La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


À l'affiche

Exposition Électeurs on vous Trompe ! - 20/03/2017

La Scam, l’Association Scam-Vélasquez et Alain Weill présentent une exposition d’affiches électorales, à l’aune de la période des élections présidentielles de 2017. Collectés depuis des décennies, la plupart de ces documents sont devenus rares. L'affiche et le suffrage universel masculin sont tous deux enfants de la 2e moitié du XIXe siècle. L'affiche électorale, qui voit le jour, n'a jamais eu...  

"Play mobile station #2.1" au Théâtre de Châtillon - 19/09/2016

"Play Mobile", le nouveau rendez-vous dédié aux arts dans l’espace public, en lieu et place de l’historique festival "Les arts dans la rue" à Châtillon. L'occasion, pendant quelques jours, de s'approprier une ville et d'y déambuler au gré des différents rendez-vous proposés. Ici, aventures atypiques et expériences inédites seront au programme. Le Théâtre de Châtillon fait venir des spectacles...  

● Avignon Off 2016 ● "Casablanca 41" - 18/07/2016

"Casablanca 41", une pièce de Michal Laznovsky par la Cie Golem théâtre. Décembre 1941. Le Fata Morgana, un vieux raffiot plein de refugiés, est le théatre de mirages, fausses identités, amours et cadavres dans les placards. Plein à ras bord d'exilés fuyant l'Europe, un vieux raffiot, le Fata Morgana est prêt a quitter le port de Casablanca, la veille de l'attaque de Pearl Harbor en 1941. Comme...  

● Avignon Off 2016 ● "54 x 13" - 07/07/2016

"J’ai démarré au kilomètre 85. Dans une descente. Je fonce. À partir de maintenant, faut tenir." Lilian Fauger, jeune coureur dunkerquois, s'échappe dans la 17e étape du Tour de France. Nous suivons alors, les pensées de cet homme seul dans l'effort et la douleur qui monte. 54 x 13, c’est 4 heures de l’histoire d’un coureur cycliste, de ses doutes et ses combats, l'histoire de sa vie. C'est un...  

● Avignon Off 2016 ● "Victoire" - 07/07/2016

De la joyeuse France de l'Entre-deux-guerres aux bancs de la Sorbonne en 68, les vies multiples de Victoire témoignent d'une France patriarcale et corsetée qui peine à l'égalité. Sylvie Gravagna écrit une saga drôle, subversive et documentée qui envoie valser les gaines aux orties. Dans la "joyeuse" France de l'entre-deux-guerres, patriarcale, coloniale et sexiste, les aventures très ordinaires...  

● Avignon Off 2016 ● "Les Vibrants" - 06/07/2016

1914. Eugène, aussi beau qu'insolent, part pour le front comme engagé volontaire. Affecté à Verdun en 1916, il est blessé lors des combats par un éclat d'obus. Il y laisse la moitié de son visage. Eugène va vivre alors une irrépressible descente aux enfers : comment continuer à vivre lorsque le miroir nous donne à voir les restes de ce qui a été et ne sera plus ? Au Val-de-Grâce où il est...  

● Avignon OFF 2016 ● Créanciers - Et si l’amour n’était qu’égoïsme ? - 06/07/2016

Dans le salon d'un hôtel, deux étrangers discutent depuis plusieurs jours. Adolf un peintre, s’est disputé avec sa femme et attend, inquiet, son retour; tandis que Gustaf, un homme de lettres et d'expérience, est de passage. Gustaf tour à tour, le conseille et le fait douter, le taquine et le secoue. Ensemble, ils attendent le retour de Tekla, la femme d’Adolf… D'un trait de son encre la plus...  

● Avignon Off 2016 ● "L’homme qui rit" - 06/07/2016

Dans l’Angleterre de la fin du XVIIe siècle sévissent les Comprachicos, des hommes qui achètent des enfants pour les revendre après en avoir fait des bêtes de foire. Ils ont ainsi enlevé Gwynplaine, qu’ils ont atrocement mutilé, lui imprimant sur le visage un rictus éternel en lui fendant la bouche. Vers la fin d’une des plus glaciales journées de janvier 1690, ils abandonnent l’enfant dénué de...  

● Avignon Off 2016 ● "Dérive" - 05/07/2016

La ville, territoire d’explorations théâtrales, terre de déambulations aléatoires, la ville, espace des chantiers perpétuels, la ville comme théâtre, voilà ce qui inspire et interroge Aline César. La ville comme paysage porteur d’histoires à déchiffrer et à raconter. Tout paysage porte des stigmates et dit qui nous sommes. Mais la ville, c’est une drôle de nature. Dans la ville, pas un pavé, pas...  

● Avignon Off 2016 ● "1 Air 2 Violons" - 03/07/2016

De la musique baroque, des mélodies populaires et du folklore pour un voyage en Violonie ! Quand la musique de chambre se fait théâtre ce n'est que pour le plaisir des spectateurs. Les Hight lights de la musique de chambre par deux interprètes surprenants. Habillés en concertistes, robe de taffetas et costume noirs, et c'est bien à un concert que l'on assiste, avec de la très belle musique....  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

"Shaman et Shadoc", une prose mélodieuse portée par un jeu riche de pleins et de déliés

"Shaman et Shadoc… Ou l'imposture des rats", Théâtre Essaïon, Paris

Deux hommes et une femme, l'un bien sapé, l'autre dépenaillé... et elle, surgissant, comme une ombre, chantonnant en vers, par intermèdes, la chronique des deux. En compagnons d'infortune : des rats, à destination de compagnie ou d'expériences. Assis sur un banc, les deux "s" - comme solitude - tentent le tête-à-tête…

En attendant la mort ou la résilience… Shaman et Shadoc dissertent, dans une forme de dualité où les rapports de force ne sont pas ce qu'ils paraissent être, où l'équilibre mental des êtres semble déterminer les règles ludiques de cet affrontement verbal ayant pour trame un passé commun volontairement oublié.

Entre eux, une femme, sœur de l'un, femme de l'autre, carbonisée, incinérée dans le feu des souvenirs, perdue dans les flammes de la mémoire, mais toujours brûlante de possibles règlements de comptes, de vengeance, d'absolution ou de renaissance… la fin en donnera la solution.

En attendant, dans un habit d'absurde faisant parfois songer à Godot, nos zigues, pas toujours débonnaires, usent de joutes oratoires et de convenances dînatoires. Dans une recherche de mainmise de l'un sur l'autre, et vice-versa, se jouent tentatives de manipulations ou de connivences. Au bout du compte, après l'épuration du cynisme et la révélation de la noire vérité se posera la question finale :
Shaman : Shadoc ! Et Dieu dans tout ça ?
Shadoc : Le brave homme.

Gil Chauveau
29/03/2017