La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
La Revue du Spe La Revue du Spe

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.


Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


À l'affiche

● Avignon Off 2017 ● "Scènes ordinères de nos vies débiles" par la Cie La clé des planches - 28/06/2017

Avant le monde était fou… Aujourd'hui, il est débile… Nos habitudes sont décortiquées avec un humour totalement hilarant et décapant par les auteurs de "Fuck OFF" et de "Train de Banlieue". Du comédien cabotinant au serveur vocal abrutissant, en passant par le sportif crétinisant ou la visite d'un 3m2 à 8 500 euros par mois (mais charges comprises), tout est passé au crible ou presque… De petites...  

● Avignon Off 2017 ● "JAZ" par la Compagnie La Camara Oscura - 28/06/2017

Avec "JAZ", Koffi Kwahulé nous conduit au coeur de ses intuitions et glisse vers le poème musical choc. "JAZ" est le récit d'un viol, où la parole devient un exutoire, l'acte nécessaire à une certaine forme de libération ; un chant tragique où toute la violence du monde vient frapper la beauté et l'innocence de l'être. Le chant de JAZ, c'est le corps musical qui bat de l'intérieur, une...  

● Avignon Off 2017 ● "Mission Neige" par la Compagnie Si & seulement La - 27/06/2017

Rien ne va plus, la neige a disparu ! On dit qu’il existe une horloge du temps, quelque part dans le monde. Une simple horloge qui permettrait aux saisons de débuter. On dit aussi que le printemps commencerait par le bourgeonnement des arbres et des fleurs, que le soleil amènerait l’été, que la pluie serait maître en automne et que Dame Neige serait en charge de lancer les premiers flocons de...  

● Avignon Off 2017 ● "Anaïs, A Dance Opera", par la Compagnie Mixed eMotion Theatrix - 26/06/2017

"La vie rétrécit ou se développe proportionnellement à son courage." "Life shrinks or expands in proportion to one's courage." Anaïs Nin. Création Los Angeles, California - Première en France Avignon 2017 Pièce pour 6 danseurs et chanteuse créée à Los Angeles par la compositrice/librettiste Cindy Shapiro (Cité Internationale des Arts Paris - Résidence d’artiste) et la metteure en...  

● Avignon Off 2017 ● "2h14" de David Paquet, par la Compagnie Luce - 24/06/2017

"2:14" est une pièce qui explore l’adolescence, ce moment charnière où l’on cherche sa place dans le monde des adultes, en tentant de ne pas leur ressembler. Il y est question de la jeunesse surtout mais pas seulement. Chaque personnage, à sa manière, cherche le bien-être et chacun y arrive comme il peut : en avalant des vers, en s’inventant un handicap, en se faisant tatouer, en ouvrant des...  

● Avignon Off 2017 ● "La Quête du miel" par la Compagnie L’Équipage de l'Antilope - 22/06/2017

Dans une étrange vallée peuplée essentiellement par des ours, les jours s'enchaînent un peu à la manière des nôtres: la journée, on pêche des poissons ; le soir, on se détend en mangeant des fraises sauvages et la nuit, on dort dans des grottes. Certains rêvent tout de même d'autre chose, car on raconte qu'il existerait un mets que l'on appelle Le Miel, qu'il serait gardé par de nombreuses et...  

● Avignon Off 2017 ● "Dans les rapides" de Maylis de Kerangal, Création de la Cie Mavra - 21/06/2017

Le Havre, 1978. Trois adolescentes. Trois amies. Nina, Marie et Lise, pour elles, avancer, c’est être ensemble. Leur histoire est commune. Celle d’une époque incertaine, du passage d’un âge à l’autre, avec le lycée et son café, la chambre, l’aviron, les garçons et la musique. Lorsque surgit la voix de Debbie Harry, la chanteuse de Blondie, tout s’accélère. Cette icône féminine du rock, blonde,...  

● Avignon Off 2017 ● "Suivre les Morts - Théâtre et sciences sociales" par la Cie banquet d'avril - 17/06/2017

En complicité avec les sociologues nantaises Anne Bossé et Elisabeth Pasquier, banquet d'avril s'empare d'un matériau scientifique pour offrir au théâtre un sujet sensible : ce que les morts font faire aux vivants. Suivre les morts pour découvrir les routes qu'ils empruntent. Fils et filles de migrants racontent le rapatriement de leurs morts. Entre ici et là-bas, ces morts qui circulent plus que...  

● Avignon Off 2017 ● "Ici/Là-bas" de et par Christine Gandois - 10/06/2017

Le déménagement de l'appartement de sa mère plonge Hermine dans un questionnement sur sa propre quête. À travers la découverte d'une correspondance qui ne lui appartient pas, elle va faire revivre une histoire d'amour impossible sur fond de guerre d'Algérie. Toute une vie dans deux valises… Cette réflexion poétique autour de l'exil est inspirée librement du roman de Yasmina Khadra, "Ce que le...  

● Avignon Off 2017 ● "Jeu de piste", fantaisie philosophico-onirique - 06/06/2017

Cet homme qui cherche son chemin dans le noir, est-il le seul survivant d’un cataclysme, ou a-t-il émergé du cliquetis de la machine à écrire entendu auparavant ? Voilà que, dans la lumière, c’est sous l’aspect de l’écrivain au travail qu’il paraît. Très vite, pourtant, le récit qu’il compose fait place à ses propres interrogations existentielles. La figure féminine qui vient, qui va, est-elle...  
1 2 3 4 5 » ... 15



Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


Partenariat


Publicité



À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

"Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique

"Monsieur de Pourceaugnac", Théâtre de l'Épée de Bois, Paris

Sbriganti, brillant filou napolitain a, de son jeune maître Eraste, reçu mission de faire déguerpir un provincial nouvellement arrivé, un ridicule venu pour épouser la toute belle Julie, et qui contrarie sans le savoir les sentiments amoureux. Tous les recours sont mis en œuvre pour faire échec au projet de mariage de ce Pourceau… gnac.

Farces, mensonges partent en rafales. Vrais médecins, fausses épouses, juges et policiers. Tout est bon, dans une succession de tableaux, pour faire basculer et éjecter le personnage central.

Créée à partir de trames italiennes, encadrée par la musique de Lully et entrecoupée d'intermèdes de danse, cette comédie de Molière a une telle tenue que le public ne peut que rire aux dépens du bonhomme.

La mise en scène de Raphaël de Angelis se montre attentive aux indications d'origine. En s'appuyant sur des passionnés de l'univers baroque et carnavalesque, elle met en valeur dans une forme épurée de tréteau la richesse des jeux.

Minutieux, les effets sont gradués et précis. La musique, la pantomime, la danse, les masques italiens et de carnaval présentent même un côté un peu ritualisé qui n'est pas sans évoquer quelques brins de No et de Kyogen discrètement injectés.

C'est un travail authentique d'archéologie expérimentale qui ne sombre pas dans une reconstitution académique. Mais qui propose une restitution en manière contemporaine. Sa progressivité atteint la justesse par la beauté.

Jean Grapin
14/06/2017