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Concerts & Lyrique

"Mozart et les étoiles"... Voyageons dans le cosmos avec Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée ! - 16/05/2013

Un concert passionnant ouvre la 31e édition du Festival du Val d’Aulnay : un spectacle sonore et visuel, conçu par l’astrophysicien Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée, qui éclaire le lien entre création de l’univers et création musicale. C’est à un spectacle riche et intelligent que je vous convie. À l’aide de projections d’images du cosmos, assorties d’un programme musical alliant répertoire...  

Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon - 12/05/2013

Bonnes gens, sans tarder, courez à Lyon pour découvrir le "Capriccio" de Richard Strauss, révélé brillamment par la mise en scène de David Marton et l’impeccable direction de Bernhard Kontarsky ! Eh oui, je me présente à vous bien repentante et mangeant mon chapeau, qui osais mettre en doute le travail du jeune metteur en scène tchèque ! À l’opéra, les enfants turbulents du Regie Theater sont il...  

À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux ! - 03/05/2013

Après l’Opéra de Paris, c’est au tour de l’Opéra de Lyon de proposer une nouvelle production de la dernière œuvre de Richard Strauss, dans une mise en scène de David Marton. Après un "Clavier bien tempéré" qui nous avait laissé(e)s de marbre à la MC93, je me demande si le jeune prodige adepte d’un Regietheater (1) radical - appris à la Schaubühne de Berlin - va encore (me) frapper ! Remarquez...  

Opera Fuoco met le feu à la Fondation Mona Bismarck ! - 22/04/2013

Les jeunes artistes de l’ensemble Opera Fuoco se produisent le 26 avril à la Fondation Mona Bismarck dans un programme de mélodies américaines. Une performance - rencontre sur la première grande école de composition outre-Atlantique. Après une master class donnée du 22 au 25 avril, les jeunes interprètes de l’Atelier lyrique de Opera Fuoco chanteront pour nous, accompagnés par le pianiste Jeff...  

"Variété" ou "Migrante", la musique... c’est l’Ensemble puissance 2e2m ! - 14/04/2013

Avec plusieurs concerts prévus en avril et en mai, l’Ensemble 2e2m continue de défendre le répertoire contemporain et promeut un engagement placé cette année sous le signe du Printemps arabe. Sous la direction de Pierre Roullier, ses 23 musiciens ont à cœur de créer les partitions les plus novatrices sur les scènes du monde entier, et particulièrement celles du compositeur jordanien, Saed Haddad,...  

Tempête dans un verre d’eau à la MC93 … ou presque ! - 08/04/2013

Ce n’est pas un jeu de mots facile… c’est effectivement ce que j’ai vu dans le nouveau spectacle musical de la compagnie Teatro Praga, "The Tempest", à l’affiche le week-end dernier à la MC 93 de Bobigny. Avis aux professionnels, cette véritable performance mérite d’être invitée dans vos théâtres (1) ! Tout commence dans la grande salle Oleg Efremov quand le public entre enfin, un peu étonné...  

"Don Giovanni" à Dijon : sexe, musique et autres divertissements ! - 27/03/2013

"Don Giovanni" à l’Opéra de Dijon, on y court ! Avec une distribution jeune et talentueuse, le directeur Laurent Joyeux et le metteur en scène Jean-Yves Ruf sont en passe de réussir leur pari en renouvelant habilement la réception d’une partition, dont il faut bien dire qu’on ne peut l’épuiser, malgré son immense succès. L’opéra est évidemment un sommet tant dans l’œuvre mozartienne, que dans...  

"Siegfried et l’anneau maudit" : les Jeunes préfèrent Wagner ! - 23/03/2013

À l’Opéra de Paris, une nouvelle production propose cette semaine une version miniature de la tétralogie de Richard Wagner, "L’Anneau du Nibelung", à destination d’un large public jeune ou non initié. Une occasion unique de faire connaissance avec son univers riche et poétique en moins de deux heures ! Un héros, une quête, un dragon, un anneau magique, l’éternel combat des forces du Bien et du...  

Alexandre Desplat et le Traffic Quintet à la Cité de la Musique, c’est BO ! - 19/03/2013

Tout juste césarisé pour la BO du film de Jacques Audiard, "De Rouille et d’os", le plus hollywoodien des compositeurs français de musique de films se produit avec le Traffic Quintet dans le cadre d’un concert, en marge de l’exposition "Musique et cinéma" à la Cité de la Musique. Avec sa complice, la violoniste Dominique Lemonnier du Traffic Quintet, Alexandre Desplat propose un nouveau spectacle...  

Une journée particulière avec "Don Giovanni" ? Prenez la direction Dijon ! - 14/03/2013

À l’Opéra de Dijon, la création se porte très bien ! Dans le beau vaisseau amiral de l’Auditorium aux lignes futuristes, Laurent Joyeux nous propose en mars une nouvelle production du dramma giocoso le plus fascinant de Wolfgang Amadeus Mozart : un "Don Giovanni" à l’affiche des plus excitantes. Depuis quelques années, à l’Opéra de Dijon, les choix opérés comme les coopérations artistiques nouées...  
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À découvrir

Une comédie de mœurs où le comique purifie le tragique

Reprise 2013, "À toi, pour toujours, ta Marie Lou", Théâtre Lucernaire, Paris

[2e Reprise] Né en 1942, Michel Tremblay est un auteur québécois touche à tout de théâtre, romans, chansons, scénarios, etc. Son premier succès, "Les belles sœurs" en 1968, traduit dans près de cinquante langues, a fait le tour du monde. Il est quelque peu oublié en France depuis.

Une comédie de mœurs où le comique purifie le tragique
"À toi, pour toujours, ta Marie Lou", œuvre de jeunesse (écrite en 1971), est présentée pour la première fois en France. Elle traite de la guerre impitoyable aggravée par la pauvreté qui règne au sein des familles. Le père qui boit (Yves Collignon), la mère qui accable (Cécile Magnet), les enfants qui se planquent. L’une, crâne et bravache (Sophie Parel), choisit la liberté ; l’autre (Marie Mainchin), repliée et craintive, choisit la sainteté. Les frères sont étrangement absents. Il est vrai que la mère tricote trop... Tous sont démangés par une envie de tuer.

La pièce pourrait n’être qu’une pochade prolétarienne, elle s’avère être une formidable machine théâtrale à la belle inventivité langagière. Elle est charpentée par des chassés croisés entre le passé et le présent, un peu comme le ferait un jeu de cartes dont les figures retomberaient invariablement sur le pique : une réussite qui ne réussirait jamais. Elle distribue les morceaux de bravoure aux comédiens et leur procure des manières de profondeur et d’humanité. Chacun a sa part de vérité.

Jean Grapin
15/12/2011
Spectacle à la Une

Histoire d'une chute annoncée... Du monarque au tyran...

Reprise 2013, "Marie Tudor", Le Lucernaire, Paris

Dans "Marie Tudor" de Victor Hugo, une reine et son amant sont emportés par le tourbillon mortel du désir et du pouvoir. Au rythme talentueux d’un bonimenteur, d’un bateleur, l’auteur, qu’il faut savoir découvrir hors de tout fatras patrimonial, enchaine les scènes et livre une extraordinaire lecture de la société. Le mépris exercé par la caste aristocratique, les ostracismes ordinaires, la foule instrumentalisée. L’auteur sait comme personne conjuguer archétypes et réalisme dans une tension dramatique croissante qui n’exclut pas le rire et la beauté.

Histoire d'une chute annoncée... Du monarque au tyran...
Le spectateur découvre comment, des salles du palais royal aux places de Londres plongées dans la nuit et le brouillard, se tissent les liens entre des personnes que tout sépare, découvre les effets de démultiplication dévastateurs que provoque l’idéal de vertu qui fonde un peuple... lorsque se cristallisent les forces de la raison d’État, de l’Amour confrontés à la jalousie, la cupidité, la voracité et la vengeance. L’histoire de Marie Tudor est celle d’une chute annoncée. Du monarque au tyran.

Marie Tudor se présente comme un conte populaire qui dévoile le dessous des cartes. Précis et toujours actuel…

Victor Hugo théorisa le drame, enfanta le théâtre populaire, le roman populaire et le roman policier. Il rêva peut-être le cinéma.

C’est cette intuition que Pascal Faber concrétise dans sa mise en scène. Avec une grande justesse et délicatesse dans la forme.

Jean Grapin
26/10/2011
Sortie à la Une

Quand Caravaggio nous est conté… la beauté fait rage !

Reprise 2013, "Moi, Caravage", Théâtre de la Gaîté Montparnasse, Paris

Lorsqu'une pièce rencontre son public, on a la chance de la voir reprise et prolongée. C’est le cas de "Moi, Caravage", une des réussites d’Avignon 2010, écrite et en partie interprétée par Cesare Capitani, dans le rôle-titre du célèbre peintre italien Michelangelo Merisi da Caravaggio (dit Caravage).

Quand Caravaggio nous est conté… la beauté fait rage !
A priori, la pièce n’avait pas tous les ingrédients pour soulever un tel enthousiasme. Ni décor, ni machinerie, une mise en scène réduite à son strict minimum : deux comédiens, un texte et une mise en lumière. Et c’est à peine s’il s’établit un dialogue entre les deux interprètes. Long soliloque (ou long monologue, au choix, ce n’est qu’une question de point de vue), le texte est essentiellement construit sous forme de narration, celle d’une vie poignante et passionnante, mais bien trop courte.

Si le plateau est rendu à sa plus simple expression, le jeu habile des lumières de Bernard Martinelli enserre les comédiens, baignés tour à tour par la noirceur des démons ou par l’aura des anges. Mais au-delà du bel hommage rendu aux fameux clairs-obscurs du peintre, les contrastes, loin de s’estomper, révèlent l’ange perfide ou le démon loyal qui habitent chacun de ses tableaux. Comme sa vie, l’œuvre de Caravaggio est dénuée de tout jugement moral, c’est ce qui fait (entre autres) la puissance et la modernité de son œuvre. Et avoir compris cela force déjà le respect du critique.

Sheila Louinet
23/02/2012