La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Archives

Mimi Barthélémy... La Reine du Conte (suite et fin) - 28/05/2013

"Conter, c'est se raconter"... Quand l'oralité s'imprime sur le papier, elle devient aussi notre mémoire, souvenirs de nos rencontres, de celles où l'on se raconte... Et Mimi était généreuse dans ce domaine, de cette générosité souriante qui ouvre les cœurs... Le conte est avant tout la mémoire de la culture mais aussi des hommes et de leur vie... À travers ses mots, la mémoire est vivante, Mimi...  

Mimi Barthélémy... La Reine du Conte - 28/05/2013

Mimi Barthélémy est parti pour le pays de l'envers du décor le 27 avril 2013. Fin 2012, elle avait créé son nouveau spectacle "Kouté chanté" lors d'une résidence de création au théâtre Antoine Vitez d'Ivry-sur-Seine. Ambassadrice du conte, elle n'a jamais cessé de perpétuer le riche patrimoine oral d'Haïti, en l'enrichissant d'une grande créativité. En 92, elle connaît un grand succès avec "La...  

Kent... Année 90 : "À nos amours" et un titre phare "J'aime un pays" (suite et fin) - 25/04/2013

En 1990, Kent a à son actif quatre albums avec Starshooter et quatre en solo avec la parution de "À nos amours". Pour ce dernier, il s'attache le concours de Jacques Bastello qu'il a rencontré quelques années plus tôt. Cette collaboration donnera notamment "J'aime un pays", le titre qui sortira définitivement Kent du brouillard dans lequel il naviguait à l'époque. Aujourd'hui, Kent est devenu un...  

Kent... Année 90 : "À nos amours" et un titre phare "J'aime un pays" - 24/04/2013

Le 4 mars 2013, le nouveau CD de Kent, "Le temps des âmes", est dans les bacs. Vingt-trois ans plus tôt, l'ex-rocker prend une nouvelle place dans la chanson française. Jusqu'à la sortie de son quatrième album solo "A nos amours" début 1990, Kent reste toujours, aux yeux du public et de la profession, un ex-Starshooter. C'est le premier titre de cet opus, "J'aime un pays", qui va enfin le...  

Le Chaînon Manquant... Un outil de liaison (suite) - 06/09/2012

Au programme de cette première édition du Chainon Manquant... quatre "locomotives" : Paul Personne, Le Quatuor (déjà lui !), Chanson Plus Bifluorée et les Flying Pickets... Qui porteront les vrais révélations de ce festival naissant. Parmi celles-ci, c'est sans doute "la" clown Gardi Hutter qui marquera le plus le public tourangeau. Mais il fallait compter aussi sur La Framboise Frivole, Yannick...  

Le Chaînon Manquant... Un outil de liaison - 06/09/2012

L'année 1991 est riche d'événements. Elle sera marquée notamment par le retour sur scène et sur CD de François Béranger. C'est aussi l'année de création du festival Le Chainon Manquant. Initié par le réseau Orques-idées - dont les créateurs sont, entre autres, Pierre Soler, Joël Breton et Martine Lésineau -, Il se veut la première vitrine de la jeune création du spectacle vivant toutes...  

Hubert-Félix Thiéfaine, Chroniques d'un bluesman au rock sentimental (suite et fin) - 05/03/2012

Pour finir cet entretien, Hubert-Félix Thiéfaine nous parle évidemment de la scène - à l'époque, il pouvait déjà comptabiliser, sur une tournée, 12 à 15 dates par mois - mais aussi du fait que certaines de ses chansons sont étudiées en cours de français. En complément de cette interview, l'encadré "Rock News" permet de se remémorer quelques actualités de la scène rock de ce début d'année 91.  

Hubert-Félix Thiéfaine, Chroniques d'un bluesman au rock sentimental - 05/03/2012

En 1990, Hubert-Félix Thiéfaine sort son neuvième album, "Chroniques bluesymentales", le premier enregistré aux États-Unis (produit par Barry Reynolds). Douze ans se sont passés depuis le devenu mythique "Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir...". Et déjà presque vingt ans de scène puisqu'il débuta dans les cabarets et MJC au début des années soixante-dix. C'est dans...  

Page 12 - Jean-Paul Farré - 03/01/2012

Danielle Dumas, alors rédactrice en chef de l'historique revue l'Avant-Scène Théâtre (de 1986 à 2004), participe dès le début à la RDS. Collaboratrice de qualité, elle écrit pour la rubrique Théâtre et dresse ici un portrait de Jean-Paul Farré, auteur, comédien, clown et pianiste. Après avoir connu le succès avec notamment "Un Farré peut en cacher un autre" (1975), "Trois Pianos et un cactus"...  

Page 11 - Philippe Lafontaine - 11/10/2011

À la création de la RDS, Isabelle Franck, journaliste belge travaillant dans un quotidien bruxellois, avait rejoint la 1ère équipe de rédacteurs. Très attaché à la francophonie, j'ai donc proposé à Isabelle la création de la rubrique "Infos Belges". Celle-ci se composait d'un focus sur un artiste et d'un agenda concernant les salles wallonnes et bruxelloises. C'est Philippe Lafontaine qui fait...  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

"Shaman et Shadoc", une prose mélodieuse portée par un jeu riche de pleins et de déliés

"Shaman et Shadoc… Ou l'imposture des rats", Théâtre Essaïon, Paris

Deux hommes et une femme, l'un bien sapé, l'autre dépenaillé... et elle, surgissant, comme une ombre, chantonnant en vers, par intermèdes, la chronique des deux. En compagnons d'infortune : des rats, à destination de compagnie ou d'expériences. Assis sur un banc, les deux "s" - comme solitude - tentent le tête-à-tête…

En attendant la mort ou la résilience… Shaman et Shadoc dissertent, dans une forme de dualité où les rapports de force ne sont pas ce qu'ils paraissent être, où l'équilibre mental des êtres semble déterminer les règles ludiques de cet affrontement verbal ayant pour trame un passé commun volontairement oublié.

Entre eux, une femme, sœur de l'un, femme de l'autre, carbonisée, incinérée dans le feu des souvenirs, perdue dans les flammes de la mémoire, mais toujours brûlante de possibles règlements de comptes, de vengeance, d'absolution ou de renaissance… la fin en donnera la solution.

En attendant, dans un habit d'absurde faisant parfois songer à Godot, nos zigues, pas toujours débonnaires, usent de joutes oratoires et de convenances dînatoires. Dans une recherche de mainmise de l'un sur l'autre, et vice-versa, se jouent tentatives de manipulations ou de connivences. Au bout du compte, après l'épuration du cynisme et la révélation de la noire vérité se posera la question finale :
Shaman : Shadoc ! Et Dieu dans tout ça ?
Shadoc : Le brave homme.

Gil Chauveau
29/03/2017