metteur en scène Volodia Serre se veut un "spectacle électro-onirique", une expérience sensorielle et théâtrale unique. L'opéra nous laisse pourtant à quai, malgré une équipe artistique de qualité sur le plateau. À quoi tient ce sentiment d'inachèvement quand on sort d'un spectacle ? On aurait...  

"Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ? - 22/02/2017

Pour lancer en fanfare la nouvelle saison de l'Opéra Comique, a été choisie une partition rare (partiellement perdue et reconstituée par Jean-Christophe Scheck) du roi de la fête impériale Jacques Offenbach. Une fête devenue gueule de bois en 1872 quand le compositeur retire de la scène son opéra-comique en trois actes, "Fantasio", boudé par le public. Aujourd'hui, avec un livret partiellement...  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

"Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique

"Monsieur de Pourceaugnac", Théâtre de l'Épée de Bois, Paris

Sbriganti, brillant filou napolitain a, de son jeune maître Eraste, reçu mission de faire déguerpir un provincial nouvellement arrivé, un ridicule venu pour épouser la toute belle Julie, et qui contrarie sans le savoir les sentiments amoureux. Tous les recours sont mis en œuvre pour faire échec au projet de mariage de ce Pourceau… gnac.

Farces, mensonges partent en rafales. Vrais médecins, fausses épouses, juges et policiers. Tout est bon, dans une succession de tableaux, pour faire basculer et éjecter le personnage central.

Créée à partir de trames italiennes, encadrée par la musique de Lully et entrecoupée d'intermèdes de danse, cette comédie de Molière a une telle tenue que le public ne peut que rire aux dépens du bonhomme.

La mise en scène de Raphaël de Angelis se montre attentive aux indications d'origine. En s'appuyant sur des passionnés de l'univers baroque et carnavalesque, elle met en valeur dans une forme épurée de tréteau la richesse des jeux.

Minutieux, les effets sont gradués et précis. La musique, la pantomime, la danse, les masques italiens et de carnaval présentent même un côté un peu ritualisé qui n'est pas sans évoquer quelques brins de No et de Kyogen discrètement injectés.

C'est un travail authentique d'archéologie expérimentale qui ne sombre pas dans une reconstitution académique. Mais qui propose une restitution en manière contemporaine. Sa progressivité atteint la justesse par la beauté.

Jean Grapin
14/06/2017