La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


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"La Roulette Rustre"… Une mécanique musicale à double rouage - 14/02/2017

Le groupe lorrain fête plus d'une décennie de création musicale en sortant un superbe double album qui retrace une carrière, encore riche d'avenir, où chaque composition fait écho à une création toujours renouvelée. En 2003, les sœurs Émilie et Camille Povillon rencontrent Florent Cautenet. Le destin bascule pour deux d'entre eux qui se marient et pour les trois qui forment "La Roulette Rustre"....  

L'univers singulier, mélodique et hypnotique de Chine Laroche - 14/01/2017

Chine Laroche signe, avec son EP "On My Mind", un travail soigné, proposant des compositions d'une cohérence musicale évidente et d'une variété de styles marquée. Auteure, compositrice et interprète talentueuse, elle fait preuve, dès ce premier disque, d'une maîtrise et d'une maturité artistiques certaine. C'est "un EP de piaule car j'ai tout fait dans ma piaule", jusqu'à la production, nous...  

Ilya Rashkovskiy, peintre fantastique des "Tableaux" de Moussorgski - 12/01/2017

À l'automne 2016, un CD et un concert sont venus rappeler que le plus parisien des pianistes russes, Ilya Rashkovskiy, est un artiste passionnant dont on guette avec bonheur chaque événement. Ses "Tableaux d'une exposition", composés par Modeste Moussorgski en 1874, encadrés par des œuvres de Tchaïkovski et Rachmaninov, composent un envoûtant portrait du pianiste parvenu à la maturité. Ilya...  

Alan Corbel… Un lyrisme romantique à l'élégance aérienne… - 03/12/2016

Un Rennais à Rennes... À peine son dernier EP "That City" sorti en octobre, promesse d'un nouvel album prévu pour mars 2017, qu'Alan Corbel se retrouvait ce soir sur la scène du Kenland dans le cadre des "Bars en trans". Il y présentait ses dernières compositions avec sa nouvelle formation rock pour un set aux inspirations folks et aux textes empreints d'une douce mélancolie. Après avoir étudié...  

Brian S. Cassidy, explorateur infatigable sur les chemins indie folk - 20/11/2016

Pour son premier album, Brian S. Cassidy nous fait découvrir, dans un style musical alliant pop, folk et country, les routes des États-Unis dans une atmosphère où sa voix, grave et sensuelle à la fois, nous transporte dans un univers où la guitare est reine et le son, roi. Il a tout fait sur cet album. Son premier. De la première note à la dernière, en les ayant composées, jouées, chantées et...  

Wallace… un premier album, entre folk et style manouche - 16/11/2016

Pour son premier album, R1 Wallace réussit à imposer son style fait d'une simplicité musicale efficace. Autour de guitares folk et manouche, sa voix, au timbre grave, s'accompagne également de violon, mêlant ainsi des univers croisés. R1 Wallace, de son vrai nom Erwan Naour (cofondateur du groupe "Les Hurlements d'Léo"), nous offre un premier album de bel acabit. Il est accompagné par Bertille...  

De l'Argentine à la Bretagne, Barbara Luna ose tous les métissages - 03/11/2016

Chanteuse aux multiples facettes, mariant avec talent les rythmes dansants, marque de fabrique des artistes argentins, aux racines musicales amérindiennes et africaines, Barbara Luna, auteure et compositrice, étonne par l'énergie de ses créations acoustiques. Elle présente son nouvel album "Hijos del sol" ce vendredi 4 novembre au Pan Piper à Paris. Née à Roque Pérez près de Buenos Aires, Barbara...  

Cécile Hercule… Entre histoires de belles rencontres et une certaine "bonne conscience" - 27/10/2016

Elle fut le temps d'une tournée les claviers de miCkey[3d]*, aux côtés de Mickaël Furnon (époque "La Grande Évasion), puis se lança en solo et sortit son premier album en 2010, "La tête à l'envers". Six ans plus tard, la voici de retour avec un deuxième opus, "Bonne Conscience"… Bonne nouvelle aussi ! Elle aime les aventures musicales et les bons rendez-vous. De ses premières amours pour le...  

Renaissance du label K617 avec l'Ensemble Elyma et sortie d'un nouvel opus de l'Ensemble Desmarest chez B Records - 06/06/2016

Alors que le label K617 renaît sous le nom de K617-Chemins du Baroque, avec son précieux catalogue de 250 titres, l'Ensemble Desmarest propose de son côté un enregistrement à la beauté du diamant noir chez B Records, "Il Pianto della Madonna". Deux somptueuses invitations au voyage. La renaissance d'un label : K617-Chemins du Baroque. Après trois ans de silence, le label mythique des amateurs de...  

"French Resonance", l'École Française par excellence - 28/04/2016

La violoniste Elsa Grether et le pianiste François Dumont ont gravé un CD consacré à deux sonates de Gabriel Pierné et Louis Vierne, respectivement les opus 36 et 23. Avec ce programme au raffinement extrême salué par la critique, les deux compositeurs injustement méconnus du grand public sont remarquablement servis par deux musiciens au sommet de leur art. Elsa Grether nous raconte l'origine...  
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À découvrir

"Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !

"Le Mariage de Figaro ou la folle journée", Théâtre Le Ranelagh, Paris

Reprise S'ils œuvrent avec excellence dans l’univers des spectacles Jeune Public*, les Nomadesques savent aussi nous régaler avec quelques classiques "revisités". Après le très western "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare en 2010, les voici de retour sur la scène du Ranelagh avec un très coloré "Mariage de Figaro" de Beaumarchais à la tonicité revigorante.

La fin de l'Ancien Régime est proche quand Pierre Augustin Caron de Beaumarchais écrit en 1784 "Le Mariage de Figaro". Après la Révolution de 1789 (et l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 août), plus rien ne sera comme avant. Beaumarchais l'avait bien pressenti et Marivaux avant lui. Le théâtre ici aussi, sous ses aspects de farce, marque au fer rouge la disparition d'un monde, celui des privilèges et du système monarchique où des relents de féodalité subsistaient encore.

Marivaux rêve et écrit l'utopie d'une inversion des classes dans "L'île des esclaves" en 1725 où le valet prenait la place du maître et le maître se retrouvait à la merci du valet. Mais l'absence du savoir brise l'utopie. Beaumarchais ne tombe pas dans le piège et, hardie anticonformiste, aventurier et libertin, fait de son valet Figaro un contestataire cultivé maîtrisant le langage et donc à même de s'opposer au comte Almaviva, son maître... Duel à fleurets mouchetés pour qu'un beau épouse sa belle sans que vilaine noblesse y exerce droit de cuissage et pour qu'amoureuse mais vengeresse comtesse punisse mari volage.

Gil Chauveau
15/02/2015
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles

"Stavanger", Studio Hébertot, Paris

Qui est-elle ? Florence Bernstein, avocate… mais encore ? Lui, Simon, qui est-il ? Ex, réel ou futur suicidé ferroviaire ? A-t-il tué sa mère ? Est-elle une amante ou une sœur ? S'aiment-ils ? Iront-ils à Stavanger ? Tout cela est-il bien réel ?

J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles
Répondre à ces questions reviendrait à dévoiler une histoire qui repose sur un mystère construit notamment sur les réponses à ces interrogations. Le texte d'Olivier Sourisse est le type même de ceux dont on ne peut pas parler, au risque de glisser vers la fin et dévoiler la "surprise" finale… Découverte qui ferait perdre, au spectateur, l'intérêt principal de cette étrange pièce.

Ainsi donc, nulle réponse vous aurez. Mais il vous sera bon de savoir que Stavanger, improbable destination dont nos protagonistes se découvrent un goût commun de villégiature, est un petit port norvégien dont les sites touristiques sont aussi nombreux que ceux de Randaberg sa voisine, hormis peut-être sa spectaculaire falaise et son musée du pétrole. Ceci étant dit, son ciel étoilé et pur est sans aucun la douce image virtuelle que nous laisse la pièce en sortant de la salle.

Une fois mis de côté le titre à la consonance scandinave, les premières répliques posent très vite une situation peu banale où une avocate à la réussite sociale acquise réussit à convaincre un jeune homme au succès suicidaire inachevé de ne pas rester allonger sur des rails où le passage régulier de trains n'est pas inhabituel. Cela posé, se met en place une mécanique des relations toute en nuances, même dans leurs violences. Petit à petit, entre ces deux êtres solitaires, que rien ne semble a priori lier (quoique !), se construit une trame tissée des fils de l'écoute, de l'échange, de la découverte de l'autre, dessinant doucement mais sûrement l'inattendu dessin d'une réconciliation.

Gil Chauveau
25/01/2017