La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Danse

Le corps sur scène au XXIe siècle - 26/05/2017

La scène est à l'origine le reflet de la société. Les corps handicapés, difformes, différents, les corps en marge des standards esthétiques de leur époque étaient sous-représentés ou alors relégués aux rôles mineurs. Il faut attendre les années 2000 pour voir accepter les physiques atypiques. C'est en montrant ces corps hors normes que l'artiste place le spectateur face à la réalité de la société...  

Séquence Danse Paris : "Tù"… La danse aux éclats - 04/04/2017

Pour sa cinquième édition, "Séquence Danse Paris" offre un éventail très varié d'une composition artistiquement riche où la danse contemporaine cohabite souvent avec le théâtre et où le classique revisité fait front avec des danses urbaines. Un long papier crisse et bouge telle une chenille. Les mouvements sont articulés et il est aisé d'imaginer leurs formes qui cheminent par en dessous....  

"Tetris"… géométrie corporelle temporelle - 19/01/2017

Erik Kaiel est né en Autriche, a grandi aux États-Unis et vit aux Pays-Bas où il a créé Tetris en 2011 pour le jeune public. Son spectacle est une vue de notre mode de vivre où le corps devient parangon géométrique de notre savoir-être. Quatre danseurs, deux hommes et deux femmes s'emboîtent et se désemboîtent comme dans ce fameux jeu, Tetris. Deux figures importantes sont effectuées. La première...  

"La jeune fille et la mort"… à couper le souffle ! - 14/03/2017

Les Grands Ballets Canadiens de Montréal font honneur à leur devise "Faire bouger le monde. Autrement" en invitant des artistes de renom comme Stephan Thoss qui marie avec aisance danses classique et contemporaine. Fondés en 1957 par Ludmilla Chiriaeff* (1924-1996), Les Grands Ballets Canadiens de Montréal renouent une troisième fois avec le chorégraphe allemand Stephan Thoss qui avait déjà...  

"Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco ! - 16/01/2017

José Montalvo tape un grand coup en invitant le flamenco, le hip-hop et la danse classique dans un spectacle où chaque style donne la repartie aux deux autres, accompagnés par des musiques et des chants aussi variés que leur déclinaison chorégraphique. La vue est presque cinématographique, rappelant quelque peu "West Side Story" avec des danseurs habillés de couleurs vives, disposés de façon...  

"Until the lions"… Une danse féline comme la grâce - 13/12/2016

Dans un superbe spectacle où la musique, le chant et le théâtre accompagnent le Kathak, danse originaire de l'Inde, Akram Khan nous fait découvrir un épisode du Mahabharata dans lequel le chorégraphe pose la question de l'identité sexuelle. Akham Kran renoue avec le Kathak, danse originaire de l'Inde, pour raconter l'histoire d'Amba (Ching-Ying Chien), princesse enlevée le jour de ses noces par...  

"Bhopal blue"… Inde, entre danse et douleurs - 25/11/2016

C’est autour de la catastrophe de Bhopal en 1984 que Brigitte Chataignier a créé son spectacle. À l’aide du théâtre, du Kathakali, du Kalarippayatt et du Mohiniattam, l’art et la culture de l’Inde nous replongent dans ce drame qui avait tué plusieurs milliers de personnes. C’est l’histoire d’un drame humain, écologique, industriel qui frappa l’Inde un 3 décembre 1984. Une usine filiale d'Union...  

"Caída del Cielo"… Corps à cœur - 09/11/2016

La jeune artiste Rocío Molina déploie un spectre corporel dans toute sa plénitude en bousculant les codes du flamenco. Accompagnée de percussions, d'une guitare électrique et de palmas, la danseuse-chorégraphe plonge le flamenco dans sa modernité et ses traditions ; et fait du corps, un cœur à prendre. Guitare électrique et batterie démarrent le spectacle pendant quelques minutes. Puis un long...  

Meguri... La beauté claire et sereine du Butô - 28/06/2016

Ushio Amagatsu et sa compagnie Sankai Juku invitent au Butô, jeune danse japonaise, pour découvrir un monde artistique où le difforme fait irruption dans des corps faisant passerelle entre la Mort et la Vie. Assister à une représentation de Butô (1) est comme voir une danse de l'âme avec sa fragilité des mouvements, puisant à l'intérieur des corps, et sa gestuelle qui fait un pacte avec le Temps,...  

Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes - 21/06/2016

Dans le cadre de l'année France Corée et des quatre programmes "Focus Corée" présentés à Chaillot, José Montalvo, avec la "National Dance Company of Korea", allie modernité et tradition dans une approche chorégraphique légère et poétique. "Shiganè naï" (âge du temps)… le titre est suffisamment révélateur. José Montalvo prend le Temps comme pendule pour lier le présent au passé autour de musiques,...  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

"Erich von Stroheim", une allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité

"Erich von Stroheim", Théâtre du Rond-Point, Paris

Sur le plateau, dans la mise en scène de Stanislas Nordey, pour la pièce de Christophe Pellet "Erich von Stroheim", un paravent, ou plutôt un retable géant, s'ouvre et se ferme de manière répétitive. Lorsque le retable s'ouvre une femme et deux hommes apparaissent, dans une alternance de duos. Présentés dans une simplicité d'appareil. Elle est dominatrice. L'un est mûr et soumis et probable géniteur. L'autre a l'allure d'un éphèbe grec : c'est un apprenti.

À l'évidence du texte, la scène se situe au sein d'une entreprise de production de films X. Le dialogue renvoie aux métiers de la pornographie. Et le personnage masculin qui trouve très beau l'uniforme d'officier germanique qu'il endosse pour ses prestations ignore tout de la biographie du vrai comédien allemand Erich von Stroheim qu'il évoque pour annoncer sa journée de travail… (Au spectateur attentif d'apprécier la violence de l'allusion).

La pièce montre un trio, en recherche de couple. Le texte de Christophe Pellet, au langage simple et direct, joue les antagonismes, refuse tout signe d'échange, de symbiose. S'y discerne une difficulté manifeste à dire une impossible enfance, une impossible tendresse, d'impossibles sentiments.

Les personnages sont prisonniers d'une chair sans imaginaire. Objets du regard, les comédiens sont contraints à une dureté du jeu. Ils n'offrent que l'intensité de leur présence, leur corps en offrande, une tension de la voix. Quasi automates.

Jean Grapin
02/05/2017