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Kent... Année 90 : "À nos amours" et un titre phare "J'aime un pays" (suite et fin) - 25/04/2013

En 1990, Kent a à son actif quatre albums avec Starshooter et quatre en solo avec la parution de "À nos amours". Pour ce dernier, il s'attache le concours de Jacques Bastello qu'il a rencontré quelques années plus tôt. Cette collaboration donnera notamment "J'aime un pays", le titre qui sortira définitivement Kent du brouillard dans lequel il naviguait à l'époque. Aujourd'hui, Kent est devenu un...  

Kent... Année 90 : "À nos amours" et un titre phare "J'aime un pays" - 24/04/2013

Le 4 mars 2013, le nouveau CD de Kent, "Le temps des âmes", est dans les bacs. Vingt-trois ans plus tôt, l'ex-rocker prend une nouvelle place dans la chanson française. Jusqu'à la sortie de son quatrième album solo "A nos amours" début 1990, Kent reste toujours, aux yeux du public et de la profession, un ex-Starshooter. C'est le premier titre de cet opus, "J'aime un pays", qui va enfin le...  

Le Chaînon Manquant... Un outil de liaison (suite) - 06/09/2012

Au programme de cette première édition du Chainon Manquant... quatre "locomotives" : Paul Personne, Le Quatuor (déjà lui !), Chanson Plus Bifluorée et les Flying Pickets... Qui porteront les vrais révélations de ce festival naissant. Parmi celles-ci, c'est sans doute "la" clown Gardi Hutter qui marquera le plus le public tourangeau. Mais il fallait compter aussi sur La Framboise Frivole, Yannick...  

Le Chaînon Manquant... Un outil de liaison - 06/09/2012

L'année 1991 est riche d'événements. Elle sera marquée notamment par le retour sur scène et sur CD de François Béranger. C'est aussi l'année de création du festival Le Chainon Manquant. Initié par le réseau Orques-idées - dont les créateurs sont, entre autres, Pierre Soler, Joël Breton et Martine Lésineau -, Il se veut la première vitrine de la jeune création du spectacle vivant toutes...  

Hubert-Félix Thiéfaine, Chroniques d'un bluesman au rock sentimental (suite et fin) - 05/03/2012

Pour finir cet entretien, Hubert-Félix Thiéfaine nous parle évidemment de la scène - à l'époque, il pouvait déjà comptabiliser, sur une tournée, 12 à 15 dates par mois - mais aussi du fait que certaines de ses chansons sont étudiées en cours de français. En complément de cette interview, l'encadré "Rock News" permet de se remémorer quelques actualités de la scène rock de ce début d'année 91.  

Hubert-Félix Thiéfaine, Chroniques d'un bluesman au rock sentimental - 05/03/2012

En 1990, Hubert-Félix Thiéfaine sort son neuvième album, "Chroniques bluesymentales", le premier enregistré aux États-Unis (produit par Barry Reynolds). Douze ans se sont passés depuis le devenu mythique "Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir...". Et déjà presque vingt ans de scène puisqu'il débuta dans les cabarets et MJC au début des années soixante-dix. C'est dans...  

Page 12 - Jean-Paul Farré - 03/01/2012

Danielle Dumas, alors rédactrice en chef de l'historique revue l'Avant-Scène Théâtre (de 1986 à 2004), participe dès le début à la RDS. Collaboratrice de qualité, elle écrit pour la rubrique Théâtre et dresse ici un portrait de Jean-Paul Farré, auteur, comédien, clown et pianiste. Après avoir connu le succès avec notamment "Un Farré peut en cacher un autre" (1975), "Trois Pianos et un cactus"...  

Page 11 - Philippe Lafontaine - 11/10/2011

À la création de la RDS, Isabelle Franck, journaliste belge travaillant dans un quotidien bruxellois, avait rejoint la 1ère équipe de rédacteurs. Très attaché à la francophonie, j'ai donc proposé à Isabelle la création de la rubrique "Infos Belges". Celle-ci se composait d'un focus sur un artiste et d'un agenda concernant les salles wallonnes et bruxelloises. C'est Philippe Lafontaine qui fait...  

Page 10 - Noir Désir et les Porte-Mentaux (suite) - 18/09/2011

Après Noir Désir, voici l'interview des Porte-Mentaux. Il s'agit d'un groupe français de punk-rock formé en 1978 à Paris autour de Michel Paul dit BB. Les Porte-Mentaux ont connu un énorme succès public en 1987 avec la chanson Elsa Fraulein. Cette formation s'inscrit dans la mouvance anarcho-punk des années quatre-vingts, entretenant des rapports étroits avec les "activistes" du rock underground...  

Page 9 - Noir Désir et les Porte-Mentaux - 12/09/2011

"Rock à l’œil" est une rubrique créée par Dominique Grandfils, alors responsable du rock à Ici et Maintenant, radio libre issue de la "libéralisation des fréquences" de 1981. En 1990, la RDS accueille alors dans ses colonnes l'interview d'un groupe de rock juste vieux de 3 ans. Dans l'accroche titre, il n'apparaît pas, le choix de notre rédacteur Dominique Grandfils se portant à l'époque sur le...  
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À découvrir

Une comédie de mœurs où le comique purifie le tragique

Reprise 2013, "À toi, pour toujours, ta Marie Lou", Théâtre Lucernaire, Paris

[2e Reprise] Né en 1942, Michel Tremblay est un auteur québécois touche à tout de théâtre, romans, chansons, scénarios, etc. Son premier succès, "Les belles sœurs" en 1968, traduit dans près de cinquante langues, a fait le tour du monde. Il est quelque peu oublié en France depuis.

Une comédie de mœurs où le comique purifie le tragique
"À toi, pour toujours, ta Marie Lou", œuvre de jeunesse (écrite en 1971), est présentée pour la première fois en France. Elle traite de la guerre impitoyable aggravée par la pauvreté qui règne au sein des familles. Le père qui boit (Yves Collignon), la mère qui accable (Cécile Magnet), les enfants qui se planquent. L’une, crâne et bravache (Sophie Parel), choisit la liberté ; l’autre (Marie Mainchin), repliée et craintive, choisit la sainteté. Les frères sont étrangement absents. Il est vrai que la mère tricote trop... Tous sont démangés par une envie de tuer.

La pièce pourrait n’être qu’une pochade prolétarienne, elle s’avère être une formidable machine théâtrale à la belle inventivité langagière. Elle est charpentée par des chassés croisés entre le passé et le présent, un peu comme le ferait un jeu de cartes dont les figures retomberaient invariablement sur le pique : une réussite qui ne réussirait jamais. Elle distribue les morceaux de bravoure aux comédiens et leur procure des manières de profondeur et d’humanité. Chacun a sa part de vérité.

Jean Grapin
15/12/2011
Spectacle à la Une

Histoire d'une chute annoncée... Du monarque au tyran...

Reprise 2013, "Marie Tudor", Le Lucernaire, Paris

Dans "Marie Tudor" de Victor Hugo, une reine et son amant sont emportés par le tourbillon mortel du désir et du pouvoir. Au rythme talentueux d’un bonimenteur, d’un bateleur, l’auteur, qu’il faut savoir découvrir hors de tout fatras patrimonial, enchaine les scènes et livre une extraordinaire lecture de la société. Le mépris exercé par la caste aristocratique, les ostracismes ordinaires, la foule instrumentalisée. L’auteur sait comme personne conjuguer archétypes et réalisme dans une tension dramatique croissante qui n’exclut pas le rire et la beauté.

Histoire d'une chute annoncée... Du monarque au tyran...
Le spectateur découvre comment, des salles du palais royal aux places de Londres plongées dans la nuit et le brouillard, se tissent les liens entre des personnes que tout sépare, découvre les effets de démultiplication dévastateurs que provoque l’idéal de vertu qui fonde un peuple... lorsque se cristallisent les forces de la raison d’État, de l’Amour confrontés à la jalousie, la cupidité, la voracité et la vengeance. L’histoire de Marie Tudor est celle d’une chute annoncée. Du monarque au tyran.

Marie Tudor se présente comme un conte populaire qui dévoile le dessous des cartes. Précis et toujours actuel…

Victor Hugo théorisa le drame, enfanta le théâtre populaire, le roman populaire et le roman policier. Il rêva peut-être le cinéma.

C’est cette intuition que Pascal Faber concrétise dans sa mise en scène. Avec une grande justesse et délicatesse dans la forme.

Jean Grapin
26/10/2011
Sortie à la Une

Quand Caravaggio nous est conté… la beauté fait rage !

Reprise 2013, "Moi, Caravage", Théâtre de la Gaîté Montparnasse, Paris

Lorsqu'une pièce rencontre son public, on a la chance de la voir reprise et prolongée. C’est le cas de "Moi, Caravage", une des réussites d’Avignon 2010, écrite et en partie interprétée par Cesare Capitani, dans le rôle-titre du célèbre peintre italien Michelangelo Merisi da Caravaggio (dit Caravage).

Quand Caravaggio nous est conté… la beauté fait rage !
A priori, la pièce n’avait pas tous les ingrédients pour soulever un tel enthousiasme. Ni décor, ni machinerie, une mise en scène réduite à son strict minimum : deux comédiens, un texte et une mise en lumière. Et c’est à peine s’il s’établit un dialogue entre les deux interprètes. Long soliloque (ou long monologue, au choix, ce n’est qu’une question de point de vue), le texte est essentiellement construit sous forme de narration, celle d’une vie poignante et passionnante, mais bien trop courte.

Si le plateau est rendu à sa plus simple expression, le jeu habile des lumières de Bernard Martinelli enserre les comédiens, baignés tour à tour par la noirceur des démons ou par l’aura des anges. Mais au-delà du bel hommage rendu aux fameux clairs-obscurs du peintre, les contrastes, loin de s’estomper, révèlent l’ange perfide ou le démon loyal qui habitent chacun de ses tableaux. Comme sa vie, l’œuvre de Caravaggio est dénuée de tout jugement moral, c’est ce qui fait (entre autres) la puissance et la modernité de son œuvre. Et avoir compris cela force déjà le respect du critique.

Sheila Louinet
23/02/2012